Maison familiale de BADEN-BADEN-Années1900/1930

19 novembre 2011

Dans la série MÉMOIRE, ce nouvel article-souvenir de notre chère doyenne, Mamie Eugénie, éclaire la vie de notre famille, liée au contexte historique des provinces d’Allemagne et de l’Alsace, à l’époque de ces absurdes guerres fratricides…

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BADEN-BADEN

Un peu d’histoire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Baden-Baden


La maison où je suis née…

par Eugénie MEYER

Située au N° 3 AdlerStrasse,  notre maison comporte un vaste rez-de-chaussée, surmonté de trois étages.

La petite maison à gauche (visible photos maison 2 et 3) était déjà une blanchisserie, gérée de mère en fille, depuis le temps de ma trisaïeule ZIEGLER.

Ce n’est qu’après son mariage que ma grand-mère, Maria HILGER (épouse KILLIAN), a fait construire la grande maison d’habitation qui a été terminée début 1912.

Mon grand-père, Eugen KILLIAN était ébéniste. Il fabriquait surtout des petits meubles, sculptés de main de maître. Mais il s’était spécialisé dans la restauration des pianos dans les châteaux et les maisons bourgeoises environnants. Étant doué d’une oreille très juste, il en profitait pour les accorder, ce qui était très apprécié par les propriétaires lorsqu’ils revenaient dans leur résidence. Il était aussi très actif  à la blanchisserie ; il entretenait les feux et aidait à manipuler ce qui était très lourd. Il se levait à 4 heures tous les matins.

Maison 1 / En 1911

On peut voir :
fenêtre gauche : Les blanchisseuses,
fenêtre du milieu : une blanchisseuse et ma mère, Olga.
fenêtre droite : ma grand-mère Maria et mon frère René.

Sur le fronton :

LAUNDRY WÄSCHEREI  BÜGLEREI Frau KILLIAN BLANCHISSEUSE

Une enseigne en trois langues pour une clientèle issue de la Haute-Société fréquentant la station thermale et le casino de BADEN-BADEN à cette époque.

Les grands soupirails du sous-sol évacuent la vapeur de la buanderie.

Maison 2 / En 1921

Mon grand-père et mon frère René – Ma mère et mon frère Joseph bébé.

Après le décès de ma grand-mère, ma mère Olga a vendu la Blanchisserie. Le rez-de-chaussée est alors habité.

Maison 3 / Période 1926 ou 1927

A la fenêtre, c’est moi à l’âge de 3 ou 4 ans, avec ma mère qui, à la surprise générale, venait de se faire couper les cheveux sous l’influence de son fils aîné, René. Mais cette initiative n’avait pas du tout remporté l’unanimité, surtout pas celle de son mari !

Au premier plan, ils sont en train de déménager la cave de l’entrepôt Böhm, ce qui a provoqué une invasion de souris dans notre maison. Et quand on sait que Omama avait la phobie des souris… Oh la la ! Il arrivait que mon père la trouve, juchée sur la table, attendant son retour du travail.

La Blanchisserie primitive - la petite maison à gauche avec son perron en fer forgé- abrite maintenant l’atelier d’un tailleur. Quand j’allais chez lui, je m’amusais à ramasser les épingles tombées entre les lattes du parquet, à l’aide d’un aimant que j’actionnais comme une baguette magique. Quel ravissement de soulever toutes ces épingles cachées ! C’était souvent la femme du tailleur qui devait me rappeler l’heure d’aller manger… Mon père a fait embaucher leur fils à l’Hôtel Stéphanie, comme liftier.

Au temps de la blanchisserie


Au milieu, ma grand-mère, vieille avant l’âge, usée par le travail. Derrière elle, mon oncle Kamil et, à sa droite, celle qui devint sa femme, une des blanchisseuses, Anna. Les laveuses et repasseuses, il en manque sur la photo. Elles étaient parfois au nombre de 10.

Wasserkübel  : Le lavage était effectué dans des cuves en bois, percées de deux trous où l’on introduisait un bâton, ce qui permettait de les transporter aisément à deux. Les grandes cuves étaient en bois clair et les plus petites en bois foncé.

Le savoir-faire de ma grand-mère était très réputé et elle a obtenu la récompense “La Couronne de la Cour”. Elle n’en tirait aucun orgueil et elle disait que c’était uniquement pour lui faire payer plus d’impôt ! Mais, avec son franc-parler, elle a su très vite réajuster ses tarifs  auprès d’une riche clientèle sachant apprécier la qualité de ses prestations.

En haute saison,  le travail de la BLANCHISSERIE était très dur. Mais l’hiver, on ne travaillait que trois jours par semaine et MARIA était abonnée au Théâtre, aux concerts et fréquentait assidûment les réceptions. Très coquette, elle portait de beaux chapeaux et de longues robes à traîne.

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Portraits de MARIA HILGER KILLIAN

Vers 1880

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A l’intérieur de la Blanchisserie :

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C’est la seule photo prise à l’intérieur, à l’occasion du remariage d’un cousin de ma grand-mère (à droite, avec sa 2ème femme et ses deux filles issues d’un premier mariage). Derrière lui, ma tante Anna, et la vieille cuisinière, amie de la famille, entourée de jeunes blanchisseuses.

Juchée sur un beau tabouret fabriqué par mon grand-père, ma grand-mère MARIA paraît grande derrière le ruban blanc de la jeune employée. A gauche, mon grand-père -derrière mon frère René- et ma mère derrière mon frère Hugo. C’était pendant la guerre de 14, mon père était porté disparu (Alsacien, il avait déserté de l’armée allemande pour rejoindre l’armée française et s’était engagé dans la Légion Etrangère pour ne pas créer des représailles sur sa famille en Allemagne).

Les détails :

C’est bien cette horloge que vous pouvez encore voir dans ma salle à manger !

L’énorme poêle en céramique comportait de longs tuyaux alambiqués pour sécher le linge.

Un autre petit poêle en céramique plus luxueuse me plaisait beaucoup. Le haut, en forme de cône, entouré d’une ravissante galerie en fer forgé, était spécialement conçu pour accueillir et protéger les fers à repasser.

Les meubles recevaient le linge aux plastrons brodés, aux plis et ruchés délicats et autres colifichets… en attente de livraison.

Cette photo est précieuse pour moi car elle réunit mon grand-père et ma grand-mère, décédée avant ma naissance.

LA VIE DE LA FAMILLE

Famille HILGER-KILLIAN

Mariage Eugen KILLIAN et Maria HILGER
mes grands-parents

Ils ont eu quatre enfants :
3 garçons : Eugen, Herman, Kamil
et ma mère, Olga, la plus jeune.

C’est ma mère, Olga Killian, déguisée en Petit Chaperon Rouge

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Olga KILLIAN, en communiante le 10 avril 1904

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Olga, jeune fille

Traditionnellement, dans la Blanchisserie, la jeune fille de la famille recevait une bonne éducation -instruction, cours de danse, maintien, langues, etc- afin d’être à l’aise avec le protocole à respecter en livrant le linge, artistiquement repassé, à la clientèle victorienne des grands hôtels. Combien de gracieuses révérences ont-elles dévolues à ces nombreuses têtes couronnées ?

C’est ainsi que la personnalité de ces demoiselles alliait un détonnant tempérament de “Madame Sans-Gêne” à un noble port de reine !

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Les frères de ma mère

En communiants :

 

Eugen                                                  Hermann

 

Kamil                                              Hermann et Kamil

Kamil est tombé à la guerre, le 15 août 1917, au Plateau de Craonne, à l’âge de 27 ans.

Voir d’autres photos de mes oncles (jeunes hommes, leur mariage…) regroupées dans l’album  “Les frères Killian” 

 Album “Les frères Killian” / Clic !

Voir le Diaporama Frères Killian / Clic !

Mes cousines :

“Petites filles en robe de dentelle” :

[Galerie]

 

   

Un autre diaporama laisse défiler les ravissantes petites filles photographiées dans leur plus beaux atours…*
Ma tante Rësel, couturière récompensée, elle aussi,  par “La Couronne de la Cour”, réalisait ces magnifiques robes.
On peut imaginer le soin apporté au repassage des multiples plis et dentelles amidonnés… Ce n’était pas du synthétique !

Voir l’Album “Petites filles en dentelle”/Clic ! 

  Voir le Diaporama/Clic

*Pour admirer les détails, n’hésitez pas à utiliser toutes les options et les outils (loupe…) de l’album !

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Famille René MEYER-Olga KILLIAN

Nous étions également quatre enfants :
3 garçons : René, Hugo, Joseph et une fille, moi Eugénie, la plus jeune.
(Certaines photos sont en cours de restauration… Désolée pour les graffiti des jeunes générations !)

Ça commence par leur Mariage :

Mon père et ma mère – Décembre 1910

Après un compagnonnage dans toute l’Europe, auprès des Grands Chefs disciples d’Escoffier, mon père est devenu, à son tour, Chef de Cuisine du Kurhaus à Baden-Baden, à l’âge de 27 ans. En voyant ma mère, il a dit : “Cette jeune fille sera ma femme !”  Après ce coup de foudre, il a demandé à ses parents la permission de la courtiser. C’est ainsi qu’ils fréquentaient le cours de danse, chaperonnés par ma grand-mère en grande tenue qui, après le “Français” -c’est-à-dire le Quadrille- rentrait en fiacre pour ne pas balayer la rue avec sa traîne !

Olga, jeune femme

(Un trait de crayon juvénile bien mal placé… On va réparer avec Photoshop. Patience !)

René et Hugo / naissance avant la guerre de 14

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Pendant la guerre de 14.
Ma mère est en deuil de son frère Kamil, tombé en 1917

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Hugo et René

xRené sur son cheval à bascule

Joseph et Eugénie, nés après la guerre de 14 (1921 et 1923)

Coucou, c’est moi, Eugénie

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Je me suis bien arrangée… C’est bon, le chocolat !

Sur le banc : Joseph, notre mère, moi et une gentille voisine

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Une journée chez les amis FELDEN à STEINBACH

à droite : mon père et ma mère. A côté, c’est la meilleure amie de ma mère -que j’appelais “Tante Lina”- qui me tient aux épaules. Madame FELDEN et son chaton. Monsieur FELDEN, derrière Joseph. A gauche, le plus jeune fils FELDEN.
En haut, à droite,  mon frère René  et Ludwig, le fils de Tante Lina, étudiant.

Remarque : Mon père et René portent une cravate mais pas Ludwig. En Allemagne, en ce temps-là, les hommes devaient sortir cravatés. Seuls les étudiants étaient autorisés à ne pas porter de cravate.

C’était très sévère. Ainsi, pendant ma scarlatine, un flic veillait en permanence devant la porte. Nous ne devions pas ouvrir la fenêtre. Mon père me disait au revoir à travers une vitre. Seule, ma mère et le docteur pouvaient entrer dans ma chambre. Une autoritaire quarantaine !

La famille de PHILIPPSBURG

Les sœurs de mon grand-père Eugen KILLIAN

PHILIPPSBURG est le village natal de mon grand-père, Eugen KILLIAN. Toutes les maisons étaient blanches et ornées d’une vigne.

Je viens d’apprendre que cette bourgade paisible  -doux souvenir de mon enfance- est devenue un site de centrale nucléaire. Quelle tristesse ! Quelle trahison !
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippsburg

Eugen KILLIAN avait 8 sœurs. Il était le seul garçon.

