Martin Luther King, Lettre de la geôle de Birmingham, extraits

22 juillet 2014

En ces temps de guerres et d’injustice en Palestine, en Syrie, en Ukraine, en Afrique… cette lettre de Martin Luther King, encore d’une brûlante actualité, apporte des éléments de discernement et d’éveil à nos consciences pacifistes troublées et mal informées.

 

‹‹ Nous ne sommes pas seulement responsables
de ce que nous faisons,

mais également de ce que nous laissons faire. ››

J. Müller

« La liberté commence où l’ignorance finit. »
Victor Hugo

 .

arts-abstrait-100 Martin Luther King, Lettre de la geôle de Birmingham, extraits

Parce que Martin Luther King n’a pas fait « qu’un rêve », voici un extrait de la magnifique lettre de la geôle de Birmingham, écrite en prison le 16 avril 1963.
Elle est disponible dans l’autobiographie De Luther King, aux éditions Bayard.

 

(…) Nous avons douloureusement appris que la liberté n’est jamais accordée de bon gré par l’oppresseur; elle doit être exigée par l’opprimé. Franchement, je ne me suis jamais engagé dans un mouvement d’action directe à un moment jugé «opportun», d’après le calendrier de ceux qui n’ont pas indûment subi les maux de la ségrégation.
Depuis des années, j’entends ce mot: «Attendez!». Il résonne à mon oreille, comme à celle de chaque Noir, avec une perçante familiarité.

Il nous faut constater avec l’un de nos éminents juristes que «justice trop tardive est déni de justice ».

Nous avons attendu pendant plus de trois cent quarante ans les droits constitutionnels dont nous a dotés notre Créateur. Les nations d’Asie et d’Afrique progressent vers l’indépendance politique à la vitesse d’un avion à réaction, et nous nous traînons encore à l’allure d’une voiture à cheval vers le droit de prendre une tasse de café au comptoir. Ceux qui n’ont jamais senti le dard brûlant de la ségrégation raciale ont beau jeu de dire: «Attendez !»

Mais quand vous avez vu des populaces vicieuses lyncher à volonté vos pères et mères, noyer à plaisir vos frères et sœurs ; quand vous avez vu des policiers pleins de haine maudire, frapper, brutaliser et même tuer vos frères et sœurs noirs en toute impunité; quand vous voyez la grande majorité de vos vingt millions de frères noirs étouffer dans la prison fétide de la pauvreté, au sein d’une société opulente; quand vous sentez votre langue se nouer et votre voix vous manquer pour tenter d’expliquer à votre petite fille de six ans pourquoi elle ne peut aller au parc d’attractions qui vient de faire l’objet d’une publicité à la télévision; quand vous voyez les larmes affluer dans ses petits yeux parce qu’un tel parc est fermé aux enfants de couleur; quand vous voyez les nuages déprimants d’un sentiment d’infériorité se former dans son petit ciel mental; quand vous la voyez commencer à oblitérer sa petite personnalité en sécrétant inconsciemment une amertume à l’égard des Blancs; quand vous devez inventer une explication pour votre petit garçon de cinq ans qui vous demande dans son langage pathétique et torturant: «Papa, pourquoi les Blancs sont si méchants avec ceux de couleur ? »; quand, au cours de vos voyages, vous devez dormir nuit après nuit sur le siège inconfortable de votre voiture parce que aucun motel ne vous acceptera; quand vous êtes humilié jour après jour par des pancartes narquoises: « Blancs », «Noirs»; quand votre prénom est «négro» et votre nom «mon garçon» (quel que soit votre âge) ou «John»; quand votre mère et votre femme ne sont jamais appelées respectueusement «madame»; quand vous êtes harcelé le jour et hanté la nuit par le fait que vous êtes un nègre, marchant toujours sur la pointe des pieds sans savoir ce qui va vous arriver l’instant d’après, accablé de peur à l’intérieur et de ressentiment à l’extérieur; quand vous combattez sans cesse le sentiment dévastateur de n’être personne; alors vous comprenez pourquoi nous trouvons si difficile d’attendre. Il vient un temps où la coupe est pleine et où les hommes ne supportent plus de se trouver plongés dans les abîmes du désespoir. J’espère, Messieurs, que vous pourrez comprendre notre légitime et inévitable impatience (…)

Vous exprimez une grande inquiétude à l’idée que nous sommes disposés à enfreindre la loi. Voilà certainement un souci légitime.
Comme nous avons si diligemment prôné l’obéissance à l’arrêt de la Cour suprême interdisant, en 1954, la ségrégation dans les écoles publiques, il peut sembler paradoxal, au premier abord, de nous voir enfreindre la loi en toute conscience. On pourrait fort bien nous demander: «Comment pouvez-vous recommander de violer certaines lois et d’en respecter certaines autres? » La réponse repose sur le fait qu’il existe deux catégories de lois: celles qui sont justes et celles qui sont injustes. Je suis le premier à prêcher l’obéissance aux lois justes. L’obéissance aux lois justes n’est pas seulement un devoir juridique, c’est aussi un devoir moral. Inversement, chacun est moralement tenu de désobéir aux lois injustes. J’abonderais dans le sens de saint Augustin pour qui «une loi injuste n’est pas une loi ».

Quelle est la différence entre les unes et les autres? Comment déterminer si une loi est juste ou injuste ? Une loi juste est une prescription établie par l’homme en conformité avec la loi morale ou la loi de Dieu. Une loi injuste est une prescription qui ne se trouve pas en harmonie avec la loi morale. Pour le dire dans les termes qu’emploie saint Thomas d’Aquin, une loi injuste est une loi humaine qui ne plonge pas ses racines dans la loi naturelle et éternelle. Toute loi qui élève la personne humaine est juste. Toute loi qui la dégrade est injuste. Toute loi qui impose la ségrégation est injuste car la ségrégation déforme l’âme et endommage la personnalité. Elle donne à celui qui l’impose un fallacieux sentiment de supériorité et à celui qui la subit un fallacieux sentiment d’infériorité. Pour employer les termes de Martin Buber, le grand philosophe juif, la ségrégation substitue à la relation entre «moi et toi» une relation entre «moi et celui-là» qui finit par reléguer des personnes au rang de choses. Aussi la ségrégation n’est-elle pas seulement malsaine du point de vue politique, économique et sociologique, elle est également mauvaise du point de vue du péché. Paul Tillich a dit que le péché c’est la séparation. La ségrégation n’est-elle pas l’expression existentielle de la tragique séparation de l’homme, une expression de son épouvantable bannissement, de son terrible état de péché? Aussi puis-je pousser des hommes à respecter l’arrêt de la Cour suprême de 1954, car il est moralement juste, et d’enfreindre les ordonnances sur la ségrégation, car elles sont moralement mauvaises (…)

Nous ne pourrons jamais oublier que tous les agissements de Hitler en Allemagne étaient « légaux» et que tous les actes des combattants de la liberté en Hongrie étaient «illégaux ». Il était «illégal» d’aider et de réconforter un juif dans l’Allemagne de Hitler. Mais je suis sûr que si j’avais vécu en Allemagne à cette époque-là, j’aurais aidé et réconforté mes frères juifs même si c’était illégal. Si je vivais aujourd’hui dans un pays communiste où certains principes chers à la foi chrétienne sont abolis, je crois que je recommanderais ouvertement la désobéissance aux lois antireligieuses.

