COMMENT VA NOTRE MONDE ???

24 janvier 2012

Tantôt au bout du rouleau… souvent triste… absurde ou désespéré,
NOTRE MONDE a tenté de répondre à cette question à l’aide d’images et de rubriques décrivant la folie de l’homme, l’injustice… l’outrage à la Terre…

Et pourtant nous aimons NOTRE MONDE…
Et nous voulons lui rendre l’ESPOIR en une HUMANITÉ qui ne baisse pas les bras mais œuvre pour que LA LUMIÈRE ne s’éteigne pas !
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Notre monde en plein tourbillon !

Voilà à quoi pourrait ressembler la commande d’une pizza en 2015…

Standardiste : – Speed-Pizza, bonjour.
Client : – Bonjour, je souhaite passer une commande s’il vous plaît.

Standardiste : – Oui, puis-je avoir votre NIN, Monsieur ?
Client : – Mon Numéro d’Identification National ? Oui, un instant, voilà, c’est le 6102049998-45-54610.

Standardiste : – Je me présente…

 LIRE la SUITE …  Allo ! Speed Pizza

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INJUSTICE

Reportage

L’iPhone et l’enfant de 13 ans
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Il est possible qu’un enfant chinois de 13 ans, travaillant 16h par jour pour 0,70 dollars de l’heure, se cache dans votre magnifique iPhone ou iPad…

[LIRE la SUITE… ]

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Voir autre article paru sur ce Blog :
Révélation / Jouets de Noël made in China /

CLIC !       I C I

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Italie: des lettres de démission signées au moment de l’embauche

LIRE l’article / Clic !

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C’est de la FOLIE !

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H5N1 : des scientifiques interrompent des tests dangereux…

Comme si nous n’étions pas assez menacés, il ne manque plus que des virus mutants, manipulés dans les laboratoires… Ils n’en sont pas à leur coup d’essai, et 60 jours de réflexion c’est peu, pour décider de continuer les recherches..
[LIRE la SUITE… ]

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NUCLÉAIRE / Un rapport terrifiant

LIRE l’article / Clic !

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Encore un rapport terrifiant ! Centrale de CIVAUX
LIRE l’article de La Nouvelle République/ Clic !

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MONDIALISATION

La mondialisation par les Nuls
Voir la vidéo
http://blog.syti.net/video.php?id=460

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6 Signes qui nous avertissent
http://lesmoutonsenrages.fr/2012/01/23/6-signes-qui-nous-avertissent/

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ÉPUISEMENT des RESSOURCES

Un article publié sur le site Le Devoir :
par Louis-Gilles Francoeur

Vive la décroissance planifiée !

Depuis hier, le gratin politique de la planète veut se faire voir à Davos. Pas pour réfléchir, comme le veut la philosophie de cette initiative, mais pour des objectifs «ciblés», savamment préparés par les états-majors politiques de chaque État. Le tout dans une atmosphère détendue, avec des artistes à qui l’on coupe les subventions et menace les droits d’auteur le reste de l’année, et des philosophes dont on lira le nom sur les programmes, faute d’avoir lu leurs livres. Nos premiers ministres Harper et Charest disent carrément qu’ils y vont pour attirer des capitaux.Certainement pas pour méditer sur les impacts de leurs politiques sur les futures générations…

[ LIRE la SUITE de l’article ]

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NOURRITURE

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Sans commentaire !

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TOUS FICHéS… TOUS PUCéS

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Un article du Nouvel Observateur

Tous fichés à 15 ans / La loi votée dans l’indifférence générale

LIRE l’article / Clic !

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Un article de Georges Vigneaux

Les imbéciles ont pris le pouvoir/Vers une société sous contrôle total

LIRE l’article / Clic !

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Une puce comestible pour bien prendre ses médicaments

LIRE l’article / Clic !

Commentaire de Rolie :
Je suis choquée, qu’est-ce qu’ils vont encore inventer pour nous voler le peu de liberté qui nous reste. Les Allemands le définissent avec le terme « der gläserne Mensch » = l’homme en verre (transparent = on voit tout en travers) …. On pourra nous surveiller mieux que si nous étions dans une prison …..

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Voir d’autres points de vue :
Dans le Blog ou la Revue de Presse de Syti-net (Liens utiles)
Le défilé permanent des modules de SOS PLANETE  (Barre latérale)
Dans l’Espace Sagesse
Les Américains seront pucés dans un an/Clic !

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HUMOUR

Rien de tel que la dérision pour barrer la route à la bêtise !

Envoi de Danielle C
Excellent !!!
à dispatcher à vos amis, sans faute…

En fait, ce n’est qu’une histoire de CUL DE CHEVAL !

Question_de_largeur

Diaporama pps
Ouvrir ou télécharger

Et la blague de la Porsche Turbo, vous connaissez ?

La PORSCHE et le BANQUIER
Humour / Clic !

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NOUS AIMONS LE MONDE

ESPOIR dans les INITIATIVES

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Les LOCAVORES
Le Mouvement des Locavores / Clic !

Marinaleda

Un modèle d’auto-gestion unique en Europe

Liens :

http://au-bout-de-la-route.blogspot.com/2012/01/marinaleda-un-modele-dauto-gestion.html

http://alternatifs81.free.fr/?p=2545

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Heureusement, les initiatives positives sont nombreuses et exaltantes.
Pour initier une force de redressement, elles devront se placer dans une vision plus subtile, dans l’universel, unir le Ciel et la Terre-Mère…
Harmonie entre tous les règnes (humain, animal, végétal, minéral).
Qu’aucun être ne soit abandonné, asservi, dégradé !
C’est le BIEN COMMUN… L’écologie globale.

Voir :
La déclaration universelle des Droits de la Terre /

CLIC !     I C I

LE MOUVEMENT COLIBRI de Pierre Rabhi (Barre latérale)

http://www.colibris-lemouvement.org/

« Nous devons définir ensemble les techniques nous permettant de construire un monde meilleur. » 
Jean-Luc Henry, président de la Fondation Ékopédia

http://fr.ekopedia.org/Portail:Colibris

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LA BEAUTÉ DU MONDE

Splendides diaporamas

Une offrande à l’univers !

(Cliquez pour ouvrir ou télécharger)

Oiseaux du Paradis

Belle et Indomptable

Tombe-la-neige

NATURE MAGNIFIQUE.1

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Merci pour vos envois.

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Rétrospective / 2011 in review

1 janvier 2012

Pour fêter la nouvelle année 2012,
WordPress nous convie à nous retourner vers 2011,
l’année qui s’en va…

Arrêtons un instant le sablier du temps
pour englober d’un regard ému
tous les mots écrits sur ce sable virtuel…

qui s’écoule au gré des  de nos amis lecteurs !

à qui nous adressons nos meilleurs vœux.
(Voir BLOG INFO)

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Les lutins statisticiens chez WordPress.com ont préparé un rapport annuel 2011 pour ce blogue.

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Voici un extrait:

La salle de concert de l’Opéra de Sydney contient 2 700 personnes. Ce blog a été visité environ 13 000 fois en 2011. Si c’était un concert à l’Opéra de Sydney, il faudrait environ 5 représentations à guichets fermés pour pour qu’autant de personnes le voient.

Cliquez ici pour voir le rapport complet.

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Etat d’âme :
Au cours des mois passés, je me suis parfois interrogée sur la place qu’occupait ce p’tit Blog dans ma vie.

Ne valait-il pas mieux consacrer plus de temps à mon cheminement vers l’essentiel ? Plutôt que de m’occuper à des recherches (oiseuses ?), à un bla-bla de communication souvent maladroite…

C’est la page d’accueil qui m’a apporté la réponse, en relisant ce texte d’ Olivier Manitara :


Ce p’tit Blog sans prétention, né d’une intention simple et claire, sera donc le seul héritage qu’il me sera permis d’offrir !
Eh bien ! Je continue cette année encore.
meyrosa

La page MENU LIKE* présente Le PALMARÈS des articles les plus consultés pour la totalité de l’année 2011 :

PALMARES ARTICLES 2011

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Révélation : Jouets de Noël « made in China »

24 décembre 2011

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Image Ovni

Source : La Revue de Presse de Syti.net

Noël « made in China »

 mardi 6 décembre 2011

Aujourd’hui, c’est la St Nicolas, le jour de noël des pays anglo-saxons…
Vous aimez la période de Noël ?
Moi pas et depuis longtemps.