SOPHIE, la sœur aînée et son mari,
les parents du cousin Emil.
Ils tenaient une maroquinerie à Frankfurt.

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Les sœurs jumelles de mon grand-père fêtent leurs 70 ans


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Ma tante BERTHA et son mari, Andres.
Il était fabricant de cuves et de tonneaux

Les mêmes, devant leur maison


Sur l’enseigne, écrite en gothique :
Kübelrei Meister BOOS
C’est dans cet atelier qu’il a fabriqué toutes les “wasserkübel” de la Blanchisserie

Leur fils et sa femme

Les mêmes avec leur fils Arthur

Je les aimais beaucoup. Après ma mauvaise scarlatine, j’ai été accueillie chez eux pour boire du lait de chèvre pendant ma convalescence.
Arthur était très gentil avec moi, mais leur autre fils, Eugen, inventait mille farces pour attraper sa naïve petite cousine de la ville…

A Philippsbourg, en ce temps-là…

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EVENEMENTS

ZEPPELIN

Un évènement extraordinaire est resté dans mon souvenir : Le dirigeable Zeppelin a survolé notre maison. Nous étions très honorés, ainsi que tous les voisins.

Pendant quelque temps, la rue résonnait de ce chant, clamé par mon frère René et tous ses amis :

Graf Zeppelin, Graf Zeppelin,
Was macht denn deine Luftmaschien ?
Sie ist verbrannt im Ungarnland,
Das weisst das ganze Baderland.
Graf Zeppelin, Graf Zeppelin,
Kaput ist deine Luftmaschien !

Traduction :
Comte Zeppelin (bis)
Que fait donc ton aéronef (machine de l’air)
Elle a brûlé en Hongrie. Tout le pays de Bade le sait.
Comte Zeppelin (bis) Ta machine est cassée (Kaput).

En savoir + sur Zeppelin :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zeppelin
http://www.linternaute.com/histoire/motcle/144/a/1/1/zeppelin.shtml

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CARTES POSTALES anciennes

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Baden-Baden Paradies

Kurhaus

Oospartie

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ATELIER STUMPF
Photographe

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Avez-vous remarqué l’estampille “STUMPF” sur la plupart de nos photos ? C’était un ATELIER PHOTO très réputé qui a fixé plusieurs générations sur la pellicule.

Pour les amateurs de photos anciennes, voici un cadeau de collectionneur :
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Verso d’une photo. Ce n’était pas toujours le même décor.

DOCUMENTATION

Envoi de Danièle :
Docu/A l’origine du fer à repasser

CONCLUSION par meyrosa

Remerciements chaleureux à ma mère, Eugénie MEYER, pour ce bel effort, malgré plusieurs accidents de santé et une vue défaillante :

Trier et choisir les photos,
Les examiner à la loupe pour y déceler les détails permettant une datation juste,
Dicter le contenu de l’article étape par étape, au fil de la remontée des souvenirs…
Chercher quelques astuces de présentation…

Un magnifique travail, accompli avec courage, persévérance, efficacité… et surtout beaucoup d’amour pour transmettre des racines solides aux générations futures.

Remerciements à ma sœur Danièle qui a acheté une imprimante offrant une belle qualité de scan des photos anciennes. Nous essaierons de les améliorer au fur et à mesure…

Je voudrais clôturer cet article en rendant hommage à la “dynastie” des Dames ZIEGLER-HILGER-KILLIAN-MEYER qui ont toutes aimé les fleurs et particulièrement LE MYOSOTIS.

VERGISMEINNICHT
Forget-me-not
Ne m’oublie pas

Non, chères aïeules, nous ne vous oublierons pas !
meyrosa

Voir les autres articles de Eugénie MEYER :

http://meyrolian.wordpress.com/2011/11/19/maison-familiale-de-baden-baden-annees19001930/
http://meyrolian.wordpress.com/2011/04/11/mamie-eugeniechants-poesies/
http://meyrolian.wordpress.com/2009/12/28/refugies-a-tournon-39-45/

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Contes philosophiques

18 novembre 2011

Voici quelques contes dits “philosophiques” pour alimenter nos thèmes de réflexion..

Astuce : Si au cours d’un repas de famille ou d’un réveillon entre amis, les esprits s’échauffent autour d’un débat houleux, glissez candidement une de ces fables dans la discussion… Sagesse !

Arnaque financière

Histoire simple pour expliquer comment la finance
arnaque les particuliers, les entreprises et les États

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Un homme portant costume et cravate se présente un jour dans un village.

Monté sur une caisse, il crie à qui voulait l’entendre qu’il achète cash, 100 euros l’unité, tous les ânes qu’on lui propose.
Les paysans le trouvent bien un peu étrange mais son prix est très intéressant et ceux qui concluent avec lui repartent le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

Il revient le lendemain et offre cette fois 150 € par tête et là encore une grande partie des habitants lui vendent leurs bêtes.

Les jours suivants, il offre 300 € et ceux qui ne l’ont pas encore fait vendent les derniers ânes existants. Sachant qu’il n’en reste plus du tout, il dit qu’il en cherche d’autres et revient dans huit jours acheter des ânes à 500 €.

Le lendemain, il confie à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre chaque âne à 400 €. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachètent leurs ânes quatre fois le prix qu’ils les ont vendus et pour ce faire, tous empruntent !

Les deux hommes d’affaire ayant gagné suffisamment d’argent en revendant les ânes ne reviennent pas ; et tous les villageois se retrouvent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentent vainement de les revendre pour rembourser leurs emprunts. Le cours de l’âne s’effondre. Les animaux sont saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. En plus celui-ci explique au maire que s’il ne rentre pas dans ses fonds, il est ruiné lui aussi et doit exiger le remboursement immédiat de tous les prêts par ailleurs accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donne au banquier. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fait pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvent proches du surendettement.

Voyant sa capacité de remboursement dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles connaissent les mêmes difficultés.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décident de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repousse l’âge de départ à la retraite, on supprime des postes d’employés communaux, on baisse les salaires et parallèlement on augmente les impôts.

C’était, dit-on, inévitable…

Mais on promet de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.

Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?

Que faites-vous pour l’endettement actuel ? Le vôtre, celui des entreprises, celui de l’État ? Tous les trois victimes de l’escroquerie des financiers.

Source : Intelligence verte

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.LA GRENOUILLE CHAUFFÉE

Petit conte d’Olivier CLERC, écrivain et philosophe

dessin de jean pierre Petit

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.

La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
La température continue à grimper.
L’eau est maintenant chaude.

C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.

L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Sommes-nous TOUS des GRENOUILLES CHAUFFÉES ???

Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.

Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l’intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

Les noirs tableaux annoncés pour l’avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.

Le GAVAGE PERMANENT d’informations de la part des médias sature les cerveaux qui n’arrivent plus à faire la part des choses…

Lorsque j’ai annoncé ces choses pour la première fois, c’était pour demain. Là, C’EST POUR AUJOURD’HUI.

Alors si vous n’êtes pas, comme la grenouille,
déjà à moitié cuits,
donnez le coup de patte salutaire
avant qu’il ne soit trop tard.

Voir aussi :

MATIN BRUN/livre, audio, théâtre
http://meyrolian.wordpress.com/2010/10/20/matin-brunlivre-audio-theatre/

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Le PÉCHEUR MEXICAIN

Pour en finir une bonne fois pour toutes
avec le syndrome du “toujours plus”…

(Source Blog Bernard Lamailloux)

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

” Pas très longtemps “, répond le Mexicain.

” Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus? ” demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors : ” Mais que faites-vous le reste du temps? “

” Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie “.

L’Américain l’interrompt : ” J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. “

Le Mexicain demande alors : ” Combien de temps cela prendrait-il? “

” 15 à 20 ans “, répond le banquier américain.

” Et après? “

” Après, c’est là que ça devient intéressant “, répond l’Américain en riant.

” Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions “.

” Des millions? Mais après ? “

” Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. “

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Ce court dialogue humoristique entre un simple pêcheur mexicain et un financier américain nous révèle tout le sens de la vie en quelques lignes.

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Le gros capitaliste

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DANS un petit village indien de l’Etat d’Oaxaca apparut un beau jour un Américain soucieux d’étudier le pays et les gens.

En fouinant à droite et à gauche, il se retrouva devant la hutte d’un petit paysan indien qui profitait du temps libre que lui laissait la culture de son champ de maïs pour augmenter son modeste revenu en tressant de petits paniers.

Ces petits paniers étaient faits de fibres de sisal que l’Indien colorait de teintures que lui fournissaient diverses plantes et écorces dont il les extrayait.

Cet homme avait un tel talent pour tisser les brins de fibres multicolores qu’une fois achevé, le petit panier paraissait constellé de personnages, de motifs, de fleurs et d’animaux. Même sans être versé dans cet art, on pouvait voir que ces paniers n’étaient pas peints mais que leurs motifs étaient savamment entrelacés dans leur texture même : il suffisait de regarder à l’intérieur pour constater que ces décorations se retrouvaient à la même place sur leur surface externe. On pouvait s’en servir comme corbeilles à couture ou comme objets d’ornement.

Chaque fois que l’Indien avait confectionné une vingtaine de ces petits chefs-d’œuvre et qu’il pouvait quitter son champ pour la journée, il se levait à deux heures du matin pour se rendre à la ville où il allait les vendre au marché. La taxe pour avoir une place sur le marché lui coûtait dix centavos.

Quoiqu’il passât plusieurs jours à travailler sur chacun de ses petits paniers, il n’en réclamait que cinquante centavos. Mais quand un acheteur lui reprochait d’être beaucoup trop cher et se mettait à marchander, l’Indien descendait à trente-cinq, à trente et jusqu’à vingt-cinq centavos, sans savoir que c’est là le lot de la plupart des artistes.

Il arrivait assez souvent que l’Indien ne puisse pas vendre tous les petits paniers qu’il avait apportés au marché ; car beaucoup de Mexicains se croient obligés de souligner le fait qu’ils sont civilisés et préfèrent de loin acheter un objet manufacturé qu’on produit à vingt mille exemplaires par jour mais qui porte l’estampille de Paris, de Vienne ou d’un atelier d’art de Dresde au lieu de savoir apprécier dans toute son originalité le travail d’un Indien de leur propre pays, qui n’en faisait pas deux qui fussent identiques.

Quand donc l’Indien n’avait pas réussi à vendre tous ses paniers, il allait les proposer de porte en porte où l’accueil qu’on lui réservait était empreint, selon les cas, de brusquerie, d’indifférence, de mépris ou d’ennui, traitement habituel envers les colporteurs, les représentants en livres ou en cadres.

L’Indien le supportait comme tous les artistes, seuls à être conscients de la valeur de leur travail, supportent pareils traitements. Il ne s’en formalisait pas et le prenait sans tristesse, sans aigreur et sans irritation.

Lors de cette tournée de porte en porte, on ne lui offrait souvent que vingt, voire même quinze ou dix centavos du panier. Et lorsqu’il lui arrivait d’en céder pour cette misère, c’est fréquemment que, sous ses yeux, la femme prenait le petit panier, y jetait à peine un coup d’œil, et le jetait négligemment sur la première table avec l’air de dire : « C’est bien de l’argent jeté par les fenêtres, mais bon, je vais faire gagner quelques sous au pauvre Indien qui a fait une si longue route. D’où es-tu donc ?