Je dois vous faire deux aveux sincères, mes frères chrétiens et juifs.
Tout d’abord je dois vous avouer que, ces dernières années, j’ai été gravement déçu par les Blancs modérés. J’en suis presque arrivé à la conclusion regrettable que le grand obstacle opposé aux Noirs en lutte pour leur liberté, ce n’est pas le membre du Conseil des citoyens blancs ni celui du Ku Klux Klan, mais le Blanc modéré qui est plus attaché à l’« ordre» qu’à la justice; qui préfère une paix négative issue d’une absence de tensions, à la paix positive issue d’une victoire de la justice; qui répète constamment: «Je suis d’accord avec vous sur les objectifs, mais je ne peux approuver vos méthodes d’action directe»; qui croit pouvoir fixer, en bon paternaliste, un calendrier pour la libération d’un autre homme; qui cultive le mythe du «temps-qui-travaille-pour-vous » et conseille constamment au Noir d’attendre «un moment plus opportun ». La compréhension superficielle des gens de bonne volonté est plus frustrante que l’incompréhension totale des gens mal intentionnés. Une acceptation tiède est plus irritante qu’un refus pur et simple (…)

Dans votre déclaration, vous affirmez que nos actions, bien que pacifiques, doivent être condamnées car elles précipitent la violence.
Mais peut-on procéder à une telle assertion en bonne logique? Cela ne revient-il pas à condamner la victime d’un vol sous prétexte qu’en ayant de l’argent elle a poussé le coupable à commettre un acte de malhonnêteté répréhensible? Cela ne revient-il pas à condamner Socrate sous prétexte que son inébranlable attachement à la vérité et ses réflexions philosophiques ont poussé une opinion publique dévoyée à lui faire boire la ciguë? Cela ne revient-il pas à condamner Jésus, sous prétexte que son souci sans pareil de Dieu et sa soumission incessante à la volonté de celui-ci ont précipité le geste pervers de ceux qui l’ont crucifié ? Comme les juges fédéraux l’ont sans cesse affirmé et comme nous devons l’admettre: il est immoral de demander à un individu qu’il renonce à s’efforcer d’obtenir ses droits constitutionnels fondamentaux sous prétexte que sa quête précipite la violence. La société doit protéger la victime et châtier le voleur.

J’avais également espéré que les Blancs modérés rejetteraient le mythe du «temps-qui-travaille-pour-vous ». J’ai reçu ce matin une lettre d’un de nos frères blancs au Texas. Il me dit: «Tous les chrétiens savent que les personnes de couleur obtiendront un jour l’égalité des droits, mais il est possible que votre hâte religieuse soit trop grande. Il a fallu près de deux mille ans à la chrétienté pour accomplir ce qu’elle a accompli. Il faut du temps pour que l’enseignement du Christ s’impose ici-bas.» Tout ce que dit mon correspondant résulte d’une conception tragiquement erronée de l’action du temps. Prétendre que le temps, à lui seul, guérira inéluctablement tous les maux, voilà une idée étrangement irrationnelle. En réalité, le temps est neutre; il peut être utilisé pour construire ou pour détruire. J’en suis venu à penser que les hommes de mauvaise volonté l’ont mis à profit bien plus efficacement que les hommes de bonne volonté. Notre génération ne doit pas se reprocher seulement les actes et les paroles au vitriol des méchants, mais aussi l’effrayant silence des justes. Nous devons admettre que le progrès de l’humanité ne roule jamais sur les roues de l’inéluctabilité. Il n’est amené que par les efforts inlassables et persistants des hommes qui ont la volonté de collaborer à l’oeuvre de Dieu. Sans ce dur labeur, le temps lui-même devient l’allié des forces de stagnation sociale. Il nous faut user du temps dans un esprit créateur et bien comprendre que le temps est toujours venu d’agir dans le bon sens. C’est maintenant qu’il faut honorer les promesses de la démocratie et transformer notre sempiternelle élégie nationale en un psaume à la fraternité. Le moment est venu de tirer notre politique nationale des sables mouvants de l’injustice raciale pour la hisser sur le roc solide de la dignité humaine.

Vous qualifiez d’extrémiste l’action que nous avons menée à Birmingham. Au début, j’étais assez déçu de voir certains de mes confrères pasteurs considérer notre effort de non-violence comme une initiative émanant de milieux extrémistes (…)

Les opprimés ne peuvent demeurer dans l’oppression à jamais. Le moment vient toujours où ils proclament leur besoin de liberté. Et c’est ce qui se produit actuellement pour le Noir américain. Quelque chose, au-dedans de lui-même, lui a rappelé son droit naturel à la liberté et quelque chose en dehors de lui-même lui a rappelé que cette liberté, il pouvait la conquérir. Consciemment ou inconsciemment, il a été saisi par ce que les Allemands appellent le Zeitgeist et, avec ses frères noirs d’Afrique, ses frères bruns ou jaunes d’Asie, d’Amérique du Sud et des Antilles, il avance avec un sentiment d’urgence cosmique vers la Terre promise de la justice raciale. En observant cet élan vital qui s’est emparé de la communauté noire, chacun devrait aisément s’expliquer les manifestations qui ont lieu sur la voie publique. Il y a chez le Noir beaucoup de ressentiments accumulés et de frustrations latentes; il a bien besoin de leur donner libre cours. Qu’il manifeste donc; qu’il aille en pèlerinage prier devant l’hôtel de ville; qu’il se mue en « Voyageur de la Liberté» et qu’il comprenne pourquoi il doit le faire. S’il ne défoule pas, par des voies non violentes, ses émotions réprimées, celles-ci s’exprimeront par la violence; ce n’est pas une menace mais un fait historique. Je n’ai pas demandé à mon peuple: «Oublie tes sujets de mécontentement.» J’ai tenté de lui dire, tout au contraire, que son mécontentement était sain, normal, et qu’il pouvait être canalisé vers l’expression créatrice d’une action directe non violente. Cette attitude est dénoncée aujourd’hui comme extrémiste.

Je dois admettre que j’ai tout d’abord été déçu de la voir ainsi qualifiée. Mais en continuant de réfléchir à la question, j’ai progressivement ressenti une certaine satisfaction d’être considéré comme un extrémiste. Jésus n’était-il pas un extrémiste de l’amour – «Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour ceux qui vous maltraitent »? Amos n’était-il pas un extrémiste de la justice – « Que le droit jaillisse comme les eaux et la justice comme un torrent intarissable »? Paul n’était-il pas un extrémiste de l’Évangile de Jésus Christ – «.Je porte en mon corps les marques de Jésus »? Martin Luther n’était-il pas un extrémiste – «Me voici, je ne peux faire autrement, et que Dieu me vienne en aide»? John Bunyan n’était-il pas un extrémiste – «Je resterai en prison jusqu’à la fin de mes jours plutôt que d’assassiner ma conscience »? Abraham Lincoln n’était-il pas un extrémiste – «Notre nation ne peut survivre mi-libre, mi-esclave »? Thomas Jefferson n’était-il pas un extrémiste – «Nous tenons ces vérités pour évidentes par elles-mêmes: tous les hommes ont été créés égaux »? Aussi la question n’est-elle pas de savoir si nous voulons être des extrémistes, mais de savoir quelle sorte d’extrémistes nous voulons être. Serons-nous des extrémistes pour l’amour ou pour la haine? Serons-nous des extrémistes pour la préservation de l’injustice ou pour la cause de la justice?