Ce qui m’étonne toujours, c’est que les personnes à qui je pose la question sont la plupart du temps d’accord avec moi, mais  » Bon, il y a les enfants, il faut bien fêter Noël et leur offrir des cadeaux ! »

Les cadeaux, parlons-en.

Non seulement la fable du père Noël, avec sa belle tenue rouge Coca-Cola, est un mensonge et une trahison pour les petits, mais d’où viennent les cadeaux bon marché (et moins bon marché) sur lesquels se ruent les gens pour faire plaisir à leurs enfants et engraisser les multinationales du jouet ?

Je ne résiste pas à ajouter ce qu’a dit Pierre Desproges :

« La naïveté grotesque des enfants fait peine à voir, surtout si l’on veut bien la comparer à la maturité sereine qui caractérise les adultes. Par exemple, l’enfant croit au Père Noël. L’adulte non. L’adulte ne croit pas au Père Noël. Il vote. »

Cet article de Gethin Chamberlain, traduit du Guardian va vous éclairer sur les conditions de travail et les salaires des esclaves chinois qui pour un bref instant de joie procuré par un cadeau qui sera vite remisé, triment souvent 7 jours sur 7 et 14 heures par jour pour un salaire de misère.

Alors, vous faites quoi à Noël ?

Révélation :

Le vrai coût des jouets de Noël

achetés aux usines chinoises

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Ouvriers à l’usine Hung Hing

Avec l’arrivée de Noël d’ici trois semaines, une investigation clandestine a révélé la sinistre réalité de la vie dans les usines de jouets chinoises générant un marché de 2,8 milliards de livres par an dans la seule Grande-Bretagne.

De grandes marques comme Disney, Lego et Marks & Spencer ne paient qu’une fraction du prix magasin des produits aux usines qui fabriquent leurs jouets. L’été dernier – les usines se préparant à faire face à la demande pour la période de Noël – des enquêteurs ont passé trois semaines dans les cités industrielles de Shenzhen et Dongguan. Dans plusieurs cas, ils ont trouvé que les employés :

¤ arrivaient à faire 140 heures d’heures supplémentaires par mois;
¤ étaient payés un mois en retard;
¤ prétendaient qu’on attendait d’eux un travail avec de dangereux appareils et machines sans entraînement ni sécurité;
¤ devaient travailler en silence et étaient condamnés à une amende de 5 livres s’ils allaient aux toilettes sans permission.

L’effet peut-être les plus insidieux des longues heures de travail pour un maigre salaire est la déchirure familiale, séparant en permanence les parents de leurs enfants sauf quelques jours par an. De nombreux ouvriers avaient trop peur de parler aux enquêteurs, mais deux femmes acceptèrent, à condition que leurs noms soient changés

Wang Fengping, 27 ans, a deux filles de 7 et 5 ans. Ils habitent à 10 heures de train de l’usine de jouets On Tai. Elle et son mari gagnent 200 livres par mois (un peu plus de 233 €) en faisant des jouets pour Disney et d’autres, mais ne peuvent se permettre de faire venir leurs enfants à la ville. Les fillettes sont donc gardés par leurs grand-parents. Wang les appelle deux ou trois fois par semaine. La plus jeune lui demande toujours quand elle revient à la maison.  »Bientôt », répond toujours Wang.

La réalité est qu’ils ne se rencontrent qu’une seule fois par an, au nouvel an chinois. Elle garde le moral en racontant à ses collègues ce que font ses filles à l’école. Elle leur chante parfois des chansons que les filles ont appris à l’école et qu’elles lui ont chanté par téléphone.  »Notre famille ne mourra pas de faim, mais ne peut se nourrir avec ce salaire », a-t-elle dit.

Ma Hui, 25 ans, travaille pour le groupe Hung Hing Printing, qui fabrique des articles pour M&S, Lego et Disney. Elle a une fille de 2 ans, qu’elle a dû abandonner quand l’enfant n’avait que 3 mois dans l’espoir qu’elle pourrait gagner assez pour un jour rentrer à la maison et mettre en place sa propre affaire et réunir la famille. Elle aussi ne voit son enfant qu’une fois par an et elle a accroché une photo de sa fille sur le mur du dortoir près de son lit.

L’association Sacom qui a mené cette enquête accuse les grandes marques mondiales de ne pas payer suffisamment les usines, avec des ouvriers qui en souffrent parce que les usines font des coupes à leur détriment pour tenter de sécuriser les contrats. Le rapport critique aussi le propre régulateur de l’industrie qui ne se soucie pas de réprimer les abus.

La porte-paroles Debby Chan Sze Wan disait : »Dans la période qui précède Noël, les jouets sont des cadeaux courants pour les enfants. Ils apportent probablement de la joie aux consommateurs et aux sociétés de jouets, mais les ouvriers n’ont pas les moyens d’acheter des livres ou des jouets à leurs enfants bien-aimés.

 »La détresse des ouvriers est due à l’exploitation des chaînes d’approvisionnement mondiales. Si les marques n’augmentent pas le prix unitaire ni ne change leurs pratiques d’achat, aucun changement structural dans les conditions de travail de l’industrie du jouet n’est faisable. »

Les enquêteurs ont ciblé trois usines, y compris la société On Tai Toys, qui fabrique pour Disney et un certain nombre d’autres marques internationales, et Hung Hing. Toutes les usines sont certifiées manufactures de jouet décentes par le Conseil International des Industries du Jouet, qui est supposé contrôler l’application des normes éthiques dans plus de 2400 usines qui emploient environ 1,7 millions de gens dans le monde.

Mais Sacom a accusé le Conseil d’autoriser  »des violations permanentes des droits du travail » dans des usines certifiées.

À l’usine Hung Hing un chercheur a trouvé que les 8000 ouvriers affichaient jusqu’à 100 heures supplémentaires par mois, dépassant de loin le maximum légal. Les ouvriers disent qu’ils ont signé un document consentant à un travail d’heures supplémentaires dépassant le maximum légal.

Le salaire de base était de 132 livres (154 €) par mois (jusqu’à 250 livres [292 €] en comptant le maximum d’heures supplémentaires) mais les salaires ont été payés avec 3 semaines de retard.

Les ouvriers se plaignaient de formation inadéquate pour les machines de l’usine et l’année dernière un ouvrier est mort en tombant dans une machine. Ils ont dit qu’il y avait souvent des blessures et des problèmes avec les produits chimiques utilisés. Ils se plaignaient aussi des normes des dortoirs, où l’eau pour la toilette et les chasse d’eau est coupée à 22h

À la société On Tai Toy un chercheur a trouvé que la plupart des 1500 ouvriers étaient âgés entre 30 et 50 ans, bien qu’on fasse venir environ 300 étudiants pour aider à s’en sortir avec les pics saisonniers

Un chercheur a passé trois semaines dans l’usine et a trouvé des ouvriers qui effectuaient 140 heures d’heures sup chaque mois, presque quatre fois la limite légale des 36 heures mensuelles.

Le salaire de base est de 110 livres (129 €) par mois, mais les salaires ont été payés un mois en retard, enfreignant les lois du travail. Pendant le pic saisonnier les ouvriers peuvent se faire 240 livres (280 €) par mois, y compris les heures supplémentaires, mais cela tombe à 140 livres (164 €) en basse saison.

Une journée typique de travail en pic saisonnier démarre à 8h et ne se termine pas avant 22h. Les ouvriers travaillent habituellement 6 jours par semaine, mais si l’usine est débordée il n’y a pas de jour de repos.

Les ouvriers se sont plaints qu’on les empêchait de se parler sur la chaîne de production et qu’ils avaient une amende de 5 livres (presque 6 €) s’ils allaient aux toilettes sans autorisation.

Ils rapportaient de fréquentes brûlures par des fers à souder et des décharges électriques par de vieux sèche-cheveux qui servent pour mettre de la colle, ainsi que des problèmes de santé à cause de produits chimiques sans étiquetage avec lesquels ils doivent travailler. La loi demande que les produits chimiques soient identifiés et que les ouvriers sachent quoi faire en cas d’accident.

Il y a plus de 10 ouvriers qui se partagent 20 m² de dortoir, aménagé avec des lits superposés. Ils sont douze à se partager une toilette et l’extérieur du bâtiment est envahi par les poubelles abritant un paradis pour les rats.

En réponse aux allégations des chercheurs de la Sacam, Disney a dit : »La société Walt Disney et ses affiliées prend très au sérieux les revendications d’un travail injuste, et enquête à fond sur toutes ces allégations. »

Lego a dit que l’enquête dans la pratique du travail à l’usine avait soulevé de très sérieux problèmes, qu’il les prenait très au sérieux et qu’il avait demandé à son partenaire de licence, Dorling Kindersley, de mener une enquête.