- Ah, de Tlacotepec. Ecoute, ne pourrais-tu pas m’apporter deux ou trois dindes ? Mais il faudra qu’elles soient bien grasses et très bon marché, sinon je ne te les prendrai pas. »

Mais les Américains ne sont, à propos de petites merveilles de ce genre, pas aussi difficiles que les Mexicains qui, à quelques exceptions près, ne savent pas apprécier ce qu’ils ont sous la main dans leur pays. Même si l’Américain moyen est inapte à évaluer l’incomparable beauté de tels ouvrages, il ne manque pas de s’apercevoir immédiatement qu’il s’agit là d’art populaire et il est d’autant plus vite porté à l’identifier et l’apprécier qu’il n’existe pas chez eux.

Accroupi sur le sol devant sa hutte, l’Indien tressait ses petits paniers.

L’Américain lui demanda : « Combien coûte un panier, l’ami ?

- Cinquante centavos, señor, répondit l’Indien.

- Bon, j’en achète un, je connais quelqu’un à qui ça fera plaisir. »

Il s’était attendu à ce que le panier coûtât deux pesos. Lorsqu’il eut pleinement pris conscience de cela, il pensa aussitôt aux affaires. Il questionna l’Indien : « Si maintenant je vous achetais dix de ces petits paniers, à combien me les feriez-vous pièce ? »

L’autre réfléchit un moment et dit : « La pièce vous coûterait alors quarante-cinq centavos.

- All right, muy bien, et si j’en achetais cent, combien la pièce ? »

De nouveau, l’Indien prit un moment pour faire ses calculs : « La pièce vous coûterait alors quarante centavos. »

L’Américain acheta quatorze paniers, tout ce que l’Indien avait en stock.

Lorsque l’Américain fut convaincu d’avoir vu le Mexique et de connaître dans les moindres détails tout ce qui était digne d’intérêt à propos du pays et des Mexicains, il regagna New York. Puis, retourné à ses affaires, il repensa aux petits paniers.

Il se rendit chez un grand négociant en confiserie en lui disant : « Je suis en mesure de vous fournir en petits paniers de cette sorte. Regardez quel emballage cadeau des plus originaux cela ferait pour présenter vos chocolats de luxe. »

Le confiseur examina le panier avec la plus grande compétence. Il appela son associé, puis finalement son gérant aussi. Après avoir conféré, le confiseur déclara : « Je vous dirai demain le prix que je suis disposé à en donner. A moins que vous ne m’indiquiez le vôtre ?

- Je vous ai déjà dit que je ne me réglerai que sur votre offre, si vous êtes preneur. Je vendrai ces paniers en exclusivité à la maison qui m’en offrira le plus. »

Le lendemain, l’expert en objets mexicains revint voir le confiseur, qui lui confia : « Je pourrais tirer quatre, peut-être même cinq dollars d’un panier de bonbons au chocolat des plus fins. C’est l’emballage le plus joli et le plus original qu’on puisse présenter sur le marché. Je vous en offre deux dollars et demi pièce, fret et douane pour la marchandise rendue au port de New York à ma charge, expédition à la vôtre. »

Le voyageur de retour du Mexique se fit ses calculs. L’Indien lui avait fait une offre de vente à quarante centavos pièce s’il lui en prenait cent. Quarante centavos, cela faisait vingt cents. Il revendait le panier à deux dollars et demi. Il y gagnait deux dollars trente cents pièce, soit à peu près mille deux cents pour cent.

« Je pense que je peux le faire à ce prix-là », dit-il.

Sur quoi le confiseur répondit : « Mais à une condition. Il faut que vous nous livriez au moins dix mille de ces petits paniers. A moins, le jeu n’en vaudrait pas la chandelle, car la réclame que j’aurai à faire pour cette nouveauté ne se justifierait plus. Et sans réclame, je ne saurais en tirer ce prix-là.

- D’accord », opina l’expert en objets mexicains. Il venait de gagner vingt-quatre mille dollars, revenu dont il n’avait à soustraire que le coût du voyage et du transport jusqu’à la première gare de chemin de fer.

Il partit aussitôt pour le Mexique et alla trouver son Indien.

« Je vous amène une fameuse affaire, dit-il. Pensez-vous pouvoir me fabriquer dix mille de ces petits paniers ?
– Bien sûr. Autant que vous voudrez. Il me faudra pas mal de temps, évidemment. Il faut consacrer beaucoup d’attention au traitement des fibres, ça prend du temps. Mais je peux faire autant de paniers que vous en désirerez. »

L’Américain s’était attendu à voir l’Indien devenir fou de joie en apprenant la grosse affaire qu’il lui proposait, à peu près comme un marchand de voitures américain devant une commande de cinquante Dodge Brothers d’un coup. Mais l’Indien ne s’émut pas. Il n’interrompit même pas son travail. Il continua de tresser tranquillement le panier qu’il avait entre les mains.

On pouvait peut-être gagner cinq cents dollars de plus, ce qui couvrirait les frais du voyage, pensa l’Américain ; car pour un si gros contrat, le prix du petit panier à l’unité pourrait sûrement faire l’objet d’un rabais supplémentaire.

« Vous m’avez dit que vous pourriez me vendre le panier quarante centavos pièce si je vous en commandais cent, avança-t-il.

- Oui, c’est bien ce que j’ai dit, confirma l’Indien. Ce que j’ai dit reste valable.

- Bien, poursuivit l’Américain, mais vous ne m’avez pas dit à combien vous me feriez le panier si je vous en commandais mille.

- Vous ne me l’avez pas demandé, señor.

- C’est vrai. Mais maintenant, j’aimerais savoir à combien vous me les feriez pièce si je vous en commande mille et si je vous en commande dix mille. »

L’Indien interrompit alors son travail, pour tâcher de calculer. Au bout d’un moment, il dit : « C’est trop, je ne peux pas calculer ça aussi vite. Il faut d’abord que j’y réfléchisse à tête reposée. Je vais dormir là-dessus et demain je vous dirai. »

L’Américain revint voir l’Indien le lendemain pour prendre connaissance de sa proposition.

« Avez-vous calculé le prix pour mille et pour dix mille paniers ?

- Oui, señor. Mais cela m’a coûté beaucoup de peine et de souci, pour être sûr, en calculant le plus justement possible, de ne pas vous tromper. Si j’avais à faire mille pièces, le prix serait de deux pesos pièce, et si j’avais à en faire dix mille, la pièce reviendrait à quatre pesos. »

L’Américain était persuadé d’avoir mal entendu. Il pensa que sa mauvaise connaissance de l’espagnol lui jouait un mauvais tour. Pour conjurer l’erreur, il demanda : « Deux pesos pièce pour mille et quatre pesos pour dix mille ? Vous m’avez pourtant bien dit que si j’en achetais cent, ce serait quarante centavos pièce ?

- C’est la vérité. Je vous en vendrais cent à quarante centavos pièce. »

L’Indien parlait calmement, car il avait pesé tous les aspects du problème et il n’y avait pas de raison de se disputer.

« Señor, vous allez vous-même comprendre que mille demandent beaucoup plus de travail que cent, et que dix mille encore beaucoup plus de travail que mille. Voilà à coup sûr qui est clair pour tout homme raisonnable.

Pour mille paniers j’aurai besoin de beaucoup plus de sisal, il me faudra chercher beaucoup plus longtemps pour trouver les teintures et les faire en décoctions. Il ne s’agit pas de fibres quelconques. Ensuite, on doit les faire sécher avec soin.

Et puis, si je dois faire tant de paniers, qu’adviendra-t-il de mon champ de maïs et de mes bêtes ?

De plus, pour en tresser autant, il me faudra demander l’aide de mes fils, de mes frères, de mes neveux et de mes oncles. Que deviendront alors leurs champs et leurs bêtes ? Tout deviendra très cher.

Je vous assure que j’ai pensé à vous être le plus agréable et le meilleur marché possible. Mais c’est là mon dernier mot, señor, verdad, última palabra, deux pesos pièce les mille et quatre pesos pièce les dix mille. »

L’Américain discuta et marchanda avec l’Indien la moitié du jour, essayant de lui faire comprendre qu’il s’agissait d’une erreur de calcul. Il se servit d’un épais bloc-notes tout neuf qu’il couvrit de chiffres feuille après feuille pour prouver à l’Indien combien il serait en mesure d’accroître sa fortune en faisant un prix de quarante centavos la pièce, et comment on comptabilise les frais, le prix de revient des matériaux et les salaires.

L’Indien observait les chiffres avec admiration, il lui semblait prodigieux que l’on pût aussi vite aligner des chiffres, les additionner, les diviser et les multiplier. Mais au fond, cela ne l’impressionnait guère, car il ne savait lire ni chiffres ni lettres, et le seul bénéfice qu’il retira de la subtile conférence à haute signification économique de l’Américain fut d’apprendre qu’un homme est capable de parler pendant des heures pour ne rien dire.

Lorsque l’Américain crut avoir convaincu l’Indien de son erreur de calcul, il lui tapa sur l’épaule et demanda : « Alors, mon cher ami, quel prix me faites-vous ?

- Deux pesos pièce pour mille et quatre pesos pièce pour dix mille. » L’Indien s’accroupit de nouveau avant d’ajouter : « Il faut maintenant que je me remette au travail ; excusez-moi, señor. »

L’Américain s’en retourna à New York furieux, et tout ce qu’il put dire au négociant en chocolat pour se libérer de son contrat fut : « On ne peut pas traiter d’affaire avec les Mexicains, il n’y a rien à tirer de ces gens-là. »

C’est ainsi qu’il fut épargné à New York d’être submergé de milliers de ces petits chefs-d’œuvre si charmants.

Et c’est ainsi qu’il fut possible d’éviter que ces merveilleux petits paniers, où un paysan indien avait, avec une habileté sans pareille, tissé le chant des oiseaux qui l’entouraient, les somptueuses couleurs des fleurs qu’il contemplait chaque jour dans la brousse, ainsi que les chansons inédites qui résonnaient dans son âme, finissent déchirés et chiffonnés dans les poubelles de Park Avenue, après avoir perdu toute valeur une fois croqués les chocolats.

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à suivre


FUKUSHIMA/libre réflexion2/ FUKUSHIMA, H1N1 : UNE MÊME LOGIQUE

1 juillet 2011

Envoi de Marc :
Voici la publication intégrale  d’un courriel de Jean-Jacques Crèvecoeur.

From: Jean-Jacques Crèvecoeur <jean-jacques-crevecoeur@ayin.lefacteur.ca>
Date: Mon, 20 Jun 2011 13:49:11 -0400

FUKUSHIMA, H1N1 : UNE MÊME LOGIQUE

Je n’ai vraiment plus l’intention de partir en guerre contre qui que ce soit. Et je n’ai pas l’intention d’y passer des heures. Il me suffit de poser quelques questions, de vous transmettre quelques références informatives (pour vérifier le contenu de mes questions) et de vous laisser tirer vos propres conclusions.

Voici les questions que je me (vous) pose :

Pourquoi les médias ont cessé de nous informer dix jours après la catastrophe nucléaire de Fukushima, alors que la situation là-bas ne cesse de s’aggraver ?

Pourquoi une des premières décisions prises par les autorités de santé publique a été de relever le niveau des doses acceptables qu’une population peut encaisser ? Comme si l’imminence de la catastrophe avait tout à coup rendu nos organismes plus résistants à la radioactivité…

Pourquoi les autorités de santé publique et les gouvernements ont-ils donné l’ordre de ne plus publier les mesures de radioactivité depuis fin mars ?