 …

Source : Réflexions d’un Jeune Citoyen

 

x

Publicités

Réunir quête spirituelle et action sociale

28 mai 2014

 

monde_meilleur_did

Image Partage & Interactions

 

Source Magazine KAIZEN

070 RÉUNIR QUÊTE SPIRITUELLE ET ACTION SOCIALE

Le 29 avril dernier, j’étais invité à parler lors d’un colloque organisé par une maison d’édition québécoise très fortement orientée sur les questions de spiritualité et d’ésotérisme. En écoutant le public, très certainement constitué de lecteurs, en observant leurs réactions, il m’est alors apparu une chose : les communautés très engagées dans les questions spirituelles et celles impliquées dans le changement social (souvent farouchement laïques) partagent beaucoup de valeurs. Pourtant elles s’interpénètrent peu.

L’étude sociologique sur les « Créatifs Culturels » menée en France par Jean-Pierre Worms en 2006 mettait déjà en lumière ce paradoxe. Contrairement aux États-Unis où avait été conduite la première étude (qui avait fait apparaître ce courant sociologique et les quatre critères qui le définissent : l’ouverture aux valeurs féminines, l’intégration des valeurs écologiques et du développement durable, l’implication sociétale, le développement personnel avec une dimension spirituelle), les instigateurs de l’étude française ont découvert une réelle fracture : 17% de sujets interrogés se retrouvaient dans l’intégralité des critères, et 21% dans tous moins un : spiritualité/développement personnel.

On a coutume de dire que la France, et sa forte tradition laïque, est un pays où la spiritualité est un gros mot. Et pourtant, si l’on regarde les best-sellers des essais que lisent les français (pour ceux qui en lisent !), on trouve régulièrement des personnalités comme Matthieu Ricard, Frédéric Lenoir, Christophe André, Laurent Gounelle ou même Pierre Rabhi, qui n’hésitent pas à affirmer l’importance qu’une forme de spiritualité peut avoir dans leur existence et dans le changement de la société.

La spiritualité ?

On peut alors se demander si nous ne sommes pas face à un malentendu et ce que l’on entend exactement par spiritualité. Même si l’on a tendance à associer le mot aux religions, la spiritualité est directement liée à l’idée philosophique qu’il existe une réalité faite d’esprit et de matière. Sans développer plus avant et ouvrir le champ des controverses, on peut alors arguer que les tenants de la spiritualité (même s’ils le font de façons très différentes) s’intéressent à la partie la plus immatérielle de notre être : sa conscience, son raffinement, sa capacité à influer sur la réalité matérielle, sa potentielle persistance. Ils prônent en général une forme d’élévation de l’être humain vers des valeurs d’amour, d’altruisme, de partage, de solidarité… Le projet de construire une humanité meilleure fait donc intégralement partie de leurs objectifs, tout comme les militants écologistes, des droits de l’Homme, de l’action sociale, etc.

Peut-être est-il temps, de faire tomber barrières et préjugés, et d’engager un rapprochement entre les mouvements qui croient que la mutation de la société viendra du changement intérieur et ceux qui privilégient la transformation des structures sociales.

.

Changer et agir vont de pair

Ce rapprochement me semble profondément nécessaire pour plusieurs raisons.

La grande majorité des comportements déstructurant socialement ou destructeurs écologiquement sont liés à des névroses et à des compensations. Chercher l’épanouissement des êtres humains ne peut qu’avoir une conséquence immédiatement positive sur les crises que nous traversons.

A contrario, mener une quête spirituelle, sans l’incarner dans des actions concrètes, m’apparaît aujourd’hui incohérent et anachronique. Nous ne pouvons plus nous permettre de nous retirer sur notre montagne. Le temps est à la mobilisation.

L’être humain est insatiable. Sa quête d’absolu est inhérente à la conscience de sa propre mortalité. Un projet de décroissance, de limitation, n’a aucune chance de rencontrer l’adhésion du plus grand nombre s’il n’est accompagné d’un projet de croissance intérieure. Toute la créativité, l’intelligence, la recherche que nous avons investie dans la technologie et le déploiement de notre projet matérialiste pourrait aujourd’hui être consacrée au développement de nos capacités cognitives, relationnelles, à une nouvelle approche de la santé, de l’éducation, à la connaissance et à la compréhension des éco-systèmes, à la culture de la bienveillance, de l’altruisme.

Les recherches menées par Matthieu Ricard sur l’impact de la méditation, les avancées dans les neurosciences et particulièrement sur les neurones miroirs, les recherches sur les différentes dimensions de la réalité évoquées notamment par Hubert Reeves et Ervin Laszlo, le travail sur la physique quantique sont autant de champs à explorer, susceptible d’entrainer l’humanité dans la voie de l’équilibre et de l’épanouissement. Et d’associer militants et spiritualistes.

Il nous reste très peu de temps pour agir et il est fort probable que l’action seule ne suffira pas. C’est d’un profond changement de conscience dont nous avons besoin. Et ce changement viendra tant par l’action que par la libération de nos conditionnements.

Par Cyril Dion

.

 

 

ligne vert clair

.

Autres articles du magazine KAIZEN

070DU YOGA POUR ÉVITER LA PRISON

… Situé sous un entrelacs de routes aériennes et de rames de métros du Queens, ce centre a mis en place en programme novateur, Lineage.
L’idée est simple : apprendre à  des mineurs déclarés coupables de crimes à gérer leur stress et maîtriser leur colère. Les juges new-yorkais envoient 1400 jeunes par an s’initier aux techniques de relaxation au lieu de les condamner à croupir derrière les barreaux…

LIRE

http://www.kaizen-magazine.com/du-yoga-pour-eviter-la-prison/

 

070 IMMIGRATION, une chance pour la France ?

Interview  de E.M. MOUHOUD réalisée par Pascal Greboval.

http://www.kaizen-magazine.com/limmigration-une-chance-pour-la-france/

 

 

.

ligne vert clair

.

 

 

x


NOEL/SURCONSOMMATION

15 décembre 2012

La SURCONSOMMATION est un sujet peu lumineux ! Il est pourtant urgent de se poser des questions sur nos comportements irrationnels.

Qui dirige nos besoins, nos appétits, nos désirs… nos caddies ?
Qui pense à notre place ? Qui éteint notre discernement ?
Qui enchaîne notre volonté ?
Nous nous sommes laissés dévorer de notre substance, nous avons fermé la porte des étoiles…

 Ouvre le ciel, honore la terre !
Accueille NOËL et son Mystère !

.

arrowo4SURCONSOMMATION
.