 »S’assurer que les droits des ouvriers sont respectés est très important pour le groupe Lego et tous nos partenaires sont d’accord pour adhérer à de strictes directives – notre code de conduite. Le groupe Lego demande à tous ses partenaires de licence de donner une assurance écrite que leurs vendeurs, également, se conforment au code de conduite du groupe Lego, et que leurs fournisseurs fassent un audit une fois par an. L’adhésion au code de conduite est une priorité dans l’engagement avec nos partenaires. Il semble que dans ce cas le code a pu être rompu et nous nous en occupons instamment. Une fois que nous aurons une vision totale des faits, nous prendrons une décision. »

Dorling Kindersley a déclaré qu’il était profondément concerné par les allégations et qu’il avait contacté Hung Hing pour qu’il exprime ses vues :  »Nous avons des normes éthiques strictes d’approvisionnement qui ont été recoupées par toutes les questions identifiées dans cette enquête. Les allégations, si elles sont exactes, démontreraient une infraction à ces normes ». Il disait que l’usine avait récemment passé un audit, mais que cela serait désormais revu, ajoutant :  »Nos termes en affaires sont absolument clairs, tout fournisseur en infraction à nos normes d’éthique est sollicité pour changer ses pratiques ou à envisager une rupture de contrat. »

Un porte-paroles de Marks & Spencer a dit :  »Nous sommes un tout petit client du groupe Hung Hing – moins de 0,5% de son chiffre. Nous tenons toute allégation qui suggère une infraction à nos strictes normes d’éthique très au sérieux et nous travaillons très étroitement avec nos fournisseurs, y compris cette usine, pour s’assurer qu’ils adhèrent à nos normes stricts. »

Hung Hing a fait répondre une lettre de quatre pages par son manager général Dennis Wong dans laquelle il a admis qu’on pouvait demander aux ouvriers de faire des heures supplémentaires jusqu’à 92 heures par mois en juillet et août. La lettre disait que le mois dernier les heures supplémentaires s’étalaient de 23 à 77 heures. La société a dit que les ouvriers qui refusaient de faire du supplément n’étaient pas pénalisés.

Il a attribué le retard de paiement des salaires à la complexité des calculs de salaires pour plus de 8000 ouvriers, et a argumenté que c’était une pratique industrielle normale. Il a insisté sur la formation de sécurité que recevraient les ouvriers, mais a averti que les managers seraient tenus responsables de futurs manquements et verraient une déduction sur leur salaire .

La société a dit que procurer de l’eau pour les toilettes après 22h était du gaspillage et que des barils d’eau étaient disponibles pour servir de chasse d’eau.

Traduit par Hélios

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Autres articles sur le même sujet :

Les chinoiseries des fabricants de jouets

Mattel, Lego ou Disney profitent allègrement des terribles conditions de travail imposées dans les usines chinoises où leurs jouets sont fabriqués. Mais pas question que leur responsabilité soit engagée. Officiellement, le problème moral incombe aux sous-traitants

[LIRE la suite…/… ICI ]

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MATTEL et DISNEY fêtent Noël en Chine 

Salaires de misère, amendes punitives, quatorze heures de travail par jour, six jours par semaine. Discrimination et harcèlement banalisés. En Chine, c’est le salaire des forçats de Noël qui garnissent les hottes de Disney et Mattel. Deux ONG dénoncent.

[LIRE la suite…/… ICI ]

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Infographie (Source OWNI)
Clic ! sur l’image pour l’agrandir

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Meyrosa dit :

Malgré la dureté des articles de cette page, je veux souhaiter

JOYEUX NOËL

à TOUS les ENFANTS du MONDE

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En attendant NOEL…

1 décembre 2011

Depuis quelques jours, je me creusais la tête, ne sachant comment animer ce sujet …
Pas question d’entrer dans le consumérisme des sites marchands, ni dans la mièvrerie bedonnante des « papanoël ».

Voilà. Ce sera juste une touche de douceur, tel un calendrier de l’Avent ouvrant à chacun sa petite lucarne pour y découvrir une Idée-Bonheur à préparer, à partager…

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Envoi de Jean-Claude :

1 –Marché de Noël de Strasbourg

comme si vous y étiez…

Strasbourg, capitale de Noël

Superbe vidéo

Clic ! sur l’image

http://www.kizoa.fr/diaporama/d3527819k4765567o1/strasbourgcapitale–de–noeldiaporama%20kizoa

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2 – CADEAUX FAITS MAISON :

INVITATION à L’ ATELIER DE NOËL « DROPS »

Un excellent choix de modèles gratuits pour de magnifiques décorations de Noël et des idées amusantes de cadeaux de Noël.


Entrez dans l’atelier de Noël…

→ I  C  I  / C L I C !

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3 – RECETTES de NOËL

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TERRINE VÉGÉTALE façon FOIE GRAS

Commençons par ce met emblématique sans qui de nombreuses personnes n’imaginent pas leurs réveillons et qui est pourtant un aliment si cruel qu’il est aujourd’hui interdit dans plusieurs pays.
Et si cette année vous optiez plutôt pour un réveillon végétal, raffiné et sans cruauté ?

Pour 8 personnes
100 g de marrons au naturel
200 g de Tofu Soyeux (ici Soy)
60 g de Tofu Nature (ici Soy)

4 c à s d’huile de noix
40 g de shitakés poêlés
3 c à s de miso blanc (ici Lima)

1/4 de c à c de poivre noir moulu
1/4 de c à c de muscade moulue

1/2 c à c de graines de coriandre moulues
1/8 de c à c de clous de girofle moulus

1/2 c à c de sel
60 ml d’armagnac
100 ml d’eau

100 ml de crème Soja Cuisine (ici Soy)
2,5 c à c d’agar-agar

070 Voir la suite :
http://www.100-vegetal.com/2014/12/terrine-vegetale-facon-foie-gras.html#.VIcpf8lYg4W

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Les BREDELE

En alsacien, un Bredele (ou Bredle) est un petit gâteau de noël sucré.
Découvrir la tradition du Bredele ainsi que de nombreuses recettes :

La légende des « bredele » /

Clic ! I C I

Recettes de Bredele

http://recette.bredele.free.fr
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LE VIN CHAUD


NOËL SANS ALCOOL :

Lorsque j’étais enfant, en rentrant de la messe de minuit, nous nous réchauffions en dégustant un vin chaud parfumé, flambé puis mitonné très doucement par Opapa au coin du feu pour éliminer l’alcool. Quel délice !

Une autre recette VIN CHAUD SANS ALCOOL :

Vin chaud pour les enfants

Ingrédients :

  • Un litre de jus de raisin blanc
  • 4 cuillères à soupe de sirop de framboise
  • 2 cuillères à soupe de jus de citron
  • 80 grammes de raisins secs
  • un bâton de cannelle
  • quelques clous de girofle

Préparation :

Mélanger les ingrédients et faire chauffer le tout sans porter à ébullition. Filtrer et verser dans des tasses.

D’autres recettes :

Six recettes de vin chaud pour tous les goûts

http://www.suite101.fr/content/du-vin-chaud-pour-tous-les-gouts-a1908

Voir également sur notre Blog :

BOISSONS NATURE/La Fête SANS alcool /clic !

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REPAS de NOËL
bon, original… et pas cher !

Si votre budget, cette année, ne vous permet pas d’acheter de la langouste et des huitres à Noël, laissez donc ces animaux vivre leur vie dans l’océan et offrez à vos enfants un chaleureux réveillon composé, par exemple :

  • d’un odorant potage aux légumes frais de saison renforcé de pois cassés (ou autre légumineuse et d’un céréale complète (le millet, c’est vraiment bon !)
  • Et pourquoi pas un dessert « comme autrefois » exhalant cannelle, vanille,  cardamone, bergamote… :

→ pain perdu
→ Tergoule

Recette Bio :
→ Pain d’épices Gourmandise de Noël
A l’approche des fêtes de fin d’année, le pain d’épices est la petite douceur à savourer en famille.  La vraie recette : de la farine, beaucoup de miel et des épices… un point c’est tout !

→ Le fameux Kabinet Pudding au pain et raisins secs.
En attendant l’authentique recette de Opapa (je vais la retrouver…)
voici une version modernisée (c’est vraiment pas pareil, enfin !)

*Ingrédients achetés en magasin Bio, c’est ça le meilleur goût !