Pourquoi ces mêmes autorités ont-elles donné l’ordre d’arrêter de mesurer le taux de radioactivité dans l’hémisphère Nord, alors que nous payons avec nos impôts, les stations de mesure ?

Pourquoi nous a-t-on caché pendant deux mois et demi que les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 avaient fondu dans les heures et les jours

qui ont suivi le 11 mars dernier, alors que plusieurs experts indépendants l’annonçaient dans les jours qui ont suivi la catastrophe ?

Pourquoi aucun conseil de protection ne nous est donné de la part des autorités de santé publique, à nous qui sommes concernés par la contamination de l’air, du sol et de l’eau ?

Pourquoi ne nous dit-on pas que, chaque fois qu’il pleut, nous devrions éviter de sortir, ou alors, utiliser un large parapluie pour ne pas ramener chez nous, de l’eau et des particules contaminées ?

Pourquoi presque aucun média n’a révélé que, dès la fin du mois de mars, le lait de plusieurs états américains avait un taux de radioactivité anormalement élevé (depuis lors, les mêmes constats ont été faits en France) ? En nous expliquant que la pluie avait contaminé l’herbe des prés broutée par les vaches…

Pourquoi ne nous révèle-t-on pas que la mortalité des bébés a brusquement augmenté ces deux derniers mois, dans les états de l’Ouest américain ? À Philadelphie, par exemple,la mortalité a augmenté de 48 % en un mois, à cause du lait contaminé et de l’eau contaminée du robinet…

(référence [http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=2003&F=T

Pourquoi ne nous dit-on pas que les centaines de milliers de tonnes d'eau déversées sur les réacteurs sont sur le point de déborder des sous-sols des centrales, et donc de contaminer encore davantage la région, les nappes phréatiques et l'océan ? Et que les Japonais n'ont aucune solution pour régler ce problème…

Pourquoi nous fait-on croire que la situation est sous contrôle, alors que les déversements d'eau n'ont fait que retarder le moment où une explosion majeure surviendrait ?

Pourquoi ne nous dit-on pas que le bâtiment numéro quatre est sur le point de s'effondrer, avec les risques de relâcher dans l'environnement, d'énormes quantités de plutonium capables de rayer le Japon de la carte pour 100.000 ans

(référence [http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=2004&F=T])

Pourquoi toutes les vidéos d’un ressortissant français vivant au Japon ont-elles été supprimées de son compte Youtube depuis ce lundi 20 juin ?

Il faut préciser qu’Alex mettait une vidéo quasi-quotidienne sur Youtube pour informer de la situation vécue depuis le Japon. Jusqu’à présent,ses vidéos étaient vues par deux à quatre mille personnes. Sa vidéo de ce week-end, dans laquelle il exprimait sa colère et son désespoir avait déjà reçu 67.000 visiteurs en 48 heures, au moment où son compte a été fermé !

Liberté de l’information, vous dites ?

Heureusement, des internautes malins avaient eu la bonne idée de copier sa vidéo et de la remettre en ligne

[http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=2005&F=T

Petite dernière, juste pour la route !

Pourquoi l'administration Obama vient-elle de donner l'ordre d'interdire le survol de la centrale de Fort Calhoun (Nébraska) par les avions de tourisme et les hélicoptères, empêchant les journalistes d'informer la population par la situation très préoccupante qui s'y déroule suite aux inondations provoquées par le débordement du Missouri ?

Pourquoi cette même administration a-t-elle ordonné qu'aucune information sur la situation périlleuse de la centrale ne soit divulguée (voir photo ci-dessous) ?

Voici quelques références à partir desquelles vous pourrez faire vos propres lectures.

J'ai mis ces références sur mon site Internet, dans un dossier nucléaire

[http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=2006&F=T]. Chaque fois que je verrai passer un article de synthèse, je l’ajouterai sur mon propre site.

J’y ai passé une petite centaine d’heures, pour me faire une opinion personnelle, en vérifiant à chaque fois quel était l’intérêt de la personne qui parlait. C’est intéressant de remarquer que tous les experts indépendants, sans exception, sont critiques et inquiets de ce qui se passe et des conséquences pour l’environnement, la santé des populations et l’avenir de la planète.

Par contre, aucun expert travaillant pour l’industrie du nucléaire, aucun gouvernement impliqué fortement dans le nucléaire (comme la France et les USA) n’est inquiet de ce qui se passe.

Au contraire, ils réaffirment, haut et fort, que le nucléaire est irremplaçable, sûr et même bon pour lutter contre le réchauffement climatique…

Alors, de quoi nous plaignons-nous ?

À vous de réfléchir à ce qui se passe dans notre monde.

À vous, à présent, d’oser sortir de votre naïveté à propos de la manière dont le monde fonctionne et est dirigé.

Croyez-vous franchement que les médias ont pour mission de nous informer ? Le croyez-vous vraiment ?

Croyez-vous franchement que les industries se préoccupent de notre bien-être, de notre santé, de notre vie ? Le croyez-vous vraiment ?

Croyez-vous franchement que les gouvernements sont là pour défendre les faibles que nous sommes contre les puissants de ce monde ? Le croyez-vous vraiment ?

C’est plus fort que moi. Mais je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle très simple avec l’affaire de la grippe H1N1.

Pour la grippe, il n’y avait aucun danger de pandémie. Des experts, comme le professeur Debré l’ont dit et répété dès juillet 2009. On voyait bien que dans l’hémisphère Sud (en plein hiver entre juin et septembre 2009), il y avait moins de morts que les autres années, malgré le fait qu’ils ne disposaient pas du vaccin salvateur…

Malgré l’absence de danger, les médias ont entretenu un climat de peur quotidiennement depuis le 25 avril 2009 jusqu’au 15 décembre 2009 ! Quotidiennement. Avec quoi comme résultat ? 17.000 morts de la grippe en un an (contre 250.000 à 500.000 morts annuels dus à la grippe saisonnière), c’est-à-dire rien du tout !

Pour Fukushima et Fort Calhoun, il y a un vrai danger. Des milliers de kilomètres carrés sont déjà perdus pour des centaines d’années au Japon. Les bébés meurent aux USA, les produits laitiers sont contaminés,des centaines de millions de litres d’eau sont contaminées dans les sous-sols des centrales et dans l’océan. Des particules radioactives sont rejetées dans l’atmosphère en continu depuis trois mois.

Que font les médias ? Rien. Ils ne disent rien.

Mon commentaire :

Pour la grippe H1N1,il fallait que les médias amplifient la peur face à un danger inexistant pour servir les intérêts d’une industrie en perte de vitesse (les compagnies pharmaceutiques).

Pour Fukushima et Fort Calhoun, il faut que les médias se taisent face à un danger bien réel pour servir les intérêts d’une industrie en perte de crédibilité et de contrôle (le nucléaire).

Vous voulez un autre parallèle ?

Pour la grippe, l’OMS a abaissé ses critères de seuil de pandémie le 29 avril 2009 (quatre jours après la première alerte). Ce qui lui a permis de déclarer que la pandémie avait atteint le niveau 6 (le plus élevé)le 11 juin 2009, déclenchant automatiquement l’exécution des contrats qui avaient été signés quatre ans auparavant entre les gouvernements et les compagnies pharmaceutiques. Dans ces contrats, il était spécifié que si l’OMS déclarait une pandémie de niveau 6, les gouvernements s’engageaient automatiquement à commander les vaccins pour lutter contre cette pandémie.

Pour Fukushima, l’OMS et les autorités sanitaires ont relevé les seuils acceptables d’irradiation des populations et des travailleurs du nucléaire. Ce qui permet de ne pas être obligé d’ordonner des évacuations massives des populations, puisque ces nouveaux seuils ne sont pas atteints !

Mon commentaire :

Les notions de seuil biologique et les critères d’acceptabilité ne sont pas déterminés sur base médicale ou biologique, mais bien sur des bases politiques, économiques et financières.

Un dernier parallèle ?

Pour la grippe, les experts qui se sont prononcés en faveur de la vaccination et qui ont défendu la réalité de la pandémie étaient tous payés par les compagnies pharmaceutiques qui fabriquaient les vaccins.

Ceux qui se sont prononcés contre la vaccination et qui ont dénoncé la manipulation des chiffres, des faits et de l’information n’avaient rien à gagner, au contraire (je suis bien placé pour en témoigner). Mais ce sont ces derniers qui se sont faits traités de menteurs, de conspirationnistes, de théoriciens du complot, de gourous de sectes, et j’en passe.

Jusqu’à ce que quelques équipes de journalistes viennent confirmer ce qu’ils disaient, mais avec six à neuf mois de retard… Quand les caisses des compagnies pharmaceutiques étaient bien remplies et lorsque des milliers de personnes souffraient des effets secondaires du vaccin (décès, paralysies, neurodégénérescences, narcolepsies, malformations cardiaques chez les nouveaux-nés, etc.).

Pour Fukushima, les experts qui prennent la parole pour nous rassurer sur la sécurité du nucléaire, sur l’innocuité des rejets de Fukushima et sur la maîtrise de la situation sont, comme par hasard, tous payés par l’industrie du nucléaire.

Ceux qui dépensent leur énergie sans compter pour relayer les quelques informations disponibles dans le monde n’ont rien à gagner, de nouveau. Pourtant, il suffit de se balader quelques minutes sur les forums pour voir comment ils se font agresser par ceux qui refusent de voir. Pendant ce temps-là, les bébés commencent à mourir dans l’Ouest des États-Unis…

Mon commentaire :

Tout est dit, c’est bien l’argent qui mène le monde.

Si j’en avais le temps, je recommencerais une même analyse approfondie à propos d’autres événements que nous vivons ou que nous avons vécus. Je vous inviterais à réfléchir, par exemple, à ce qui se cache derrière la bactérie E-Coli qui, soi-disant, provoque une hécatombe en Allemagne.

Comme pour le virus de la grippe A H1N1, cette bactérie est jugée par les microbiologistes comme une impossibilité naturelle. Pour eux, il est impossible qu’une même bactérie soit résistante aux huit classes principales d’antibiotiques connus.

Mais qui pointe-t-on du doigt comme responsable présumé de cette hécatombe (vous m’excuserez, mais 39 morts,ça n’a rien d’une hécatombe) ? Une vilaine exploitation fermière de produits biologiques en Allemagne… OUH les vilains qui cultivent encore à l’ancienne !

Mais ne vous en faites pas, les scientifiques ont déjà la solution : il suffira d’irradier systématiquement tous les aliments (comme

beaucoup le sont déjà dans l’industrie agroalimentaire traditionnelle).

Ainsi donc : adieu le bio, adieu les aliments vivants. Bienvenue dans le monde du tout chimique, du tout irradié, du tout aseptisé.

Cette fois donc, les médias ont intérêt à amplifier la peur pour servir les intérêts des industries agroalimentaires industrielles, promotrices des OGM et de la phytopharmacie.

Conclusion provisoire :

Comme je vous le disais en commençant, ne comptez pas sur moi pour repartir dans un autre combat.

Car ce combat, comme tous les autres (gaz de schiste, hold-up des pays et des populations par les banques privées, chemtrails, terrorisme d’état, pseudo-réchauffement climatique, etc.), est inutile.