Image Terre sacrée

.

La simplicité volontaire, est-ce être pauvre?

Non ! La simplicité volontaire, c’est choisir !

Bien sûr, personne ne choisit de vivre dans la pauvreté.

Mais nous pouvons choisir d’acheter moins de choses inutiles

Et de partager avec les autres

Afin de faire notre part pour l’environnement.

.

ligne plots grisrouge

X

Père Noel caddie_w

.X

Xthumb_puce_carrée Quelques articles relatifs à la SURCONSOMMATION de NOËL

.

Consommation responsable : Noël solidaire

Noël n’est pas forcément synonyme de jouets en plastique, fabriqués en Chine dans des conditions de travail déplorables. De nombreux acteurs du commerce équitable comme Au-delà des frontières, Artisans du monde, Artisanat Sel, etc. proposent des jouets fabriqués dans des conditions décentes et dans des matériaux respectueux de l’environnement. De son côté, Ritimo propose un agenda de la solidarité internationale qui donne les informations et les dates clés sur ce thème au fil des mois. Autant de cadeaux qui peuvent être déposés devant un sapin qui sera emballé ultérieurement dans un sac à sapin « 100% biodégradable et compostable » proposé par Handicap international. Sur son prix de 5 euros, 1,30 euros sont reversés à l’association pour ses actions d’aide aux personnes handicapées dans 60 pays.

Pour que ces jours de fête n’oublient personne, plusieurs associations, dont le Secours catholique et Les petits frères des pauvres recherchent des bénévoles pour organiser des réveillons et des veillées de Noël destinées aux personnes isolées.

033

[LIRE ICI]

http://www.alternatives-economiques.fr/consommation-responsable—noel-solidaire_fr_art_642_34187.html

.
.

La surconsommation de Noël
…/…
 Si vous voulez aller plus loin, distribuer à l’avance aux membres de votre famille des certificats d’exemption de cadeau. Loin de vouloir être radin, cette option permet de replacer les relations humaines au centre de la fête de Noël plutôt que les biens matériels. Surtout conseillée pour réformer les cadeaux entre adultes, cette idée permet d’officialiser cette phrase que chacun a déjà prononcé «cette année, on ne se fait pas de cadeaux!». Une phrase qui semble être passée aux oubliettes lorsque chacun déballe ses présents le soir de Noël et se retrouve gêné d’être le seul à l’avoir pris au mot! En échange, proposer plutôt des cadeaux immatériels (une promenade en nature, un repas fait à plusieurs, un massage, une heure de baby-sitting) ou pour les plus entreprenants, des cadeaux faits soi-même. …/…

033

[LIRE ICI]

http://blogs.nyon.ch/ville-durable/2012/11/la-surconsommation-de-noel/

.
.

Comment concilier Noël et environnement ?

À Noël, nos habitudes éco-citoyennes sont mises à rude épreuve. Pourtant, l’impact environnemental des fêtes est indéniable puisqu’elles constituent une période de surconsommation (alimentaire, énergétique, en termes de cadeaux offerts…). Sans gâcher la fête, il est possible de prendre en compte ces impacts environnementaux et de tenter de les réduire, en sachant quelques choses simples.

…/…

033

[LIRE ICI]

http://www.notre-planete.info/actualites/actu_3573_impact_Noel_environnement.php

.

.

Père Noël 2

Un bon investissement, ma foi !

x

ligne plots grisrouge

ligne gris_scintille

.

0

.

arrowo4 INDUSTRIE DU JOUET

.

Hélas ! Dans l’industrie du jouet, ce qui est caché est loin d’être SYMPATHIQUE…

Cette enquête parue dans BASTA pourrait faire pendant à l’article publiée sur MEY*RO*LIANe, en décembre 2011.

[LIRE ICI]

033
Révélation : Jouets de Noël « made in China »

.

x

thumb_puce_carrée La poupée Barbie aurait-elle des penchants esclavagistes ?

Par Ivan du Roy, Nolwenn Weiler (3 décembre 2012)

Salaires de misère, heures supplémentaires excessives, exposition à de multiples produits toxiques… Les conditions de travail dans les usines chinoises fabriquant des jouets pour le groupe Mattel – Barbie ou Fisher Price – sont jugées indignes par des organisations chinoises et européennes, qui ont enquêté sur place. Ce qui n’empêche pas le leader mondial du secteur de prétendre que ses produits sont conçus dans des conditions socialement responsables. Visite virtuelle dans une usine chinoise.

033

[LIRE LA SUITE …/…]

.

.

ligne plots grisrouge

 

Danger1JOUETS, TEXTILES… DANGER !

thumb_puce_carrée RETARDATEURS DE FLAMME (PBDE)

Dans quelques jours ce sera Noël et vous avez envie de gâter vos enfants ou petits-enfants. Bravo !

Savez-vous toutefois que la quasi totalité des jouets sont imbibés de retardateurs de flamme. Forcément oui, vous le savez, et peut-être même vous réjouissez-vous de cette précaution. Sauf que…

Sauf que l’on sait maintenant que la plupart des retardateurs de flamme employés par les industriels aujourd’hui (dans le secteur du jouet, mais aussi dans le textile, l’ameublement et même l’électronique) peuvent avoir de graves conséquences sur la santé.

Ces retardateurs font partie de la famille des polybromodiphényléthers (PBDE). Or, une étude américaine publiée il ya quelques jours affirme que les enfants exposés régulièrement aux PBDE n’ont pas un développement cérébral normal. Cette étude conduite par l’université de Californie à Berkeley auprès de plus de 270 femmes enceintes et 270 enfants âgés de 7 ans montre chez ces derniers un déficit d’attention et un manque de coordination des mouvements.

En Californie, une pétition circule maintenant pour demander l’interdiction des retardateurs de flamme qui, pour couronner le tout, dégagent des fumées hautement toxiques en cas d’incendie !

Cette année, je pense que vous n’échapperez pas aux PBDE dès lors que vous achèterez un ours en peluche, une poupée, un vêtement… Mais c’est aujourd’hui qu’il faut commencer à militer pour obtenir un changement de réglementation et un encadrement strict des retardateurs de flamme employés (on en recense plus d’une centaine de différents). Nous allons donc nous y employer.

Source : Alexandre Imbert, Alternative santé

x

lettre lutins

x

ligne plots grisrouge

ligne gris_scintille

x

arrowo4UNE NOUVELLE CAMPAGNE

CONTRE LE GAVAGE

Suivre en s’abonnant à la lettre d’info

033

[LIRE ICI]

http://www.frituremag.info/Actualites/Une-nouvelle-campagne-contre-le.html

.

.

ligne plots grisrouge

ligne gris_scintille

.

.

Père Noël 3

x

arrowo4CONTE DE NOËL RÉALISTE

.
Bon, ce conte un peu spécial ne fera pas rêver les enfants… mais pourrait désenchanter les consommateurs endormis !

033

[LIRE ICI]

http://infobart.com/wp-content/uploads/2010/09/conte.pdf

.