C’est trop frugal ? Pas de souci… Voici d’autres idées pour réjouir vos papilles sans dévaliser votre porte-monnaie :

2 menus festifs pour Noël ou une autre occasion…concoctés par Pascale :

nouvellecuisinebio.com/idees menus de Fêtes / Clic !

Catégorie: Recettes de fête

Au lieu d’un repas trop copieux…un ventre trop lourd, préparez une soirée familiale où chacun joue,  chante, danse, raconte une histoire… (à la fin de cet article, quelques contes et chansons de Noël, à mémoriser puis à mimer, c’est plus vivant !)

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LA CUISINE des ENFANTS

Maman, prête-moi ton tablier !
Quelques recettes à réaliser  en famille, avec les enfants :
Tartines du Père Noël, la bûche à la banane, le nougat-cadeau

C’est certain, ils vont nous surprendre !

Recettes de desserts de Noël par les enfants

→ / Clic  I C I

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4 – NOËL POUR TOUS

Un regard ouvert  nous dictera des gestes simples et justes pour contribuer à l’équilibre des mondes, à l’éveil des consciences… à la joie, à la paix.

Aidons nos enfants à trier leurs jouets et à donner au moins leur surplus à des associations caritatives qui les redistribueront à d’autres enfants… Cela leur fera plaisir et, en plus, cette récup c’est bon pour la planète !

Idée : LA BOUGIE de LUMIERE

Chaque soir avant Noël, chaque membre de la famille concentre des pensées d’amour sur la flamme d’une grosse bougie naturelle (cire d’abeille, cire végétale bio…) – à l’intention des  autres membres  de  la famille, proches ou lointains, les invités au réveillon, les voisins, les cousins, les amis… et aussi pour tous les êtres qui peuplent la terre…

Le jour de Noël, cette BOUGIE DE LUMIÈRE sera placée au centre de la table et nourrira de joie petits et grands…

Une pomme, quelques noix, une parole, un sourire,une visite… un petit quelque chose… pour les plus démunis, les esseulés, les sans-papiers-sans-famille-sans-espoir…
Pas un « acte-de-charité » mais comme une source vive qui coule de cœur en cœur.

   JOUETS POUR TOUS

   JEUX ET JOUETS ECOLO-SYMPATHICO-ORIGINAUX

Des idées originales de jeux et jouets « intelligents » :
Vélo en bois sans pédales… Châteaux et carrosses en carton…
Maquettes -fonctionnant aux énergies renouvelables- à monter soi-même…
Jeux collectifs pour familles…

Pour les enfants exceptionnels :
Poupées en fauteuil roulant,
Albums tactiles pour déficients visuels,
Le loto de l’Hôpital…

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https://meyrolian.wordpress.com/2009/12/08/jeux-et-jouets-ecolo-sympathico-originaux/
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Le NOËL des ANIMAUX

Responsabilité :

chat cadeau vie.

Je dis STOP à la cruauté, à l’inconscience, à la barbarie…
Le plaisir (?) gustatif des uns au prix d’horribles souffrances des autres…

Et si on commençait simplement à refuser de manger du FOIE GRAS à NOËL ?

070(Voir la recette ci-dessus :
TERRINE végétale façon FOIE GRAS)

Le foie gras est le foie malade d’un oiseau atteint de stéatose hépatique.
Rapport scientifique de la Commission Européenne

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MANIFESTE contre le GAVAGE

Clic sur ces liens :

http://www.stopgavage.com/index.php.

http://www.lepost.fr/article/2010/11/13/2303113_foie-gras-saint-martin-droit-absolu-sur-la-vie-des-autres.html

One Voice :

Le gavage : source de souffrances et de maladies

Des conditions d’élevage contre-nature

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Le Film d’investigations :

Du temps d’Escoffier, le mot « gastronomie » évoquait la noblesse du sens du goût. Aujourd’hui, c’est souvent une alliance inconsciente et intolérable  avec la souffrance animale.

Que nos consciences s’éveillent, sans jugement, mais dans la justesse : Il ne s’agit pas de promouvoir un faux foie gras, élaboré avec de l’huile de palme !

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Voir aussi L’HOMME E(s)T LA BÊTE / Clic !

Idée :
Lire LA PRIERE DES ANIMAUX  devant la crèche, le sapin…


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5 – CONTES & CHANTS de NOËL

On associe à l’image du Christkindel une jeune femme douce tout de blanc vêtue et représentant la féerie des nombreuses légendes alsaciennes.

Le NOËL de LOUIS

Le Noël du petit joueur de violon

Des contes et des chansons de Noël

Bach – Christmas Oratorio – Schlafe, mein Liebster

Le Bonhomme de neige Jacques Prévert/par Jacques Douai

Des chants de Noël de tous pays à écouter en ligne
/ pour tous les goûts / Clic !

José Carreras, Plácido Domingo & Luciano Pavarotti
Chorales Strasbourg, Londres, etc.
Chants russes avec Yvan Rebroff, chants bulgares, Tyrol..

portée1

Et SPOTIFY que je viens de découvrir. Un site riche, facile, convivial.

spotify.com

Des Millions de Chansons en Streaming.

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BONNE PRÉPARATION !

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Sur ce blog, d’autres articles  Thème NOËL :

Tag  NOËL / Clic !

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Maison familiale de BADEN-BADEN-Années1900/1930

19 novembre 2011

Dans la série MÉMOIRE, ce nouvel article-souvenir de notre chère doyenne, Mamie Eugénie, éclaire la vie de notre famille, liée au contexte historique des provinces d’Allemagne et de l’Alsace, à l’époque de ces absurdes guerres fratricides…

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BADEN-BADEN

Un peu d’histoire :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Baden-Baden


La maison où je suis née…

par Eugénie MEYER

Située au N° 3 AdlerStrasse,  notre maison comporte un vaste rez-de-chaussée, surmonté de trois étages.

La petite maison à gauche (visible photos maison 2 et 3) était déjà une blanchisserie, gérée de mère en fille, depuis le temps de ma trisaïeule ZIEGLER.

Ce n’est qu’après son mariage que ma grand-mère, Maria HILGER (épouse KILLIAN), a fait construire la grande maison d’habitation qui a été terminée début 1912.

Mon grand-père, Eugen KILLIAN était ébéniste. Il fabriquait surtout des petits meubles, sculptés de main de maître. Mais il s’était spécialisé dans la restauration des pianos dans les châteaux et les maisons bourgeoises environnants. Étant doué d’une oreille très juste, il en profitait pour les accorder, ce qui était très apprécié par les propriétaires lorsqu’ils revenaient dans leur résidence. Il était aussi très actif  à la blanchisserie ; il entretenait les feux et aidait à manipuler ce qui était très lourd. Il se levait à 4 heures tous les matins.

Maison 1 / En 1911

On peut voir :
fenêtre gauche : Les blanchisseuses,
fenêtre du milieu : une blanchisseuse et ma mère, Olga.
fenêtre droite : ma grand-mère Maria et mon frère René.

Sur le fronton :

LAUNDRY WÄSCHEREI  BÜGLEREI Frau KILLIAN BLANCHISSEUSE

Une enseigne en trois langues pour une clientèle issue de la Haute-Société fréquentant la station thermale et le casino de BADEN-BADEN à cette époque.

Les grands soupirails du sous-sol évacuent la vapeur de la buanderie.

Maison 2 / En 1921

Mon grand-père et mon frère René – Ma mère et mon frère Joseph bébé.

Après le décès de ma grand-mère, ma mère Olga a vendu la Blanchisserie. Le rez-de-chaussée est alors habité.

Maison 3 / Période 1926 ou 1927

A la fenêtre, c’est moi à l’âge de 3 ou 4 ans, avec ma mère qui, à la surprise générale, venait de se faire couper les cheveux sous l’influence de son fils aîné, René. Mais cette initiative n’avait pas du tout remporté l’unanimité, surtout pas celle de son mari !

Au premier plan, ils sont en train de déménager la cave de l’entrepôt Böhm, ce qui a provoqué une invasion de souris dans notre maison. Et quand on sait que Omama avait la phobie des souris… Oh la la ! Il arrivait que mon père la trouve, juchée sur la table, attendant son retour du travail.

La Blanchisserie primitive la petite maison à gauche avec son perron en fer forgé– abrite maintenant l’atelier d’un tailleur. Quand j’allais chez lui, je m’amusais à ramasser les épingles tombées entre les lattes du parquet, à l’aide d’un aimant que j’actionnais comme une baguette magique. Quel ravissement de soulever toutes ces épingles cachées ! C’était souvent la femme du tailleur qui devait me rappeler l’heure d’aller manger… Mon père a fait embaucher leur fils à l’Hôtel Stéphanie, comme liftier.