Pourquoi ?

Parce que toutes ces choses que nous vivons actuellement sont le symptôme de l’ancien monde qui s’effondre.

La logique du nucléaire est en train de s’effondrer et ne se relèvera pas.

La logique pharmaceutique est en train de s’effondrer et ne se relèvera pas.

La logique agroalimentaire est à bout de souffle et ne se relèvera pas non plus.

La logique de concentration financière vit ses dernières heures avant une faillite globale et systémique.

Toutes les logiques fondées sur la préservation des intérêts d’un petit nombre au détriment de l’immense majorité des êtres vivants sur cette planète ont fait du monde un monde pourri.

Le piège dans lequel je me suis pris moi-même fut de croire que ce monde était mon monde. Je croyais que je faisais partie de ce monde, alors qu’il n’en est rien. Je ne partage aucune des valeurs de ce monde-là ; un monde fondé sur l’individualisme, sur la cupidité, sur l’indifférence, sur le cynisme, sur la méchanceté, sur le mensonge, sur la violence, sur l’inconscience.

Je ne partage aucune de ces valeurs. Pourtant, je reconnais qu’il y a en moi des zones d’individualisme, de cupidité, de cynisme, de méchanceté, de mensonge, de violence et d’inconscience. Et c’est pour cela qu’un monde pareil peut encore tenir debout, malgré son extrême fragilité.

Depuis que je suis sorti du combat, en janvier 2010, je ne me pose qu’une seule question :

COMMENT CRÉER ENSEMBLE UNE MEILLEURE VIE ?

Autrement dit, et si nous laissions ce vieux monde s’effondrer tranquillement, en souhaitant même que les choses s’accélèrent ? Et si nous investissions réellement nos énergies à créer un autre monde.

NOTRE monde, celui qui correspond à ce à quoi nous aspirons de tout cœur…

Un monde où nous mettrions la conscience au cœur de nos vies, un monde où nous pourrions reconnaître les parts de lumière comme les parts d’ombre qui se trouvent en chacun de nous.

Un monde où le respect de la vie, de la nature, de la conscience serait la préoccupation centrale.

En écrivant cela, je suis bien conscient que je n’ai pas de solution concrète à vous partager. Mais sachez que je chemine dans cette voie.

J’ai juste l’intuition que ce meilleur monde, c’est ensemble que nous en tracerons les contours et que nous en inventerons les lois. C’est la raison pour laquelle je redouble mes efforts pour incarner dans mon quotidien la voie alchimique, loin de cette dualité BIEN – MAL.

J’espère que, vous aussi, vous trouverez la voie qui vous convient pour ne pas vous attacher à ce vieux navire en train de couler et pour sauter, tant qu’il est encore temps.

La seule chose dont je suis certain, c’est que plus nous lâcherons le matérialisme, moins nous subirons les chocs qui nous attendent ces prochains mois. C’est ce à quoi je travaille depuis dix ans maintenant. Je gagne cinq fois moins qu’il y a dix ans, je ne suis plus propriétaire de rien (ni maison, ni voiture), sauf de ma société et de mes ordinateurs, je n’ai plus aucun engagement financier auprès d’aucune institution (j’ai contracté jusqu’à 500.000 euros d’emprunt !). Je me sens prêt et plus léger pour accueillir la vague du changement.

Restons debout, conscient et sans peur !

Jean-Jacques Crèvecoeur

Montréal (Québec)

http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=137&F=T

[http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=137&F=T]

PS : Je vous autorise à reproduire, à diffuser, à traduire, à publier sur vos sites et vos blogs le présent courriel. Merci, simplement, de le publier intégralement et d’en citer la source.

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Voir tous les articles de la série” Fukushima libre-réflexion” :

http://meyrolian.wordpress.com/2011/04/04/fukushimalibre-reflexion/

http://meyrolian.wordpress.com/2011/07/01/fukushimalibre-reflexion2-fukushima-h1n1-une-meme-logique/

http://meyrolian.wordpress.com/2011/07/01/fukushimalibre-reflexion3-catastrophe-du-japon_ce-que-personne-ne-vous-a-dit/

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Mamie Eugénie/chants & poésies

11 avril 2011

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Ici, nous démarrons une série d’articles consacrés à ranimer les souvenirs de notre aïeule, Mamie EUGÉNIE.
Seule survivante de sa génération, nous comptons sur elle pour suspendre l’envol du temps … au gré des évènements passés… au miroir du destin des êtres… au fil de sa mémoire !

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31 Mars

Mamie Eugénie chante…

Notre chère doyenne entame une tournée de star !
Avec l’aide de Danièle, elle enregistre des comptines, des chants anciens, en français ou en allemand…

Ouvrons nos écoutilles à Sa mémoire… qui deviendra bientôt la nôtre et celles de nos petits-enfants !

Sourire Ça y est. Lionel a installé le logiciel Audacity et notre DIVA prépare son récital…

Voici un premier essai :

LES YEUX D’UNE MAMAN


Bravo !

Cadeau : Le texte illustré /paroles chanson”Les Yeux de maman  /
Clic  I C I !

Nota :
Par étapes successives, nous ajoutons le texte des paroles qui seront ainsi conservées dans la mémoire collective.

à suivre… selon le bon vouloir de la chanteuse !

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Telle une petite fille, elle chante pour ses parents…
Son papa la surnommait : GUENY

MON PAPA


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Cette chanson a une histoire : En Alsace, avant la guerre de 39-40, Tante Eugénie et Marguerite la chantaient en chœur, comme une leçon de français !

LE NID DES FAUVETTES


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Une fable de La Fontaine, apprise à l’âge de 8 ans… et retenue par cœur 80 ans plus tard !

C’est une belle leçon transmise aux arrière-petits-enfants…

LE LABOUREUR ET SES ENFANTS


Attente :

Download: xxx


Download: xxx

Lire un autre article de MAMIE EUGENIE :

REFUGIES à TOURNON 39-45

http://meyrolian.wordpress.com/2009/12/28/refugies-a-tournon-39-45/

 

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US buildings : Mémoire rouge !

11 avril 2011

 Une collection rare de photos anciennes.

US buildings : Mémoire rouge !

REMEMBER !

On a oublié le nombre de morts qu’il y eut au début de la construction des premiers gratte-ciel…
Par la suite, les Américains embauchèrent uniquement des Indiens.

Au sommet des GRATTE-CIEL
dans l’Amérique des années 30
dans

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Les photos de cette présentation sont des photos réelles. Certaines d’entre elles sont des photographies historiques et ont été réalisées par  Ebbets au début des années 1930. La plupart ne sont pas posées et correspondent à des scènes quotidiennes des travailleurs qui ont pris part à la construction des gratte-ciel entre 1920 et 1935.

Comme vous pourrez le constater, les mesures de sécurité étaient quelque peu particulières et les photographies ont été prises pour essayer de dénoncer cette situation.

Pour ces ouvriers, c’est un DUEL avec la MORT !

  Un travail titanesque et vertigineux

Façades

Échelles et grues

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  La hauteur du salut !

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Déjeuner dans le ciel

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Le titre original de la photographie suivante est “Lunch atop a skyscraper” : « Déjeuner au sommet d’un gratte-ciel ».

Son auteur est Charles Clyde Ebbets. C’est l’une des photographies les plus vendues au monde. Elle a été prise à New York le 29 septembre 1932, et a été publiée par le New York Herald Tribune dans le supplément dominical du 2 octobre de cette même année. Elle a été prise au 69° étage sur 70 que comporte l’immeuble du Rockefeller Center.

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  Voici la pause …

Ici une autre photo mythique intitulée “Resting àn a girder” (“Repos sur une poutrelle”) qui date de l’année 1932

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bien méritée…


et en musique…



MAIS à HAUT RISQUE !

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  Entre ciel et terre …

Où trouver son petit coin de paradis ?

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COUP de CHAPEAU aux PHOTOGRAPHES

à leur courage, à leur génie…

et à leur merveilleux matériel !

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Ici  Charles Clyde EBBETS

pendant la réalisation de certaines de ses photographies

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L’HISTOIRE CONTINUE…
The Mohawk Skywalkers

Mohawk Ironworkers in Skyland

Les mains qui ont construit l’Amérique,

les Ironworkers…

Ce sont principalement les Indiens Mohawks, membres d’une tribu du nord des Etats-Unis et du Canada, intégrée à la confédération des Iroquois, qui sont devenus les travailleurs du ciel en participant à la construction des grands ponts métalliques et des plus hautes tours des villes américaines.

Les Mohawks furent employés pour ces activités tout à fait par hasard. En 1886, une compagnie canadienne construisait un pont routier au dessus du fleuve Saint Laurent prés de la réserve indienne de Kahnawake. Cette compagnie engagea un certain nombre de Mohawks comme journaliers sur le chantier. Les contremaîtres se rendirent compte que les indiens aimaient escalader les structures en acier en n’éprouvant aucun vertige ni aucune peur des hauteurs. Comme il était difficile de trouver des hommes qui avaient le cran de travailler en hauteur, il fut décidé de constituer une équipe composée d’Indiens qui réussirent à river les barres d’acier parfaitement.

En 1907, 96 hommes furent tués quand une portée du pont Québec s’effondra durant la construction, 35 des victimes étaient des Indiens de Kahnawake. A partir de ce moment les travailleurs exigèrent d’obtenir de meilleures protections au travail, mais pas les Mohawks qui étaient convaincus que prendre des risques sur des barres en acier très hautes était le métier le plus excitant au monde.

Les Mohawks diversifièrent ensuite leurs activités en participant à la construction des plus grands immeubles. À la fin des années 1920, plusieurs équipes de travailleurs commencèrent à construire les buildings de New York et devinrent bien connus dans la grande ville américaine.

L’Empire State Building, la tour Chrysler, le pont Georges-Washington, le World Trade Center…

Pendant 120 ans, six générations d’Indiens Mohawk, travailleurs du ciel, réputés pour leur capacité à installer des poutres d’acier à de très grande hauteur, ont contribué à dessiner la silhouette de New York dans le ciel.

Le travail est dur et dangereux,  sous le soleil cuisant, la pluie ou la neige ; il consiste à assembler les poutres qui formeront le squelette des gratte-ciel. Les grues soulèvent les poutres et les hommes les fixent à l’aide de câbles ou d’énormes boulons. Pour ce faire, il faut des muscles d’acier, les outils peuvent peser jusqu’à 70 livres, et les poutres, de cinq à vingt tonnes.

Le danger fait partie intégrante du travail des ironworkers mais le mesurer est presque impossible car il n’existe pas de statistiques précises sur les accidents. Le syndicat possède des données sur les accidents mortels mais ne les divulgue pas. Il reste que le travail est beaucoup plus sûr aujourd’hui que jadis. En 1907, un homme sur sept était tué en travaillant.

Chaque semaine, des centaines de Mohawks ont fait le voyage de leurs réserves canadiennes à New York pour se fondre dans le cadre imposant des immeubles et des ponts de la ville. En septembre 2001, après l’effondrement des tours du World Trade Center, les fils et les neveux de ces hommes sont retournés sur le site dévasté pour démonter ce que leurs ainés avaient construit.

Les Mohawks, acrobates du ciel,  n’éprouvaient-ils vraiment aucun vertige ? En tout cas, les Indiens aimaient montrer que danser sur une poutrelle d’acier à 200 mètres de hauteur ne les gênait pas plus que de marcher sur un trottoir. Beaucoup s’interrogèrent sur cette aptitude et de nombreux articles furent écrits sur le sujet dans les journaux new-yorkais. (particularité génétique : pas le vertige ???)