 

ligne plots grisrouge

ligne gris_scintille

puce étoile1puce étoile1puce étoile1puce étoile1puce étoile1

.

x

mains bougies

arab_ligne1arab_ligne1

x

 LE PÈRE NOËL AUTREMENT…

C’est à nous de le créer !

puce étoile1

x

Noël Monde 1

x

Terminons cet article par un espace positif,

ouvert à la véritable douce joie de NOËL !

puce étoile1

thumb_puce_carrée Voici des exemples de cadeaux pas chers et intelligents.
Eh oui ! Ça existe.

arrowo4JEUX COOPÉRATIFS

Encore un jeu Ecolo-sympathico-original :

.

Jeu ECO’ LANDI ®

thumb_puce_carrée ECO’LANDI

Le Memory du Potager est un jeu éducatif et coopératif pour adultes et enfants dès 8 ans qui peut se jouer en famille, entre amis ou dans votre établissement scolaire.
Il propose l’acquisition de techniques et de savoirs-faire en jardinage écologique, offrant ainsi aux joueurs la possibilité de réaliser un potager respectueux de l’environnement et devenir de véritables jardiniers…

033

http://www.millevarietesanciennes.com/index.php/jeu-eco-landi

.

ligne.arbres

.

thumb_puce_carrée PÉDAGOGIE JEUX COOPÉRATIFS

http://ww2.ac-poitiers.fr/ia16-pedagogie/spip.php?article596

x

arrowo4 JEUX ÉDUCATIFS

.

Sur le beau site  » L’échappée Belle » :

thumb_puce_carrée Magnifique jeu pour apprendre l’EGYPTE ANCIENNE

jeu de société Egyptians

033

http://lecollegealamaison.blogspot.fr/2011/04/legypte-ancienne-comment-lapprehender.html

X

thumb_puce_carrée Pour toute la famille, ce jeu TOPWORD acheté d’occasion.
Une sorte de scrabble original, en 3 D, qui favorise également les enfants dyslexiques !

Jeu Topword_w

033

http://lecollegealamaison.blogspot.fr/2010/12/idee-de-jeu-pour-noel-topword.html

X

Voir l’article :

JEUX et JOUETS Ecolo-sympathico-originaux

.

x

arrowo4 CADEAUX FAITS MAISON

puce étoile1

thumb_puce_carrée Retrouvez une myriade de petits cadeaux exclusifs et originaux :

puce étoile1à confectionner avec des bouts de laine dans l’ATELIER DE NOËL DROPS

puce étoile1des gourmandises (Bredele, pain d’épices, vin chaud, boisson sans alcool…)

Dans notre article

033
En attendant NOËL…

x

.

arrowo4 IDÉES GÉNIALES à collecter !

x

-neige-pour-noel_grand

x

puce étoile1Amis lecteurs,
Avez-vous imaginé ou construit une atmosphère de NOËL dans la simplicité, la générosité… sans dégrader personne… sans souffrance pour aucun être ?
Partagez donc votre expérience dans les commentaires ! MERCI.

puce étoile1

arab_ligne1arab_ligne1

.

arrowo4Un nouveau Tag « NOËL » 

regroupe les plus belles réalisations du Blog

pour célébrer cette fête familiale.

033

.

  Tag NOËL/Clic !

puce étoile1C

Cliquez sur les liens :

LUMIÈRE DE NOËL/Joie, Paix… en images

Révélation : Jouets de Noël “made in China

En attendant NOËL…

JEUX et JOUETS Ecolo-sympathico-originaux

puce étoile1

arab_ligne1arab_ligne1

.

.

x

_______________________

x

x

x

x


Contes philosophiques

18 novembre 2011

Voici quelques contes dits « philosophiques » pour alimenter nos thèmes de réflexion..

Astuce : Si au cours d’un repas de famille ou d’un réveillon entre amis, les esprits s’échauffent autour d’un débat houleux, glissez candidement une de ces fables dans la discussion… Sagesse !

Arnaque financière

Histoire simple pour expliquer comment la finance
arnaque les particuliers, les entreprises et les États

.

Un homme portant costume et cravate se présente un jour dans un village.

Monté sur une caisse, il crie à qui voulait l’entendre qu’il achète cash, 100 euros l’unité, tous les ânes qu’on lui propose.
Les paysans le trouvent bien un peu étrange mais son prix est très intéressant et ceux qui concluent avec lui repartent le portefeuille rebondi, la mine réjouie.

Il revient le lendemain et offre cette fois 150 € par tête et là encore une grande partie des habitants lui vendent leurs bêtes.

Les jours suivants, il offre 300 € et ceux qui ne l’ont pas encore fait vendent les derniers ânes existants. Sachant qu’il n’en reste plus du tout, il dit qu’il en cherche d’autres et revient dans huit jours acheter des ânes à 500 €.

Le lendemain, il confie à son associé le troupeau qu’il venait d’acheter et l’envoya dans ce même village avec ordre de revendre chaque âne à 400 €. Face à la possibilité de faire un bénéfice de 100 € dès la semaine suivante, tous les villageois rachètent leurs ânes quatre fois le prix qu’ils les ont vendus et pour ce faire, tous empruntent !

Les deux hommes d’affaire ayant gagné suffisamment d’argent en revendant les ânes ne reviennent pas ; et tous les villageois se retrouvent avec des ânes sans valeur, endettés jusqu’au cou, ruinés.

Les malheureux tentent vainement de les revendre pour rembourser leurs emprunts. Le cours de l’âne s’effondre. Les animaux sont saisis puis loués à leurs précédents propriétaires par le banquier. En plus celui-ci explique au maire que s’il ne rentre pas dans ses fonds, il est ruiné lui aussi et doit exiger le remboursement immédiat de tous les prêts par ailleurs accordés à la commune.

Pour éviter ce désastre, le Maire, au lieu de donner de l’argent aux habitants du village pour qu’ils paient leurs dettes, le donne au banquier. Or celui-ci, après avoir rétabli sa trésorerie, ne fait pas pour autant un trait sur les dettes des villageois ni sur celles de la commune et tous se trouvent proches du surendettement.

Voyant sa capacité de remboursement dégradée et pris à la gorge par les taux d’intérêts, la commune demanda l’aide des communes voisines, mais ces dernières lui répondent qu’elles ne pouvaient en aucun cas l’aider car elles connaissent les mêmes difficultés.

Sur les conseils avisés et désintéressés du banquier, toutes décident de réduire leurs dépenses : moins d’argent pour les écoles, pour les programmes sociaux, la voirie, la police municipale… On repousse l’âge de départ à la retraite, on supprime des postes d’employés communaux, on baisse les salaires et parallèlement on augmente les impôts.

C’était, dit-on, inévitable…

Mais on promet de moraliser ce scandaleux commerce des ânes.

Cette histoire n’est toutefois pas finie car on ignore ce que firent les villageois.

Et vous, qu’auriez-vous fait à leur place ?

Que faites-vous pour l’endettement actuel ? Le vôtre, celui des entreprises, celui de l’État ? Tous les trois victimes de l’escroquerie des financiers.

Source : Intelligence verte

.