Au temps de la blanchisserie


Au milieu, ma grand-mère, vieille avant l’âge, usée par le travail. Derrière elle, mon oncle Kamil et, à sa droite, celle qui devint sa femme, une des blanchisseuses, Anna. Les laveuses et repasseuses, il en manque sur la photo. Elles étaient parfois au nombre de 10.

Wasserkübel  : Le lavage était effectué dans des cuves en bois, percées de deux trous où l’on introduisait un bâton, ce qui permettait de les transporter aisément à deux. Les grandes cuves étaient en bois clair et les plus petites en bois foncé.

Le savoir-faire de ma grand-mère était très réputé et elle a obtenu la récompense « La Couronne de la Cour ». Elle n’en tirait aucun orgueil et elle disait que c’était uniquement pour lui faire payer plus d’impôt ! Mais, avec son franc-parler, elle a su très vite réajuster ses tarifs  auprès d’une riche clientèle sachant apprécier la qualité de ses prestations.

En haute saison,  le travail de la BLANCHISSERIE était très dur. Mais l’hiver, on ne travaillait que trois jours par semaine et MARIA était abonnée au Théâtre, aux concerts et fréquentait assidûment les réceptions. Très coquette, elle portait de beaux chapeaux et de longues robes à traîne.

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Portraits de MARIA HILGER KILLIAN

Vers 1880

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A l’intérieur de la Blanchisserie :

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C’est la seule photo prise à l’intérieur, à l’occasion du remariage d’un cousin de ma grand-mère (à droite, avec sa 2ème femme et ses deux filles issues d’un premier mariage). Derrière lui, ma tante Anna, et la vieille cuisinière, amie de la famille, entourée de jeunes blanchisseuses.

Juchée sur un beau tabouret fabriqué par mon grand-père, ma grand-mère MARIA paraît grande derrière le ruban blanc de la jeune employée. A gauche, mon grand-père -derrière mon frère René- et ma mère derrière mon frère Hugo. C’était pendant la guerre de 14, mon père était porté disparu (Alsacien, il avait déserté de l’armée allemande pour rejoindre l’armée française et s’était engagé dans la Légion Etrangère pour ne pas créer des représailles sur sa famille en Allemagne).

Les détails :

C’est bien cette horloge que vous pouvez encore voir dans ma salle à manger !

L’énorme poêle en céramique comportait de longs tuyaux alambiqués pour sécher le linge.

Un autre petit poêle en céramique plus luxueuse me plaisait beaucoup. Le haut, en forme de cône, entouré d’une ravissante galerie en fer forgé, était spécialement conçu pour accueillir et protéger les fers à repasser.

Les meubles recevaient le linge aux plastrons brodés, aux plis et ruchés délicats et autres colifichets… en attente de livraison.

Cette photo est précieuse pour moi car elle réunit mon grand-père et ma grand-mère, décédée avant ma naissance.

LA VIE DE LA FAMILLE

Famille HILGER-KILLIAN

Mariage Eugen KILLIAN et Maria HILGER
mes grands-parents

Ils ont eu quatre enfants :
3 garçons : Eugen, Herman, Kamil
et ma mère, Olga, la plus jeune.

C’est ma mère, Olga Killian, déguisée en Petit Chaperon Rouge

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Olga KILLIAN, en communiante le 10 avril 1904

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Olga, jeune fille

Traditionnellement, dans la Blanchisserie, la jeune fille de la famille recevait une bonne éducation –instruction, cours de danse, maintien, langues, etc- afin d’être à l’aise avec le protocole à respecter en livrant le linge, artistiquement repassé, à la clientèle victorienne des grands hôtels. Combien de gracieuses révérences ont-elles dévolues à ces nombreuses têtes couronnées ?

C’est ainsi que la personnalité de ces demoiselles alliait un détonnant tempérament de « Madame Sans-Gêne » à un noble port de reine !

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Les frères de ma mère

En communiants :

 

Eugen                                                  Hermann

 

Kamil                                              Hermann et Kamil

Kamil est tombé à la guerre, le 15 août 1917, au Plateau de Craonne, à l’âge de 27 ans.

Voir d’autres photos de mes oncles (jeunes hommes, leur mariage…) regroupées dans l’album  « Les frères Killian » 

 Album « Les frères Killian » / Clic !

Voir le Diaporama Frères Killian / Clic !

Mes cousines :

« Petites filles en robe de dentelle » :

[Galerie]

 

   

Un autre diaporama laisse défiler les ravissantes petites filles photographiées dans leur plus beaux atours…*
Ma tante Rësel, couturière récompensée, elle aussi,  par « La Couronne de la Cour », réalisait ces magnifiques robes.
On peut imaginer le soin apporté au repassage des multiples plis et dentelles amidonnés… Ce n’était pas du synthétique !

Voir l’Album « Petites filles en dentelle »/Clic ! 

  Voir le Diaporama/Clic

*Pour admirer les détails, n’hésitez pas à utiliser toutes les options et les outils (loupe…) de l’album !

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Famille René MEYER-Olga KILLIAN

Nous étions également quatre enfants :
3 garçons : René, Hugo, Joseph et une fille, moi Eugénie, la plus jeune.
(Certaines photos sont en cours de restauration… Désolée pour les graffiti des jeunes générations !)

Ça commence par leur Mariage :

Mon père et ma mère – Décembre 1910

Après un compagnonnage dans toute l’Europe, auprès des Grands Chefs disciples d’Escoffier, mon père est devenu, à son tour, Chef de Cuisine du Kurhaus à Baden-Baden, à l’âge de 27 ans. En voyant ma mère, il a dit : « Cette jeune fille sera ma femme ! »  Après ce coup de foudre, il a demandé à ses parents la permission de la courtiser. C’est ainsi qu’ils fréquentaient le cours de danse, chaperonnés par ma grand-mère en grande tenue qui, après le « Français » -c’est-à-dire le Quadrille- rentrait en fiacre pour ne pas balayer la rue avec sa traîne !

Olga, jeune femme

(Un trait de crayon juvénile bien mal placé… On va réparer avec Photoshop. Patience !)

René et Hugo / naissance avant la guerre de 14

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Pendant la guerre de 14.
Ma mère est en deuil de son frère Kamil, tombé en 1917

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Hugo et René

xRené sur son cheval à bascule

Joseph et Eugénie, nés après la guerre de 14 (1921 et 1923)

Coucou, c’est moi, Eugénie

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Je me suis bien arrangée… C’est bon, le chocolat !

Sur le banc : Joseph, notre mère, moi et une gentille voisine

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Une journée chez les amis FELDEN à STEINBACH

à droite : mon père et ma mère. A côté, c’est la meilleure amie de ma mère -que j’appelais « Tante Lina »– qui me tient aux épaules. Madame FELDEN et son chaton. Monsieur FELDEN, derrière Joseph. A gauche, le plus jeune fils FELDEN.
En haut, à droite,  mon frère René  et Ludwig, le fils de Tante Lina, étudiant.

Remarque : Mon père et René portent une cravate mais pas Ludwig. En Allemagne, en ce temps-là, les hommes devaient sortir cravatés. Seuls les étudiants étaient autorisés à ne pas porter de cravate.

C’était très sévère. Ainsi, pendant ma scarlatine, un flic veillait en permanence devant la porte. Nous ne devions pas ouvrir la fenêtre. Mon père me disait au revoir à travers une vitre. Seule, ma mère et le docteur pouvaient entrer dans ma chambre. Une autoritaire quarantaine !

La famille de PHILIPPSBURG

Les sœurs de mon grand-père Eugen KILLIAN

PHILIPPSBURG est le village natal de mon grand-père, Eugen KILLIAN. Toutes les maisons étaient blanches et ornées d’une vigne.

Je viens d’apprendre que cette bourgade paisible  -doux souvenir de mon enfance- est devenue un site de centrale nucléaire. Quelle tristesse ! Quelle trahison !
 http://fr.wikipedia.org/wiki/Philippsburg

Eugen KILLIAN avait 8 sœurs. Il était le seul garçon.

SOPHIE, la sœur aînée et son mari,
les parents du cousin Emil.
Ils tenaient une maroquinerie à Frankfurt.