Il semble, en réalité, que les Mohawks étaient effrayés lorsqu’ils sautaient sur les poutres an acier mais refusaient de l’admettre, la peur ne devant jamais être ressentie par un guerrier Mohawk. Cette thèse fut développée par un anthropologue Morris Freilich qui avait observé soigneusement ces travailleurs très particuliers. Freilich, fit d’ailleurs remarquer dans la même étude que dans le cadre de leur initiation les jeunes Iroquois devaient prouver leur courage et leur bravoure en réalisant des exploits dangereux avant de devenir de véritables guerriers.

Comme il n’était plus question de se lancer sur le sentier de la guerre, ces Indiens avaient trouvé un nouveau moyen de démontrer leur témérité en exerçant le métier de travailleur du fer (Ironworker).

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.Construire fait aussi partie de leur identité tribale.

Leurs ancêtres bâtissaient des habitations de 200 pieds de long.

Les Mohawks d’aujourd’hui construisent des gratte-ciel et des ponts gigantesques…

Ils bâtissent “le monde moderne”.

Mais tout en haut des tours,
Qui peut capter leurs rêves ?

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Le prix des morts tombés des poutrelles, ce n’est pas du Western !

Le peuple américain,
ce n’est pas que Rockefeller,
ce ne sont pas que les traders !

Question :
Où trouver le siège social des plus arrogantes MULTINATIONALES, impliquées dans la crise économique, financière et sociale ?
Vous avez deviné…

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Remerciements à Line, Gg, et site Monazimba / pour la documentation.


Réfugiés à Tournon 39-45

28 décembre 2009

Voici un dossier (photos et textes) préparé par notre ancêtre, Eugénie MEYER-SCHUH. Magnifique travail, puisé dans sa mémoire et dans sa boite à photos. Mille fois MERCI !

Note : Réné MEYER et sa famille ont dû quitter STRASBOURG et ont été accueillis, comme réfugiés, à TOURNON-SAINT-MARTIN, petite commune de l’Indre, de 1939 à 1945. René MEYER, avant la guerre, était Chef de Cuisine, c’est ce qui explique son initiative d’ouvrir une cuisine pour 250 réfugiés, avec l’aide de sa famille, malgré  de maigres moyens…

Un album-photos  a été ouvert au public sur notre site généalogique :
ALBUM PHOTO / Réfugiés à TOURNON / Clic !Sommaire :

  1. Notre vécu avec d’autres familles de réfugiés
  2. Rencontre avec les familles de Tournon
  3. Les enfants de la guerre :
    Promenade au bord de la Creuse et jeux Rue Courteboule
    La fête de l’École
    C’est bientôt la fin de la guerre ?
  4. Notre famille au quotidien

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1 – Notre vécu

avec d’autres familles de réfugiés :

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Mon frère, HUGO, à sa 1ère permission (à droite). C’était à la Tuilerie où nous avons fait  la cuisine pour 250 réfugiés pendant assez longtemps.
René SCHUH
(au centre) travaillait à la cuisine 3 et JULES (à gauche) à sa 2ème permission.
Nous allions toujours à la gare pour leur dire au revoir. Jules m’a embrassée et a dit qu’il ne reviendrait pas ; lui est “mort pour la France”.

Voilà Jules WESTERMEYER -lors de sa première permission- avec René SCHUH – dit “Albert” à la Robertsau. Ces 2 gandins se disputaient les filles avant la guerre.
Les familles WESTERMEYER et KAUFMAN étaient horticulteurs mitoyens à la Robertsau ; 2 mariages W. et K. : Emil, l’aîné, a épousé Jeanne KAUFMAN ; un homme charmant chantant toujours en faisant les corvées.
Et moi, j’ai épousé plus tard le 2ème gandin, René SCHUH !

Frère et sœur VOGEL, une jolie alsacienne. Une famille très unie et très gentille.
Bons souvenirs pour le peu que je les ai connus.
Je n’avais pas le temps. Pour moi, c’était lever, masser grand-papa, soigner le bras de grand-maman, badigeonner Joseph qui avait eu la gale de l’eau en couchant sur la paille et puis cuisine jusqu’au soir, crevée, vite dodo… jusqu’au jour où je suis tombée malade, au lit pendant 8 jours, et après on reprend. Notre chambre était une vraie glacière !

La famille SPRENG
Elle, veuve, ses 2 filles et Charles. Au fond, la Tuilerie.
Très bons de service, présent pour les corvées de p’luches. Heureusement, eux, les WESTERMEYER et KAUFMAN, ils me disaient : “Si tu n’as personne, viens nous chercher”.
La vie était dure pour les MEYER !

NOEL 39
Les réfugiés, en tête Monsieur LENK, avaient organisé une fête mais nous, on n’en savait rien.
Voici les danseurs : au milieu René SCHUH, à droite la fille VOGEL – celle de la photo précédente.
Il paraît que c’était bien réussi. Bien sûr, René SCHUH a chanté plusieurs fois.

EBERSOLD Frédéric et René SCHUH.
Frédéric était batelier sur le Canal du Rhône au Rhin. Homme très courageux, ainsi que sa femme et ses 5 enfants.
Frédéric et René -après la cuisine N°3- sont devenus bûcherons.

Nous voilà enfin dans notre petite maison. Plus de cuisine, ouf !
(Omama au centre, Hugo et Joseph à gauche)
HUGO est resté 2 jours chez nous, à son retour de permission de MONTPON (24) où étaient réfugiés sa femme Crésenz et ses 3 enfants (Hugo, Marguerite et Jacqueline).
A droite de la photo, Monsieur et Madame AMBERT et leur fils Jacques. Monsieur AMBERT était frère d’armes de grand-papa (ancien légionnaire). Leur fils, Edouard, était à Buchenwald, suite à une dénonciation.
C’était la 2ème perm de HUGO.

M. et Mme LEVY qui habitaient dans l’ancienne école de garçons à la mairie, n’avaient pas d’enfant et adoraient Marie-Rose.
Elle était une juive très pratiquante : le samedi, elle n’allumait pas son feu, n’ouvrait pas son courrier, et se consacrait à la prière…
Autres familles juives réfugiées à TOURNON : GOTCHAUX et Madame SELIGMAN.

Voilà encore les LEVY et Marie-Rose.
Lui, on ne le voyait pas. Elle, pour traduire une demande de laisser-passer, se faisait payer 1/2 livre de beurre.
Les jeunes (mon frère Joseph et René SCHUH) disaient “voila Mme TANT PIS” car elle ne faisait pas la différence avec “Tant mieux”. Ça les faisait rire sans être méchant.

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Note de Marie-Rose :
- Je ne me souviens pas de M. et Mme LEVY qui ont dû quitter Tournon avant mes 2 ans. Qu’ils soient bénis pour l’amour qu’ils m’ont donné !
- Madame SELIGMAN habitait dans notre ruelle ; sa chevelure rousse, son sourire éclatant, sa bonté ont marqué mon enfance. Elle était la voisine d’un vieux garçon bougon qui s’est pendu, à la fin de la guerre, parce que le maquis l’accusait de collabo. (il n’a jamais dénoncé sa voisine juive, en tout cas !)
Bizarrement, je les associe dans mon souvenir car tous deux -sans même se connaître, peut-être- m’appelaient parfois pour me donner quelque chose à manger, l’un avec sa bougonnerie, l’autre avec son rire… Mais qu’importe. Dans mon cœur d’enfant, j’ai appris à reconnaître la vraie humanité à travers les différences…

La famille Emile EBERSOLD (le frère de Frédéric), aussi logée à la Mairie.
C’était la communion de Marlyse et Alfred.
Après la guerre, Joseph a été à la gare de Strasbourg pour les recevoir. Comme ils n’avaient pas de logis, il a ramené toute cette smala chez nous, au lieu du centre d’accueil. (pas pour longtemps car cela devenait invivable, surtout pour Madame HELMS, notre logeuse)

Le petit garçon, debout près de la voiture, est le bébé -qui a grandi-  que la maman tient au cou dans la photo précédente.
Hélas, son petit frère, dans le landau, René Michel – dont Omama était la marraine- est mort à l’âge de 8 mois. La rumeur disait qu’une araignée avait grimpé dans son nez et avait tissé sa toile autour de son cerveau (!)
Elle a encore eu des jumelles qui sont mortes aussi.
Triste.
On voit aussi mon petit chien, Boby.

2 – RENCONTRE

avec les FAMILLES de TOURNON

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Marie-Rose avec Mme FRADIN (la quincaillerie). Cette dame a toujours été très bonne pour notre famille.
Dans l’encoignure de la porte, c’est Madame POINTAUD, la pâtissière.

Ci-dessous, la grand-mère FRADIN

Toutes ces gentilles voisines aimaient jouer avec “la poupée Marie-Rose“. Elles ont également contribué à lui fournir une layette en cette période où on ne pouvait rien acheter, ni même trouver. Nous ne les oublions pas .

Marie-Rose dit : “Eh bien, moi, je me trouve très élégante ! “

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Depuis la nuit des temps,
c’est toujours la même émotion
qui transfigure le visage des grands-mères du monde,
devant les premiers pas d’un enfant…


Bisou… et MERCI !

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Photo de mon mariage avec René SCHUH. Mars 45

(Envoi de Guy*- Merci)

Guy et Marie-Rose sont sur les genoux de Omama et Opapa. Monsieur DUPUY est à côté de moi.
On reconnait les deux filles GUILLEMAIN, le buraliste. Andrée MAUBOIS, ma meilleure amie (en haut, à droite). Les deux filles SERIAUD et leurs fiancés. Camille BILLARD.  Au premier plan, Marcel, parisien, témoin de René et Jacqueline, une réfugiée.
Madame DUPUY et la maman de Guy ne sont pas sur la photo. Le repas a eu lieu au bistrot DUPUY et elles sont vite parties pour le préparer.


Un exploit : Comment trouver du tissu ? J’ai réussi à dénicher un maigre coupon de toile marron pour la robe et le chapeau. Il parait que cette couleur me va bien… Quelle chance !

Nous avons dû retarder notre mariage à la fin de la guerre. Impossible d’obtenir les papiers de Strasbourg et encore moins de Baden-Baden, en Allemagne, où je suis née. C’est l’Armée qui a arrangé la situation.

Nous avons entretenus d’excellents rapports avec beaucoup d’autres personnes de Tournon… mais ce sont les photos qui manquent !

(à suivre si j’en retrouve)

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3 – LES ENFANTS DE LA GUERRE

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Voilà Marie-Rose et son petit copain, Guy TREMOULET – petit-fils de M. et Mme DUPUY, le bistrot. Il avait un an de plus qu’elle, son papa était prisonnier.

Ajouté le 13 décembre 2011

*Une belle surprise :
Grâce à cet article, Guy et Marie-Rose ont repris contact. Ils ont maintenant plus de 70 ans. Et Marie-Claude, la femme de Guy, est devenue la plus fervente adepte des commentaires…

Pour fêter l’évènement, j’ai retrouvé d’autres photos de Guy et des enfants de Tournon.
Je suis heureuse de les partager sur le Blog. 