.LA GRENOUILLE CHAUFFÉE

Petit conte d’Olivier CLERC, écrivain et philosophe

dessin de jean pierre Petit

Imaginez une marmite remplie d’eau froide dans laquelle nage tranquillement une grenouille. Le feu est allumé sous la marmite, l’eau chauffe doucement. Elle est bientôt tiède.

La grenouille trouve cela plutôt agréable et continue à nager.
La température continue à grimper.
L’eau est maintenant chaude.

C’est un peu plus que n’apprécie la grenouille, ça la fatigue un peu, mais elle ne s’affole pas pour autant.

L’eau est cette fois vraiment chaude. La grenouille commence à trouver cela désagréable, mais elle s’est affaiblie, alors elle supporte et ne fait rien.

La température continue à monter jusqu’au moment où la grenouille va tout simplement finir par cuire et mourir.

Si la même grenouille avait été plongée directement dans l’eau à 50°, elle aurait immédiatement donné le coup de patte adéquat qui l’aurait éjectée aussitôt de la marmite.

Sommes-nous TOUS des GRENOUILLES CHAUFFÉES ???

Cette expérience montre que, lorsqu’un changement s’effectue d’une manière suffisamment lente, il échappe à la conscience et ne suscite la plupart du temps aucune réaction, aucune opposition, aucune révolte.

Si nous regardons ce qui se passe dans notre société depuis quelques décennies, nous subissons une lente dérive à laquelle nous nous habituons.

Des tas de choses qui nous auraient horrifiés il y a 20, 30 ou 40 ans, ont été peu à peu banalisées, édulcorées, et nous dérangent mollement à ce jour, ou laissent carrément indifférents la plupart des gens.

AU NOM DU PROGRÈS et de la science, les pires atteintes aux libertés individuelles, à la dignité du vivant, à l’intégrité de la nature, à la beauté et au bonheur de vivre, s’effectuent lentement et inexorablement avec la complicité constante des victimes, ignorantes ou démunies.

Les noirs tableaux annoncés pour l’avenir, au lieu de susciter des réactions et des mesures préventives, ne font que préparer psychologiquement le peuple à accepter des conditions de vie décadentes, voire DRAMATIQUES.

Le GAVAGE PERMANENT d’informations de la part des médias sature les cerveaux qui n’arrivent plus à faire la part des choses…

Lorsque j’ai annoncé ces choses pour la première fois, c’était pour demain. Là, C’EST POUR AUJOURD’HUI.

Alors si vous n’êtes pas, comme la grenouille,
déjà à moitié cuits,
donnez le coup de patte salutaire
avant qu’il ne soit trop tard.

Voir aussi :

MATIN BRUN/livre, audio, théâtre
https://meyrolian.wordpress.com/2010/10/20/matin-brunlivre-audio-theatre/

.

.

Le PÉCHEUR MEXICAIN

Pour en finir une bonne fois pour toutes
avec le syndrome du « toujours plus »…

(Source Blog Bernard Lamailloux)

Au bord de l’eau dans un petit village côtier mexicain, un bateau rentre au port, ramenant plusieurs thons. L’Américain complimente le pêcheur mexicain sur la qualité de ses poissons et lui demande combien de temps il lui a fallu pour les capturer :

 » Pas très longtemps « , répond le Mexicain.

 » Mais alors, pourquoi n’êtes-vous pas resté en mer plus longtemps pour en attraper plus?  » demande l’Américain. Le Mexicain répond que ces quelques poissons suffiront à subvenir aux besoins de sa famille.

L’Américain demande alors :  » Mais que faites-vous le reste du temps? « 

 » Je fais la grasse matinée, je pêche un peu, je joue avec mes enfants, je fais la sieste avec ma femme. Le soir, je vais au village voir mes amis. Nous buvons du vin et jouons de la guitare. J’ai une vie bien remplie « .

L’Américain l’interrompt :  » J’ai un MBA de l’université de Harvard et je peux vous aider. Vous devriez commencer par pêcher plus longtemps. Avec les bénéfices dégagés, vous pourriez acheter un plus gros bateau. Avec l’argent que vous rapporterait ce bateau, vous pourriez en acheter un deuxième et ainsi de suite jusqu’à ce que vous possédiez une flotte de chalutiers. Au lieu de vendre vos poissons à un intermédiaire, vous pourriez négocier directement avec l’usine, et même ouvrir votre propre usine. Vous pourriez alors quitter votre petit village pour Mexico City, Los Angeles, puis peut-être New York, d’où vous dirigeriez toutes vos affaires. « 

Le Mexicain demande alors :  » Combien de temps cela prendrait-il? « 

 » 15 à 20 ans « , répond le banquier américain.

 » Et après? « 

 » Après, c’est là que ça devient intéressant « , répond l’Américain en riant.

 » Quand le moment sera venu, vous pourrez introduire votre société en bourse et vous gagnerez des millions « .

 » Des millions? Mais après ?  »

 » Après, vous pourrez prendre votre retraite, habiter dans un petit village côtier, faire la grasse matinée, jouer avec vos petits-enfants, pêcher un peu, faire la sieste avec votre femme et passer vos soirées à boire et à jouer de la guitare avec vos amis. « 

.

Ce court dialogue humoristique entre un simple pêcheur mexicain et un financier américain nous révèle tout le sens de la vie en quelques lignes.

.

x

Le gros capitaliste

.

DANS un petit village indien de l’Etat d’Oaxaca apparut un beau jour un Américain soucieux d’étudier le pays et les gens.

En fouinant à droite et à gauche, il se retrouva devant la hutte d’un petit paysan indien qui profitait du temps libre que lui laissait la culture de son champ de maïs pour augmenter son modeste revenu en tressant de petits paniers.

Ces petits paniers étaient faits de fibres de sisal que l’Indien colorait de teintures que lui fournissaient diverses plantes et écorces dont il les extrayait.

Cet homme avait un tel talent pour tisser les brins de fibres multicolores qu’une fois achevé, le petit panier paraissait constellé de personnages, de motifs, de fleurs et d’animaux. Même sans être versé dans cet art, on pouvait voir que ces paniers n’étaient pas peints mais que leurs motifs étaient savamment entrelacés dans leur texture même : il suffisait de regarder à l’intérieur pour constater que ces décorations se retrouvaient à la même place sur leur surface externe. On pouvait s’en servir comme corbeilles à couture ou comme objets d’ornement.

Chaque fois que l’Indien avait confectionné une vingtaine de ces petits chefs-d’œuvre et qu’il pouvait quitter son champ pour la journée, il se levait à deux heures du matin pour se rendre à la ville où il allait les vendre au marché. La taxe pour avoir une place sur le marché lui coûtait dix centavos.

Quoiqu’il passât plusieurs jours à travailler sur chacun de ses petits paniers, il n’en réclamait que cinquante centavos. Mais quand un acheteur lui reprochait d’être beaucoup trop cher et se mettait à marchander, l’Indien descendait à trente-cinq, à trente et jusqu’à vingt-cinq centavos, sans savoir que c’est là le lot de la plupart des artistes.