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Les sœurs jumelles de mon grand-père fêtent leurs 70 ans


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Ma tante BERTHA et son mari, Andres.
Il était fabricant de cuves et de tonneaux

Les mêmes, devant leur maison


Sur l’enseigne, écrite en gothique :
Kübelrei Meister BOOS
C’est dans cet atelier qu’il a fabriqué toutes les « wasserkübel » de la Blanchisserie

Leur fils et sa femme

Les mêmes avec leur fils Arthur

Je les aimais beaucoup. Après ma mauvaise scarlatine, j’ai été accueillie chez eux pour boire du lait de chèvre pendant ma convalescence.
Arthur était très gentil avec moi, mais leur autre fils, Eugen, inventait mille farces pour attraper sa naïve petite cousine de la ville…

A Philippsbourg, en ce temps-là…

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EVENEMENTS

ZEPPELIN

Un évènement extraordinaire est resté dans mon souvenir : Le dirigeable Zeppelin a survolé notre maison. Nous étions très honorés, ainsi que tous les voisins.

Pendant quelque temps, la rue résonnait de ce chant, clamé par mon frère René et tous ses amis :

Graf Zeppelin, Graf Zeppelin,
Was macht denn deine Luftmaschien ?
Sie ist verbrannt im Ungarnland,
Das weisst das ganze Baderland.
Graf Zeppelin, Graf Zeppelin,
Kaput ist deine Luftmaschien !

Traduction :
Comte Zeppelin (bis)
Que fait donc ton aéronef (machine de l’air)
Elle a brûlé en Hongrie. Tout le pays de Bade le sait.
Comte Zeppelin (bis) Ta machine est cassée (Kaput).

En savoir + sur Zeppelin :
http://fr.wikipedia.org/wiki/Zeppelin
http://www.linternaute.com/histoire/motcle/144/a/1/1/zeppelin.shtml

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CARTES POSTALES anciennes

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Baden-Baden Paradies

Kurhaus

Oospartie

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ATELIER STUMPF
Photographe

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Avez-vous remarqué l’estampille « STUMPF » sur la plupart de nos photos ? C’était un ATELIER PHOTO très réputé qui a fixé plusieurs générations sur la pellicule.

Pour les amateurs de photos anciennes, voici un cadeau de collectionneur :
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Verso d’une photo. Ce n’était pas toujours le même décor.

DOCUMENTATION

Envoi de Danièle :
Docu/A l’origine du fer à repasser

CONCLUSION par meyrosa

Remerciements chaleureux à ma mère, Eugénie MEYER, pour ce bel effort, malgré plusieurs accidents de santé et une vue défaillante :

Trier et choisir les photos,
Les examiner à la loupe pour y déceler les détails permettant une datation juste,
Dicter le contenu de l’article étape par étape, au fil de la remontée des souvenirs…
Chercher quelques astuces de présentation…

Un magnifique travail, accompli avec courage, persévérance, efficacité… et surtout beaucoup d’amour pour transmettre des racines solides aux générations futures.

Remerciements à ma sœur Danièle qui a acheté une imprimante offrant une belle qualité de scan des photos anciennes. Nous essaierons de les améliorer au fur et à mesure…

Je voudrais clôturer cet article en rendant hommage à la « dynastie » des Dames ZIEGLER-HILGER-KILLIAN-MEYER qui ont toutes aimé les fleurs et particulièrement LE MYOSOTIS.

VERGISMEINNICHT
Forget-me-not
Ne m’oublie pas

Non, chères aïeules, nous ne vous oublierons pas !
meyrosa

Voir les autres articles de Eugénie MEYER :

https://meyrolian.wordpress.com/2011/11/19/maison-familiale-de-baden-baden-annees19001930/
https://meyrolian.wordpress.com/2011/04/11/mamie-eugeniechants-poesies/
https://meyrolian.wordpress.com/2009/12/28/refugies-a-tournon-39-45/

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Contes philosophiques

18 novembre 2011

Voici quelques contes dits « philosophiques » pour alimenter nos thèmes de réflexion..

Astuce : Si au cours d’un repas de famille ou d’un réveillon entre amis, les esprits s’échauffent autour d’un débat houleux, glissez candidement une de ces fables dans la discussion… Sagesse !

Arnaque financière

Histoire simple pour expliquer comment la finance
arnaque les particuliers, les entreprises et les États

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Un homme portant costume et cravate se présente un jour dans un village.

Monté sur une caisse, il crie à qui voulait l’entendre qu’il achète cash, 100 euros l’unité, tous les ânes qu’on lui propose.
Les paysans le trouvent bien un peu étrange mais son prix est très intéressant et ceux qui concluent avec lui repartent le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

Il revient le lendemain et offre cette fois 150 € par tête et là encore une grande partie des habitants lui vendent leurs bêtes.

Les jours suivants, il offre 300 € et ceux qui ne l’ont pas encore fait vendent les derniers ânes existants. Sachant qu’il n’en reste plus du tout, il dit qu’il en cherche d’autres et revient dans huit jours acheter des ânes à 500 €.

Le lendemain, il confie à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre chaque âne à 400 €. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachètent leurs ânes quatre fois le prix qu’ils les ont vendus et pour ce faire, tous empruntent !

Les deux hommes d’affaire ayant gagné suffisamment d’argent en revendant les ânes ne reviennent pas ; et tous les villageois se retrouvent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentent vainement de les revendre pour rembourser leurs emprunts. Le cours de l’âne s’effondre. Les animaux sont saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. En plus celui-ci explique au maire que s’il ne rentre pas dans ses fonds, il est ruiné lui aussi et doit exiger le remboursement immédiat de tous les prêts par ailleurs accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donne au banquier. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fait pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvent proches du surendettement.

Voyant sa capacité de remboursement dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles connaissent les mêmes difficultés.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décident de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repousse l’âge de départ à la retraite, on supprime des postes d’employés communaux, on baisse les salaires et parallèlement on augmente les impôts.

C’était, dit-on, inévitable…

Mais on promet de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.

Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?

Que faites-vous pour l’endettement actuel ? Le vôtre, celui des entreprises, celui de l’État ? Tous les trois victimes de l’escroquerie des financiers.

Source : Intelligence verte

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.LA GRENOUILLE CHAUFFÉE

Petit conte d’Olivier CLERC, écrivain et philosophe

dessin de jean pierre Petit

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.

La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
La température continue à grimper.
L’eau est maintenant chaude.

C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.

L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Sommes-nous TOUS des GRENOUILLES CHAUFFÉES ???

Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.

Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l’intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

Les noirs tableaux annoncés pour l’avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.

Le GAVAGE PERMANENT d’informations de la part des médias sature les cerveaux qui n’arrivent plus à faire la part des choses…

Lorsque j’ai annoncé ces choses pour la première fois, c’était pour demain. Là, C’EST POUR AUJOURD’HUI.

Alors si vous n’êtes pas, comme la grenouille,
déjà à moitié cuits,
donnez le coup de patte salutaire
avant qu’il ne soit trop tard.

Voir aussi :

MATIN BRUN/livre, audio, théâtre
https://meyrolian.wordpress.com/2010/10/20/matin-brunlivre-audio-theatre/

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Le PÉCHEUR MEXICAIN

Pour en finir une bonne fois pour toutes
avec le syndrome du « toujours plus »…

(Source Blog Bernard Lamailloux)

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

 » Pas très longtemps « , répond le Mexicain.

 » Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus?  » demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors :  » Mais que faites-vous le reste du temps? « 

 » Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie « .

L’Américain l’interrompt :  » J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. « 

Le Mexicain demande alors :  » Combien de temps cela prendrait-il? « 

 » 15 à 20 ans « , répond le banquier américain.

 » Et après? « 

 » Après, c’est là que ça devient intéressant « , répond l’Américain en riant.

 » Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions « .

 » Des millions? Mais après ?  »

 » Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. « 

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Ce court dialogue humoristique entre un simple pêcheur mexicain et un financier américain nous révèle tout le sens de la vie en quelques lignes.

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Le gros capitaliste

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DANS un petit village indien de l’Etat d’Oaxaca apparut un beau jour un Américain soucieux d’étudier le pays et les gens.

En fouinant à droite et à gauche, il se retrouva devant la hutte d’un petit paysan indien qui profitait du temps libre que lui laissait la culture de son champ de maïs pour augmenter son modeste revenu en tressant de petits paniers.

Ces petits paniers étaient faits de fibres de sisal que l’Indien colorait de teintures que lui fournissaient diverses plantes et écorces dont il les extrayait.