Promenade au bord de la Creuse et jeux Rue Courteboule :

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Sur le muret devant notre maison : Guy et Marie-Rose, sous son burnou.

Jeudi-Saint. Guy et MR au bord de la Creuse, à l’écluse.

Guy, sur son magnifique coursier (Monsieur DUPUY, son grand-père, était représentant en jouets avant la guerre).
Marie-Rose se contentait des poupées cousues par Omama avec un chiffon. Opapa dessinait le visage et ajoutait les cheveux, selon le choix de MR : blonde = tiges de blé. Brune ou rousse = brins de laine

2 chevaliers servants pour MR :
Guy et Jean-Claude POINTAUD, le fils de la pâtisserie.

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La fête de l’école :

Voilà encore Marie-Rose lors d’une fête à l’école. Elle avait la canne de grand-papa et une blague à tabac…

… avec son cavalier, Bernard DUMIOT. Ils ont récité et dansé tous les deux (folklore berrichon). Bernard était le plus jeune fils DUMIOT, maire de Tournon.

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C’est bientôt la fin de la guerre ?

Le 3 mars 1945, passage des Allemands..

Après leur retraite, c’est l’Armée Leclerc qui débarque.
Ici, c’est un groupe de démineurs, accueillis en héros par les enfants :

Jean-Claude et MR. Ils n’auraient cédé leur place pour rien au monde !

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Ces hommes sont repartis en missions extrêmement périlleuses. Certains sont morts.

A droite, mon préféré, DELAPINA, un Corse. En opération à ROYAN, après le bombardement par les Américains, il est devenu fou en voyant son co-équipier déchiqueté par une bombe qu’ils essayaient ensemble de désamorcer. J’espère qu’il aura pu être guéri après la guerre. (Son co-équipier, c’est celui qui tient Jean-Claude par les épaules).

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4 – Notre famille au quotidien

En préparation, selon le bon vouloir de Mamie Eugénie…

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La guimbarde de MR cahotait à travers la campagne et ramenait – dans ses soutes- un maigre ravitaillement négocié “chèrement” dans une ferme éloignée. Le double-fond dissimulait parfois quelques pommes maraudées, sauvées du pourrissement…

Omama et MR à la sortie de la messe. Au fond, les jumeaux BUREAU dans leur landau.

Marie-Rose et sa jeune maman, Eugénie.

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Petite bouderie devant le monument aux morts

Champ de foire. Au fond, la bascule.

Pont sur la Creuse

Prairie au bord de la Creuse

(à suivre)

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HISTOIRES COURTES

11 juin 2009
Voir aussi :
CONTES PHILOSOPHIQUES /Clic !
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Pêle-mêle de petits récits… rires et larmes… drôles ou émouvants…

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LES TROIS PASSOIRES
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Le test des trois passoires
Socrate avait, dans la Grèce antique, une haute opinion de la sagesse. Quelqu’un vient un jour trouver le grand philosophe et lui dit :

— « Sais-tu ce que je viens d’apprendre sur ton ami ?

— Un instant, répondit Socrate. Avant que tu me racontes, j’aimerais te faire passer un test, celui des 3 passoires.

— Les 3 passoires ?

— Mais oui, reprit Socrate. Avant de me raconter toutes sortes de choses sur les autres, il est bon de prendre le temps de filtrer ce que l’on aimerait dire.

C’est ce que j’appelle le test des 3 passoires. La première passoire est celle de la vérité. As-tu vérifié si ce que tu veux me dire est vrai ?

— Non. J’en ai simplement entendu parler…

— Très bien. Tu ne sais donc pas si c’est la vérité.

Essayons de filtrer autrement en utilisant une deuxième passoire, celle de la bonté. Ce que tu veux m’apprendre sur mon ami, est-ce quelque chose de bon ?

— Ah non ! Au contraire.

— Donc, continua Socrate, tu veux me raconter de mauvaises choses sur lui et tu n’es même pas certain qu’elles soient vraies. Tu peux peut-être encore passer le test, car il reste une passoire, celle de l’utilité. Est-il utile que tu m’apprennes ce que mon ami aurait fait ?

— Non. Pas vraiment.

Alors, conclut Socrate, si ce que tu as à me raconter n’est ni vrai, ni bien, ni utile, pourquoi vouloir me le dire ? »

Source : terresacree.org

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Le tablier de Grand-mère

Envoi de CLAUDINE :

Le principal usage du tablier de Grand-Mère était de protéger la robe en dessous mais, en plus de cela, il servait de gant pour retirer une poêle brûlante du fourneau. Il était merveilleux pour essuyer les larmes des enfants et, à certaines occasions, pour nettoyer les frimousses salies.

Depuis le poulailler, le tablier servait à transporter les œufs, les poussins à réanimer, et parfois les œufs fêlés qui finissaient dans le fourneau.

Quand des visiteurs arrivaient, le tablier servait d’abri à des enfants timides; et quand le temps était frais, Grand-mère s’en emmitouflait les bras.

Ce bon vieux tablier faisait office de soufflet, agité au-dessus du feu de bois. C’est lui qui transbahutait les pommes de terre et le bois sec jusque dans la cuisine.

Depuis le potager, il servait de panier pour de nombreux légumes. Après que les petits pois avaient été récoltés venait le tour des choux. En fin de saison il était utilisé pour ramasser les pommes tombées de l’arbre.

Quand des visiteurs arrivaient de façon impromptue, c’était surprenant de voir avec quelle rapidité ce vieux tablier pouvait faire la poussière.

A l’heure de servir le repas, Grand-mère allait sur le perron agiter son tablier, et les hommes au champ savaient aussitôt qu’ils devaient passer à table.

Grand-mère l’utilisait aussi pour poser la tarte aux pommes à peine sortie du four sur le rebord de la fenêtre pour qu’elle refroidisse, tandis que, de nos jours, sa petite-fille la pose là pour décongeler.

Il faudra de bien longues années avant que quelqu’un invente quelque objet qui puisse remplacer ce bon vieux tablier qui servait à tant de choses.

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Envoi de Mylène


Les cailloux de la vie

Un professeur de philosophie se présente un jour devant la classe avec une série d’objets inhabituels qu’il pose sur son pupitre, face à ses étudiants.
Le silence intrigué de l’assistance étant acquis, le professeur prend un grand bocal et commence par le remplir jusqu’au bord supérieur de pierres d’un diamètre situé entre 6 et 7 cm.
Une fois ceci terminé, il demande à la classe si le bocal est rempli.
Les élèves répondent que oui.
Le professeur prend alors un sachet rempli de gravillons et le verse dans le bocal.
Il agite le tout, pour égaliser, et voilà que le gravier remplit tous les espaces encore vides.
Après avoir complété cette manipulation, le professeur demande une fois encore si le bocal est maintenant bien rempli.
La classe répond, hilare et intriguée, que oui.
Le professeur se saisit alors d’un petit sac de sable et en verse le contenu dans le bocal.
Évidemment, le sable se fraie un passage dans les interstices qui sont encore disponibles, au grand contentement de la classe.

« Voyez-vous », dit le professeur en s’adressant à ses étudiants, «j’aimerais que vous compariez ceci à votre propre existence ».

« Les grosses pierres représentent les choses extrêmement importantes, comme la vie, la santé, la famille, le couple, la joie de vivre, l’amitié, la foi.
Ces choses qui font que, même si vous perdez tout le reste, votre vie n’en demeurera pas moins remplie.”

« Les gravillons représentent, quant à eux, les choses qui sont importantes, mais non essentielles, comme le travail, la maison, la voiture , un loisir, une piscine, des voyages, des bons amis…».

« Enfin, les grains de sable peuvent être comparés aux choses de moindre importance  -dont vous pouvez facilement vous passer-  comme les derniers gadgets à la mode, des bijoux, des fantaisies … ».

« Si vous commencez par mettre le sable dans le bocal, il ne restera plus assez d’espace pour le gravier et les pierres ».

Le professeur demande alors : “Pensez-vous vraiment que le bocal est tout à fait rempli ?

Les étudiants sont maintenant sûrs que la réponse est oui, puisque le sable arrive à raz du bocal mais hésitent un peu, au vu des preuves du professeur.

Il saisit alors un litre d’eau et tout doucement la verse dans le bocal ; l’eau se disperse harmonieusement dans les espaces, qui à l’évidence, existaient encore dans le bocal.
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Voyez-vous, dit-il, l’eau représente l’amour.
Aussi remplie que soit votre existence,
il reste toujours de la place pour exprimer votre amour.
C’est lui qui fait le lien dans tous les aspects de votre vie
et vous comble toujours.

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Science et Management

(Source : Intelligence verte)

Un homme, dans la nacelle d’une montgolfière ne sait plus où il se trouve. Il descend et aperçoit une femme au sol. Il descend encore plus bas et l’interpelle :

«Excusez-moi ! Pouvez-vous m’aider ? J’avais promis à un ami de le rencontrer et j’ai déjà une heure de retard car je ne sais plus où je me trouve. »

La femme au sol répond : « Vous êtes dans la nacelle d’un ballon à air chaud à environ 10 m du sol. Vous vous trouvez exactement à 49°, 28’ et 11’’ Nord et 8°, 25’ et 58’’ Est ».

«Vous devez être ingénieur» dit l’aérostier.

«Je le suis«, répond la femme, «comment avez-vous deviné ?»

«Eh bien», dit l’aérostier, «tout ce que vous m’avez dit à l’air techniquement parfaitement correct, mais je n’ai pas la moindre idée de ce que je peux faire de vos informations et en fait je ne sais toujours pas où je me trouve. Pour parler ouvertement, vous ne m’avez été d’aucune aide. Pire, vous avez encore retardé mon voyage.»

La femme lui répond : «Vous devez être un «top manager».»

«Oui,» répond l’homme avec fierté, «mais comment avez-vous deviné ?»

«Eh bien», dit la femme,
«vous ne savez ni où vous êtes, ni où vous allez.
Vous avez atteint votre position actuelle en chauffant et en brassant une énorme quantité d’air.
Vous avez fait une promesse sans avoir la moindre idée comment vous pourriez la tenir et vous comptez maintenant sur les gens situés en dessous de vous pour qu’ils résolvent votre problème.
Votre situation avant et après notre rencontre n’a pas changé, mais comme par hasard, c’est moi maintenant qui à vos yeux en suis responsable !»

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.Envoi de CLAUDINE :
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L’AMOUR malgré ALZHEIMER

Une infirmière raconte :

C’était un matin occupé, environ 8h, quand un homme d’un certain âge,  dans les 80, est arrivé pour faire enlever les points de suture de son pouce. Il dit qu’il était pressé car il avait un rendez-vous à 9h00.
Je lui dit de s’asseoir sachant que ça prendrait plus d’une heure. Je le voyais regarder sa montre et j’ai décidé puisque je n’étais pas occupée avec un autre patient, d’évaluer sa blessure. En l’examinant, j’ai vu que ça cicatrisait bien, j’ai pris le nécessaire pour enlever ses points . Pendant que je m’occupais de sa blessure,  je lui ai demandé s’il avait un rendez-vous avec un autre médecin ce matin, parce qu’ il était pressé. L’homme me dit non, qu’il devait aller dans une maison de santé pour déjeuner avec sa femme. Je me suis informée de sa santé. Il m’a dit qu’elle était là depuis quelque temps et qu’elle était victime de la maladie d’Alzheimer.