Il arrivait assez souvent que l’Indien ne puisse pas vendre tous les petits paniers qu’il avait apportés au marché ; car beaucoup de Mexicains se croient obligés de souligner le fait qu’ils sont civilisés et préfèrent de loin acheter un objet manufacturé qu’on produit à vingt mille exemplaires par jour mais qui porte l’estampille de Paris, de Vienne ou d’un atelier d’art de Dresde au lieu de savoir apprécier dans toute son originalité le travail d’un Indien de leur propre pays, qui n’en faisait pas deux qui fussent identiques.

Quand donc l’Indien n’avait pas réussi à vendre tous ses paniers, il allait les proposer de porte en porte où l’accueil qu’on lui réservait était empreint, selon les cas, de brusquerie, d’indifférence, de mépris ou d’ennui, traitement habituel envers les colporteurs, les représentants en livres ou en cadres.

L’Indien le supportait comme tous les artistes, seuls à être conscients de la valeur de leur travail, supportent pareils traitements. Il ne s’en formalisait pas et le prenait sans tristesse, sans aigreur et sans irritation.

Lors de cette tournée de porte en porte, on ne lui offrait souvent que vingt, voire même quinze ou dix centavos du panier. Et lorsqu’il lui arrivait d’en céder pour cette misère, c’est fréquemment que, sous ses yeux, la femme prenait le petit panier, y jetait à peine un coup d’œil, et le jetait négligemment sur la première table avec l’air de dire : « C’est bien de l’argent jeté par les fenêtres, mais bon, je vais faire gagner quelques sous au pauvre Indien qui a fait une si longue route. D’où es-tu donc ?

– Ah, de Tlacotepec. Ecoute, ne pourrais-tu pas m’apporter deux ou trois dindes ? Mais il faudra qu’elles soient bien grasses et très bon marché, sinon je ne te les prendrai pas. »

Mais les Américains ne sont, à propos de petites merveilles de ce genre, pas aussi difficiles que les Mexicains qui, à quelques exceptions près, ne savent pas apprécier ce qu’ils ont sous la main dans leur pays. Même si l’Américain moyen est inapte à évaluer l’incomparable beauté de tels ouvrages, il ne manque pas de s’apercevoir immédiatement qu’il s’agit là d’art populaire et il est d’autant plus vite porté à l’identifier et l’apprécier qu’il n’existe pas chez eux.

Accroupi sur le sol devant sa hutte, l’Indien tressait ses petits paniers.

L’Américain lui demanda : « Combien coûte un panier, l’ami ?

– Cinquante centavos, señor, répondit l’Indien.

– Bon, j’en achète un, je connais quelqu’un à qui ça fera plaisir. »

Il s’était attendu à ce que le panier coûtât deux pesos. Lorsqu’il eut pleinement pris conscience de cela, il pensa aussitôt aux affaires. Il questionna l’Indien : « Si maintenant je vous achetais dix de ces petits paniers, à combien me les feriez-vous pièce ? »

L’autre réfléchit un moment et dit : « La pièce vous coûterait alors quarante-cinq centavos.

– All right, muy bien, et si j’en achetais cent, combien la pièce ? »

De nouveau, l’Indien prit un moment pour faire ses calculs : « La pièce vous coûterait alors quarante centavos. »

L’Américain acheta quatorze paniers, tout ce que l’Indien avait en stock.

Lorsque l’Américain fut convaincu d’avoir vu le Mexique et de connaître dans les moindres détails tout ce qui était digne d’intérêt à propos du pays et des Mexicains, il regagna New York. Puis, retourné à ses affaires, il repensa aux petits paniers.

Il se rendit chez un grand négociant en confiserie en lui disant : « Je suis en mesure de vous fournir en petits paniers de cette sorte. Regardez quel emballage cadeau des plus originaux cela ferait pour présenter vos chocolats de luxe. »

Le confiseur examina le panier avec la plus grande compétence. Il appela son associé, puis finalement son gérant aussi. Après avoir conféré, le confiseur déclara : « Je vous dirai demain le prix que je suis disposé à en donner. A moins que vous ne m’indiquiez le vôtre ?

– Je vous ai déjà dit que je ne me réglerai que sur votre offre, si vous êtes preneur. Je vendrai ces paniers en exclusivité à la maison qui m’en offrira le plus. »

Le lendemain, l’expert en objets mexicains revint voir le confiseur, qui lui confia : « Je pourrais tirer quatre, peut-être même cinq dollars d’un panier de bonbons au chocolat des plus fins. C’est l’emballage le plus joli et le plus original qu’on puisse présenter sur le marché. Je vous en offre deux dollars et demi pièce, fret et douane pour la marchandise rendue au port de New York à ma charge, expédition à la vôtre. »

Le voyageur de retour du Mexique se fit ses calculs. L’Indien lui avait fait une offre de vente à quarante centavos pièce s’il lui en prenait cent. Quarante centavos, cela faisait vingt cents. Il revendait le panier à deux dollars et demi. Il y gagnait deux dollars trente cents pièce, soit à peu près mille deux cents pour cent.

« Je pense que je peux le faire à ce prix-là », dit-il.

Sur quoi le confiseur répondit : « Mais à une condition. Il faut que vous nous livriez au moins dix mille de ces petits paniers. A moins, le jeu n’en vaudrait pas la chandelle, car la réclame que j’aurai à faire pour cette nouveauté ne se justifierait plus. Et sans réclame, je ne saurais en tirer ce prix-là.

– D’accord », opina l’expert en objets mexicains. Il venait de gagner vingt-quatre mille dollars, revenu dont il n’avait à soustraire que le coût du voyage et du transport jusqu’à la première gare de chemin de fer.

Il partit aussitôt pour le Mexique et alla trouver son Indien.

« Je vous amène une fameuse affaire, dit-il. Pensez-vous pouvoir me fabriquer dix mille de ces petits paniers ?
– Bien sûr. Autant que vous voudrez. Il me faudra pas mal de temps, évidemment. Il faut consacrer beaucoup d’attention au traitement des fibres, ça prend du temps. Mais je peux faire autant de paniers que vous en désirerez. »

L’Américain s’était attendu à voir l’Indien devenir fou de joie en apprenant la grosse affaire qu’il lui proposait, à peu près comme un marchand de voitures américain devant une commande de cinquante Dodge Brothers d’un coup. Mais l’Indien ne s’émut pas. Il n’interrompit même pas son travail. Il continua de tresser tranquillement le panier qu’il avait entre les mains.

On pouvait peut-être gagner cinq cents dollars de plus, ce qui couvrirait les frais du voyage, pensa l’Américain ; car pour un si gros contrat, le prix du petit panier à l’unité pourrait sûrement faire l’objet d’un rabais supplémentaire.

« Vous m’avez dit que vous pourriez me vendre le panier quarante centavos pièce si je vous en commandais cent, avança-t-il.

– Oui, c’est bien ce que j’ai dit, confirma l’Indien. Ce que j’ai dit reste valable.

– Bien, poursuivit l’Américain, mais vous ne m’avez pas dit à combien vous me feriez le panier si je vous en commandais mille.

– Vous ne me l’avez pas demandé, señor.