Cet homme avait un tel talent pour tisser les brins de fibres multicolores qu’une fois achevé, le petit panier paraissait constellé de personnages, de motifs, de fleurs et d’animaux. Même sans être versé dans cet art, on pouvait voir que ces paniers n’étaient pas peints mais que leurs motifs étaient savamment entrelacés dans leur texture même : il suffisait de regarder à l’intérieur pour constater que ces décorations se retrouvaient à la même place sur leur surface externe. On pouvait s’en servir comme corbeilles à couture ou comme objets d’ornement.

Chaque fois que l’Indien avait confectionné une vingtaine de ces petits chefs-d’œuvre et qu’il pouvait quitter son champ pour la journée, il se levait à deux heures du matin pour se rendre à la ville où il allait les vendre au marché. La taxe pour avoir une place sur le marché lui coûtait dix centavos.

Quoiqu’il passât plusieurs jours à travailler sur chacun de ses petits paniers, il n’en réclamait que cinquante centavos. Mais quand un acheteur lui reprochait d’être beaucoup trop cher et se mettait à marchander, l’Indien descendait à trente-cinq, à trente et jusqu’à vingt-cinq centavos, sans savoir que c’est là le lot de la plupart des artistes.

Il arrivait assez souvent que l’Indien ne puisse pas vendre tous les petits paniers qu’il avait apportés au marché ; car beaucoup de Mexicains se croient obligés de souligner le fait qu’ils sont civilisés et préfèrent de loin acheter un objet manufacturé qu’on produit à vingt mille exemplaires par jour mais qui porte l’estampille de Paris, de Vienne ou d’un atelier d’art de Dresde au lieu de savoir apprécier dans toute son originalité le travail d’un Indien de leur propre pays, qui n’en faisait pas deux qui fussent identiques.

Quand donc l’Indien n’avait pas réussi à vendre tous ses paniers, il allait les proposer de porte en porte où l’accueil qu’on lui réservait était empreint, selon les cas, de brusquerie, d’indifférence, de mépris ou d’ennui, traitement habituel envers les colporteurs, les représentants en livres ou en cadres.

L’Indien le supportait comme tous les artistes, seuls à être conscients de la valeur de leur travail, supportent pareils traitements. Il ne s’en formalisait pas et le prenait sans tristesse, sans aigreur et sans irritation.

Lors de cette tournée de porte en porte, on ne lui offrait souvent que vingt, voire même quinze ou dix centavos du panier. Et lorsqu’il lui arrivait d’en céder pour cette misère, c’est fréquemment que, sous ses yeux, la femme prenait le petit panier, y jetait à peine un coup d’œil, et le jetait négligemment sur la première table avec l’air de dire : « C’est bien de l’argent jeté par les fenêtres, mais bon, je vais faire gagner quelques sous au pauvre Indien qui a fait une si longue route. D’où es-tu donc ?

– Ah, de Tlacotepec. Ecoute, ne pourrais-tu pas m’apporter deux ou trois dindes ? Mais il faudra qu’elles soient bien grasses et très bon marché, sinon je ne te les prendrai pas. »

Mais les Américains ne sont, à propos de petites merveilles de ce genre, pas aussi difficiles que les Mexicains qui, à quelques exceptions près, ne savent pas apprécier ce qu’ils ont sous la main dans leur pays. Même si l’Américain moyen est inapte à évaluer l’incomparable beauté de tels ouvrages, il ne manque pas de s’apercevoir immédiatement qu’il s’agit là d’art populaire et il est d’autant plus vite porté à l’identifier et l’apprécier qu’il n’existe pas chez eux.

Accroupi sur le sol devant sa hutte, l’Indien tressait ses petits paniers.

L’Américain lui demanda : « Combien coûte un panier, l’ami ?

– Cinquante centavos, señor, répondit l’Indien.

– Bon, j’en achète un, je connais quelqu’un à qui ça fera plaisir. »

Il s’était attendu à ce que le panier coûtât deux pesos. Lorsqu’il eut pleinement pris conscience de cela, il pensa aussitôt aux affaires. Il questionna l’Indien : « Si maintenant je vous achetais dix de ces petits paniers, à combien me les feriez-vous pièce ? »

L’autre réfléchit un moment et dit : « La pièce vous coûterait alors quarante-cinq centavos.

– All right, muy bien, et si j’en achetais cent, combien la pièce ? »

De nouveau, l’Indien prit un moment pour faire ses calculs : « La pièce vous coûterait alors quarante centavos. »

L’Américain acheta quatorze paniers, tout ce que l’Indien avait en stock.

Lorsque l’Américain fut convaincu d’avoir vu le Mexique et de connaître dans les moindres détails tout ce qui était digne d’intérêt à propos du pays et des Mexicains, il regagna New York. Puis, retourné à ses affaires, il repensa aux petits paniers.

Il se rendit chez un grand négociant en confiserie en lui disant : « Je suis en mesure de vous fournir en petits paniers de cette sorte. Regardez quel emballage cadeau des plus originaux cela ferait pour présenter vos chocolats de luxe. »

Le confiseur examina le panier avec la plus grande compétence. Il appela son associé, puis finalement son gérant aussi. Après avoir conféré, le confiseur déclara : « Je vous dirai demain le prix que je suis disposé à en donner. A moins que vous ne m’indiquiez le vôtre ?

– Je vous ai déjà dit que je ne me réglerai que sur votre offre, si vous êtes preneur. Je vendrai ces paniers en exclusivité à la maison qui m’en offrira le plus. »

Le lendemain, l’expert en objets mexicains revint voir le confiseur, qui lui confia : « Je pourrais tirer quatre, peut-être même cinq dollars d’un panier de bonbons au chocolat des plus fins. C’est l’emballage le plus joli et le plus original qu’on puisse présenter sur le marché. Je vous en offre deux dollars et demi pièce, fret et douane pour la marchandise rendue au port de New York à ma charge, expédition à la vôtre. »

Le voyageur de retour du Mexique se fit ses calculs. L’Indien lui avait fait une offre de vente à quarante centavos pièce s’il lui en prenait cent. Quarante centavos, cela faisait vingt cents. Il revendait le panier à deux dollars et demi. Il y gagnait deux dollars trente cents pièce, soit à peu près mille deux cents pour cent.

« Je pense que je peux le faire à ce prix-là », dit-il.

Sur quoi le confiseur répondit : « Mais à une condition. Il faut que vous nous livriez au moins dix mille de ces petits paniers. A moins, le jeu n’en vaudrait pas la chandelle, car la réclame que j’aurai à faire pour cette nouveauté ne se justifierait plus. Et sans réclame, je ne saurais en tirer ce prix-là.

– D’accord », opina l’expert en objets mexicains. Il venait de gagner vingt-quatre mille dollars, revenu dont il n’avait à soustraire que le coût du voyage et du transport jusqu’à la première gare de chemin de fer.

Il partit aussitôt pour le Mexique et alla trouver son Indien.

« Je vous amène une fameuse affaire, dit-il. Pensez-vous pouvoir me fabriquer dix mille de ces petits paniers ?
– Bien sûr. Autant que vous voudrez. Il me faudra pas mal de temps, évidemment. Il faut consacrer beaucoup d’attention au traitement des fibres, ça prend du temps. Mais je peux faire autant de paniers que vous en désirerez. »

L’Américain s’était attendu à voir l’Indien devenir fou de joie en apprenant la grosse affaire qu’il lui proposait, à peu près comme un marchand de voitures américain devant une commande de cinquante Dodge Brothers d’un coup. Mais l’Indien ne s’émut pas. Il n’interrompit même pas son travail. Il continua de tresser tranquillement le panier qu’il avait entre les mains.

On pouvait peut-être gagner cinq cents dollars de plus, ce qui couvrirait les frais du voyage, pensa l’Américain ; car pour un si gros contrat, le prix du petit panier à l’unité pourrait sûrement faire l’objet d’un rabais supplémentaire.

« Vous m’avez dit que vous pourriez me vendre le panier quarante centavos pièce si je vous en commandais cent, avança-t-il.

– Oui, c’est bien ce que j’ai dit, confirma l’Indien. Ce que j’ai dit reste valable.

– Bien, poursuivit l’Américain, mais vous ne m’avez pas dit à combien vous me feriez le panier si je vous en commandais mille.

– Vous ne me l’avez pas demandé, señor.

– C’est vrai. Mais maintenant, j’aimerais savoir à combien vous me les feriez pièce si je vous en commande mille et si je vous en commande dix mille. »

L’Indien interrompit alors son travail, pour tâcher de calculer. Au bout d’un moment, il dit : « C’est trop, je ne peux pas calculer ça aussi vite. Il faut d’abord que j’y réfléchisse à tête reposée. Je vais dormir là-dessus et demain je vous dirai. »

L’Américain revint voir l’Indien le lendemain pour prendre connaissance de sa proposition.