Comme nous parlions, j’ai demandé si elle serait contrarié s’il était en retard. Il a répondu qu’elle ne savait plus qui il était, qu’elle ne le reconnaissait plus depuis 5 ans. J’étais surprise et je lui ai demandé : «Et vous y allez encore tous les matins, même si elle ne sait pas qui vous êtes?» Il souriait en me tapotant la main et dit : “Elle ne me reconnaît pas, mais je sais encore QUI ELLE EST “.

J’ai dû retenir mes larmes quand il est parti,  j’avais la chair de poule sur les bras, et je pensais que c’ était le genre d’amour que je veux dans ma vie. Le vrai amour, ni physique et ni romantique. Le vrai amour est l’acceptation de tout ce qui est, a été et sera.

Les gens les plus heureux n’ont pas nécessairement le meilleur de tout, ils s’organisent du mieux qu’ils peuvent avec ce qu’ils ont .

La vie n’est pas d’échapper à la tempête
mais de danser dans la pluie.

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Envoi de ROLAND :

QUI EST LE PLUS MALIN ?

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Une riche vieille dame décide d’aller faire un safari photo en Afrique. Elle emmène son fidèle vieux caniche pour lui tenir compagnie.

Un jour, le caniche part à la chasse aux papillons,   et avant longtemps, il s’aperçoit qu’il s’est perdu.

Errant au hasard en tentant de retrouver son chemin, il voit un léopard courir vers lui avec l’intention visible de faire un bon repas.

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Le vieux caniche pense : “Oh, oh! Je suis vraiment dans la merde, là!”

Remarquant les quelques os d’une carcasse qui traîne sur le sol à proximité, il se met aussitôt à mâcher les os, tournant le dos au léopard qui approche.

Quand celui-ci est sur le point de lui sauter dessus, le vieux caniche s’exclame haut et fort : “Ouah, ce léopard était vraiment excellent! Je me demande s’il y en a d’autres par ici?”


En entendant cela, le jeune léopard interrompt son attaque en plein élan, il regarde le caniche avec effroi, et s’enfuit en rampant sous les fourrés. “Ouf!”, soupire-t-il, “C’était tout juste! Ce vieux caniche a failli m’avoir!”

Cependant, un vieux singe, qui avait observé toute la scène d’une branche d’arbre à prosingeximité, se dit qu’il pourrait mettre à profit ce qu’il sait en négociant avec le léopard et obtenir sa protection.

Il part donc le rattraper, mais le vieux caniche le voyant courir à toute vitesse après le léopard, réalise que quelque chose est en train de se tramer.

Le singe rattrape vite le léopard, lui dévoile le pot aux roses, et lui propose son accord.

Le jeune léopard est furieux d’avoir été trompé : “Arrive ici vieux singe! monte sur mon dos, et tu vas voir ce qui va arriver à ce petit malin !”

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Le vieux caniche voit le léopard accourir avec le singe sur son dos et s’inquiète : “Que vais-je faire maintenant ?”

Mais au lieu de s’enfuir, le chien s’assied dos à ses agresseurs, faisant semblant une fois de plus de ne pas les avoir vus, et juste au moment où ils arrivent à portée de voix, il s’exclame : “Où est donc ce foutu singe? Ça fait une heure que je l’ai envoyé me chercher un autre léopard !”

Morale de cette histoire :

On ne plaisante pas avec les vieux de la vieille. L’âge et la ruse arriveront toujours à triompher de la jeunesse et de la force  ! L’astuce et l’esprit viennent seulement avec l’âge et l’expérience. Je ne suis nullement en train d’insinuer que vous êtes vieux, c’est juste que certains autres sont plus jeunes. Au fait, vous avez remarqué que c’est écrit bien gros pour que vous puissiez lire plus facilement ? !…

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Les mains de ma grand-mère

Ma grand-mère, ayant plus de 90 ans, était assise, l’air affaibli sur le banc du patio.
Elle ne bougeait pas, seulement assise, la tête vers le bas, fixant ses mains.
Quand je me suis assise auprès d’elle, elle ne bougea pas, aucune réaction.
Je ne voulais pas la déranger, mais après un long moment de silence, je me suis informé si elle était correcte.

Elle leva la tête et me sourit.
« Oui je suis correcte, merci de t’en informer» dit-elle de sa voix forte et claire.
« Je ne voulais pas vous déranger, grand-mère, mais vous étiez assise là, fixant vos mains et je voulais savoir si tout était correct pour vous » lui ai-je dit.

« As–tu déjà regardé tes mains? » me dit-elle.
« Je veux dire vraiment regarder tes mains? »
J’ai alors lentement ouvert mes mains et les fixai, les retournai, m’en frottai les paumes.
« Non, je pense que je n’ai pas vraiment regardé mes mains » lui dis-je et me demandant ce qu’elle voulait dire.

Grand-mère me sourit et me raconta cette histoire.
« Arrêtes-toi et réfléchis un peu au sujet des mains que tu as, comment elles t’ont si bien servi depuis ta naissance. »

Mes mains, ridées, desséchées et affaiblies ont été les outils que j’ai toujours utilisés pour étreindre la vie.
Elles m’ont permis de m’agripper et d’ éviter de tomber quand je trottinais lorsque j’étais enfant.
Elles ont porté la nourriture à ma bouche et habillée.
Enfant, ma mère m’a montré à les joindre pour prier.
Elles ont attaché mes souliers et mes bottes.

Elles ont touché mon mari et essuyé mes larmes quand il est parti à la guerre.
Elles ont été sales, coupées et rugueuses et enflées.
Elles ont été maladroites quand j’ai tenté de tenir mon premier enfant.
Décorées avec ma bague de mariage, elles ont montré au monde que j’aimais quelqu’un d’unique et spécial.

Elles ont écrit mes lettres à ton grand-père, et ont tremblé quand je l’ai enterré.
Elles ont tenu mes enfants, ensuite mes petits enfants, consolé les voisins et tremblé de rage quand je ne comprenais pas.
Elles ont couvert ma figure, peigné mes cheveux et lavé mon corps.
Elles ont été collantes et humides, sèches et rugueuses.

Aujourd’hui, comme rien ne marche vraiment plus comme avant pour moi, ces mains continuent de me soutenir et je les joins encore pour prier.

Ces mains portent la marque de ce que j’ai fait et des accidents de ma vie.
Mais le plus important est que ce seront ces même mains que Dieu attrapera pour m’amener avec lui dans son Paradis.
Avec elles, Il m’élèvera à ses cotés. Et là, je pourrai les utiliser pour toucher la face du Christ »

Pensive, je regardais ses mains et les miennes.
Je ne les verrai jamais plus du même œil.

Plus tard, Dieu tendit ses mains et attira grand-mère à lui.

Quand je me blesse les mains, quand elles sont sensibles, ou quand je caresse le visage de mes enfants ou de mon époux, je pense à grand-mère.

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Envoi de CLAUDINE :

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UNE PARTIE de CACHE-CACHE


Par un beau jour d’été … Dame ‘Folie’ décida d’inviter ses amis pour une Garden-party chez elle … Tous ses invités s’y rendirent avec beaucoup d’enthousiasme !
Après le café, Dame ‘Folie’ proposa : – On joue à cache-cache ?
- Cache-cache ? C’est quoi, ça ? – demanda Dame ‘Curiosité’
- Cache-cache est un jeu !- Je compte jusqu’à cent et vous vous cachez !- Quand j’ai fini de compter … je vous cherche,- et le premier que je trouve sera le prochain à compter.

Tous acceptèrent, sauf Dame ‘Peur’ et Dame ‘Paresse’
Dame ‘Folie’ se mit à compter : 1, 2, 3, …
Le Sieur ‘Empressement’ se cacha le premier, vite, vite et n’importe où !
Dame ‘Timidité’ se cacha craintivement derrière un tronc d’arbre …
Dame ‘Joie’ courut gaiement au milieu du jardin !
Dame ‘Tristesse’ commença à pleurer, car elle ne trouvait pas d’endroit approprié pour se cacher !
Dame ‘Envie’ accompagna Sieur ‘Triomphe’ pour se joindre à lui !

Pendant ce temps, Dame ‘Folie’ continuait de compter …
Sieur ‘Désespoir’ est totalement déprimé en entendant Dame ‘Folie’ compter : … quatre-vingt-dix-neuf …
- … et … CENT ! … cria Dame ‘Folie’ … – Je commence à vous chercher !

La première à être trouvée fut Dame ‘Curiosité’ car elle n’a pas pu s’empêcher de sortir de sa cachette pour voir qui serait découvert en premier !
En regardant sur le côté, Dame ‘Folie’ vit le Sieur ‘Doute’ au-dessus d’une clôture ne sachant pas de quel côté il serait le mieux caché !

Et ainsi de suite, elle découvrit Dame ‘Joie’, Dame ‘Tristesse’, Dame ‘Timidité’ …
Quand ils furent tous réunis, Dame ‘Curiosité’ demanda :
- … MAIS … où est notre amie l’Amour ?
Personne ne l’avait vu !
Dame ‘Folie’ commença de suite à la chercher … dans la montagne, la rivière, au pied des rochers …
Bref, elle ne trouvait pas sa collègue l’Amour !
Cherchant encore, Dame ‘Folie’ vit un rosier bien touffu … elle s’empara d’une branche pour en écarter les tiges épineuses, lorsque soudain elle entendit un grand cri !C’était sa complice l’Amour, qui criait de douleur car les nombreuses épines du rosier lui avaient percé les yeux !
Dame ‘Folie’ ne savait plus que faire !!!

Elle s’excusa, implora sa compagne l’Amour pour obtenir son pardon et alla jusqu’à lui promettre de la suivre partout et toujours …
Sa camarade l’Amour accepta volontiers ses excuses.

Et depuis ce jour,
l’AMOUR est aveugle
et la FOLIE l’accompagne toujours…

L'amour aveugle Fragonard 

Histoire de l’âne tombé dans un puits

Un jour, l’âne d’un fermier tomba dans un puits.
L’animal gémissait pitoyablement pendant des heures, et le fermier se demandait quoi faire.
Finalement, il décida que l’animal était trop vieux et que le puits devait disparaître de toute façon, et qu’il n’était donc pas rentable de récupérer l’âne.
Il invita tous ses voisins à venir et l’aider. Tous se saisissent d’une pelle et commencent à enterrer le puits.
Au début, l’âne réalisa ce qui se produisait et se mit à crier terriblement. Puis, au bout de quelques secondes, à la stupéfaction de chacun, il se tut.

Quelques pelletées plus tard, le fermier regarda finalement dans le fond du puits fut très étonné de ce qu’il vit.
Avec chaque pelletée de terre qui tombait sur lui, l’âne faisait quelque chose de stupéfiant. Il se secouait pour enlever la terre de son dos et montait dessus.

Pendant que les voisins du fermier continuaient à pelleter sur l’animal, il se secouait et montait dessus…
Bientôt, à la grande surprise de chacun, l’âne sortit hors du puits et se mit à trotter !

La vie peut parfois essayer de vous engloutir de toutes sortes d’ordures.
Le truc pour se sortir du trou est de se secouer pour avancer.
Chacun de nos ennuis est une pierre qui permet de progresser.
Nous pouvons sortir des puits les plus profonds en nous souvenant de cette histoire.

A ne jamais oublier, surtout dans les moments les plus sombres.

Voir aussi :
CONTES PHILOSOPHIQUES /Clic !
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