« Avez-vous calculé le prix pour mille et pour dix mille paniers ?

– Oui, señor. Mais cela m’a coûté beaucoup de peine et de souci, pour être sûr, en calculant le plus justement possible, de ne pas vous tromper. Si j’avais à faire mille pièces, le prix serait de deux pesos pièce, et si j’avais à en faire dix mille, la pièce reviendrait à quatre pesos. »

L’Américain était persuadé d’avoir mal entendu. Il pensa que sa mauvaise connaissance de l’espagnol lui jouait un mauvais tour. Pour conjurer l’erreur, il demanda : « Deux pesos pièce pour mille et quatre pesos pour dix mille ? Vous m’avez pourtant bien dit que si j’en achetais cent, ce serait quarante centavos pièce ?

– C’est la vérité. Je vous en vendrais cent à quarante centavos pièce. »

L’Indien parlait calmement, car il avait pesé tous les aspects du problème et il n’y avait pas de raison de se disputer.

« Señor, vous allez vous-même comprendre que mille demandent beaucoup plus de travail que cent, et que dix mille encore beaucoup plus de travail que mille. Voilà à coup sûr qui est clair pour tout homme raisonnable.

Pour mille paniers j’aurai besoin de beaucoup plus de sisal, il me faudra chercher beaucoup plus longtemps pour trouver les teintures et les faire en décoctions. Il ne s’agit pas de fibres quelconques. Ensuite, on doit les faire sécher avec soin.

Et puis, si je dois faire tant de paniers, qu’adviendra-t-il de mon champ de maïs et de mes bêtes ?

De plus, pour en tresser autant, il me faudra demander l’aide de mes fils, de mes frères, de mes neveux et de mes oncles. Que deviendront alors leurs champs et leurs bêtes ? Tout deviendra très cher.

Je vous assure que j’ai pensé à vous être le plus agréable et le meilleur marché possible. Mais c’est là mon dernier mot, señor, verdad, última palabra, deux pesos pièce les mille et quatre pesos pièce les dix mille. »

L’Américain discuta et marchanda avec l’Indien la moitié du jour, essayant de lui faire comprendre qu’il s’agissait d’une erreur de calcul. Il se servit d’un épais bloc-notes tout neuf qu’il couvrit de chiffres feuille après feuille pour prouver à l’Indien combien il serait en mesure d’accroître sa fortune en faisant un prix de quarante centavos la pièce, et comment on comptabilise les frais, le prix de revient des matériaux et les salaires.

L’Indien observait les chiffres avec admiration, il lui semblait prodigieux que l’on pût aussi vite aligner des chiffres, les additionner, les diviser et les multiplier. Mais au fond, cela ne l’impressionnait guère, car il ne savait lire ni chiffres ni lettres, et le seul bénéfice qu’il retira de la subtile conférence à haute signification économique de l’Américain fut d’apprendre qu’un homme est capable de parler pendant des heures pour ne rien dire.

Lorsque l’Américain crut avoir convaincu l’Indien de son erreur de calcul, il lui tapa sur l’épaule et demanda : « Alors, mon cher ami, quel prix me faites-vous ?

– Deux pesos pièce pour mille et quatre pesos pièce pour dix mille. » L’Indien s’accroupit de nouveau avant d’ajouter : « Il faut maintenant que je me remette au travail ; excusez-moi, señor. »

L’Américain s’en retourna à New York furieux, et tout ce qu’il put dire au négociant en chocolat pour se libérer de son contrat fut : « On ne peut pas traiter d’affaire avec les Mexicains, il n’y a rien à tirer de ces gens-là. »

C’est ainsi qu’il fut épargné à New York d’être submergé de milliers de ces petits chefs-d’œuvre si charmants.

Et c’est ainsi qu’il fut possible d’éviter que ces merveilleux petits paniers, où un paysan indien avait, avec une habileté sans pareille, tissé le chant des oiseaux qui l’entouraient, les somptueuses couleurs des fleurs qu’il contemplait chaque jour dans la brousse, ainsi que les chansons inédites qui résonnaient dans son âme, finissent déchirés et chiffonnés dans les poubelles de Park Avenue, après avoir perdu toute valeur une fois croqués les chocolats.

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à suivre


Ces médicaments qui menacent de tuer les seniors

9 juillet 2011

Prenons soin de nos Seniors !

 Article paru sur le site « Les Moutons enragés » :

Ces médicaments
qui menacent de tuer les seniors

Publié  par Benji dans Médical et alimentation

Que dire de plus… Je vous mets l’information, c’est assez dingue!
Mais nous sommes ici dans un monde où le meurtre des ainés est légal, aucune condamnation, rien, affligeant complet !

Ces médicaments qui menacent de tuer les seniors

De nombreux médicaments, largement consommés par les personnes du troisième âge, entraînent une dégénérescence cognitive, décuplant ainsi la mortalité des aînés. Selon les conclusions d’une étude anglo-américaine, les molécules incriminées, dont certaines sont disponibles sans ordonnance, seraient au nombre de 70.

On attribue généralement les symptômes tels que raisonnement altéré, perte de mémoire, propos incohérents et perte d’équilibre au temps qui passe. Pourtant, à en croire une étude anglo-américaine financée par the Medical Research Council et révélée le 6 juillet par Le Figaro, les fonctions cognitives des seniors seraient pour une grande partie altérées par plus de 70 médicaments.

Ces effets secondaires avaient déjà été pointés par une équipe du CHU de Saint-Étienne en 2009 : la présente étude vient confirmer les soupçons. Les personnes d’un grand âge consomment dans leur majorité de façon abondante ces médicaments, prescrites -parfois sans ordonnance- en raison de leur effet anticholinergique.

Cette réaction, précise le quotidien, est due à « une substance appartenant à une classe pharmacologique de composés visant à réduire les effets de l’acétylcholine, un neurotransmetteur cérébral qui joue un rôle de médiateur dans le système nerveux ».

Mais la résultante de ce « passage » de l’influx nerveux entre deux neurones, en fin de compte, est loin d’être sans conséquence : Les médicaments en question occasionnent chez les patients des troubles de l’équilibre, de la mémoire, de la vision, une faiblesse musculaire ou même un discours incohérent.

Pour arriver à ces observations, des équipes universitaires britanniques et américaines ont suivi 13 000 patients âgés de plus de 65 ans sur une période de deux ans.

Et les chercheurs, qui ont publié leur rapport dans le Journal of the American Geriatrics Society, livrent des chiffres qui font froid dans le dos : 20 % des patients qui ont pris des médicaments à l’effet anticholinergique, sont décédés durant les deux années de l’étude contre seulement 7 % des patients ne prenant aucun médicament contenant cette molécule.

En réaction, le Docteur de Ladoucette, psychiatre et gériatre à la Pitié-Salpêtrière à Paris, a estimé dans une interview au Figaro que « les gériatres doivent être attentifs face aux ordonnances pléthoriques et ne doivent pas hésiter à supprimer tous les produits contenant des anticholinergique »

Dominique Maraninchi, directeur de l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps), a quant à lui indiqué qu’ « il n’est pas raisonnable de laisser sur le marché des molécules aux effets possiblement dangereux ».

POST-SCRIPTUM

Le quotidien à l’origine de l’information précise que les médicaments sont :

  • des antidépresseurs comme Elavil, Laroxyl, Tofranil,
  • des tranquillisants comme Largactil, Terfluzine,
  • des antitussifs comme Broncalene, Broncorinol,
  • des antihypertenseurs Atenolol,
  • des diurétiques comme Aldalix, Furosemide,
  • des antiashmatiques comme Asmabec, Beclojet,
  • des antiépileptiques comme leTegretol.

Source: carevox.fr

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En l’honneur de nos ainés, voici un DOSSIER intéressant  du magazine « CLE ».

L’âge d’or :

Une formidable vieillesse
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L I R E

http://www.cles.com/dossiers-thematiques/psychologies/l-age-d-or-une-formidable/

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AIDE AUTONOMIE

http://www.aidautonomie.fr/

Ce site nous guide vers diverses solutions lorsque nous devons prendre une décision d’aide pour une personne en perte d’autonomie.

http://www.aidautonomie.fr/

(en provenance du site Aidelive. Merci.)

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En final, cette  peinture, riche en surprises :
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http://www.lespasseurs.com/

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