– C’est vrai. Mais maintenant, j’aimerais savoir à combien vous me les feriez pièce si je vous en commande mille et si je vous en commande dix mille. »

L’Indien interrompit alors son travail, pour tâcher de calculer. Au bout d’un moment, il dit : « C’est trop, je ne peux pas calculer ça aussi vite. Il faut d’abord que j’y réfléchisse à tête reposée. Je vais dormir là-dessus et demain je vous dirai. »

L’Américain revint voir l’Indien le lendemain pour prendre connaissance de sa proposition.

« Avez-vous calculé le prix pour mille et pour dix mille paniers ?

– Oui, señor. Mais cela m’a coûté beaucoup de peine et de souci, pour être sûr, en calculant le plus justement possible, de ne pas vous tromper. Si j’avais à faire mille pièces, le prix serait de deux pesos pièce, et si j’avais à en faire dix mille, la pièce reviendrait à quatre pesos. »

L’Américain était persuadé d’avoir mal entendu. Il pensa que sa mauvaise connaissance de l’espagnol lui jouait un mauvais tour. Pour conjurer l’erreur, il demanda : « Deux pesos pièce pour mille et quatre pesos pour dix mille ? Vous m’avez pourtant bien dit que si j’en achetais cent, ce serait quarante centavos pièce ?

– C’est la vérité. Je vous en vendrais cent à quarante centavos pièce. »

L’Indien parlait calmement, car il avait pesé tous les aspects du problème et il n’y avait pas de raison de se disputer.

« Señor, vous allez vous-même comprendre que mille demandent beaucoup plus de travail que cent, et que dix mille encore beaucoup plus de travail que mille. Voilà à coup sûr qui est clair pour tout homme raisonnable.

Pour mille paniers j’aurai besoin de beaucoup plus de sisal, il me faudra chercher beaucoup plus longtemps pour trouver les teintures et les faire en décoctions. Il ne s’agit pas de fibres quelconques. Ensuite, on doit les faire sécher avec soin.

Et puis, si je dois faire tant de paniers, qu’adviendra-t-il de mon champ de maïs et de mes bêtes ?

De plus, pour en tresser autant, il me faudra demander l’aide de mes fils, de mes frères, de mes neveux et de mes oncles. Que deviendront alors leurs champs et leurs bêtes ? Tout deviendra très cher.

Je vous assure que j’ai pensé à vous être le plus agréable et le meilleur marché possible. Mais c’est là mon dernier mot, señor, verdad, última palabra, deux pesos pièce les mille et quatre pesos pièce les dix mille. »

L’Américain discuta et marchanda avec l’Indien la moitié du jour, essayant de lui faire comprendre qu’il s’agissait d’une erreur de calcul. Il se servit d’un épais bloc-notes tout neuf qu’il couvrit de chiffres feuille après feuille pour prouver à l’Indien combien il serait en mesure d’accroître sa fortune en faisant un prix de quarante centavos la pièce, et comment on comptabilise les frais, le prix de revient des matériaux et les salaires.

L’Indien observait les chiffres avec admiration, il lui semblait prodigieux que l’on pût aussi vite aligner des chiffres, les additionner, les diviser et les multiplier. Mais au fond, cela ne l’impressionnait guère, car il ne savait lire ni chiffres ni lettres, et le seul bénéfice qu’il retira de la subtile conférence à haute signification économique de l’Américain fut d’apprendre qu’un homme est capable de parler pendant des heures pour ne rien dire.

Lorsque l’Américain crut avoir convaincu l’Indien de son erreur de calcul, il lui tapa sur l’épaule et demanda : « Alors, mon cher ami, quel prix me faites-vous ?

– Deux pesos pièce pour mille et quatre pesos pièce pour dix mille. » L’Indien s’accroupit de nouveau avant d’ajouter : « Il faut maintenant que je me remette au travail ; excusez-moi, señor. »

L’Américain s’en retourna à New York furieux, et tout ce qu’il put dire au négociant en chocolat pour se libérer de son contrat fut : « On ne peut pas traiter d’affaire avec les Mexicains, il n’y a rien à tirer de ces gens-là. »

C’est ainsi qu’il fut épargné à New York d’être submergé de milliers de ces petits chefs-d’œuvre si charmants.

Et c’est ainsi qu’il fut possible d’éviter que ces merveilleux petits paniers, où un paysan indien avait, avec une habileté sans pareille, tissé le chant des oiseaux qui l’entouraient, les somptueuses couleurs des fleurs qu’il contemplait chaque jour dans la brousse, ainsi que les chansons inédites qui résonnaient dans son âme, finissent déchirés et chiffonnés dans les poubelles de Park Avenue, après avoir perdu toute valeur une fois croqués les chocolats.

.

à suivre


FUKUSHIMA/libre réflexion3 /Catastrophe du Japon_Ce que personne ne vous a dit

1 juillet 2011

xSource : Magazine L’Essentiel

Le tsunami et la catastrophe nucléaire du Japon

.
Une grande partie de la conscience humaine est actuellement concentrée sur les évènements du Japon et les terribles ravages causés par les tremblements de terre successifs. Une inquiétude sourde parcourt l’inconscience des hommes, qui sont désemparés.

Une voix silencieuse parle à travers de tels évènements, une voix qui alerte l’homme, qui le prévient encore et encore, qui lui livre un message de sagesse, que l’homme refuse de toutes ses forces d’entendre.

Devant cette catastrophe sans précédent, l’homme ne veut pas admettre la réalité : il est à la merci des forces naturelles qu’il ne peut dominer. Il croit s’en affranchir et voilà qu’elles le rappellent à l’ordre et lui montrent qu’il n’est pas sur le bon chemin.

 

Non seulement tout ce qui est construit par l’homme peut être balayé par la Nature vivante, mais la menace est pire puisque l’homme, dans son inconscience, s’est associé avec des forces et des intelligences de destruction – l’énergie nucléaire – qu’il ne peut pas non plus contrôler et qui rendent possible un anéantissement plus effroyable encore.

Oui, l’homme s’est associé avec des êtres de destruction bien plus dangereux que la Nature. La Nature est une Mère qui corrige et reprend ses droits, mais le nucléaire est un démon destructeur que rien ne peut arrêter une fois qu’il est éveillé et libéré. On prend aujourd’hui conscience qu’une œuvre humaine peut être plus dangereuse qu’une catastrophe naturelle.

Et pour la première fois, on voit qu’entre la nature et l’homme, le plus dangereux, c’est l’homme. Car on se remet toujours des catastrophes naturelles, comme les éruptions volcaniques ou les raz-de-marée, mais s’il arrivait vraiment une grande catastrophe nucléaire, on aurait du mal à s’en remettre parce que la nature serait réellement atteinte.

L’homme a voulu être indépendant de la nature

Le monde n’est pas du tout comme on le voit et comme une certaine intelligence nous le fait regarder. Ce qui est important n’est pas forcément ce que l’on voit, c’est ce que l’on ne voit pas, c’est-à-dire les graines. La terre n’est pas là pour que l’on vive dessus, elle est là pour enfanter. De la même manière, les hommes ne sont pas là pour vivre, pour boire, pour manger, pour parler, ils sont là pour mettre au monde quelque chose.

Les hommes sont sur la terre pour offrir aux Dieux le plus pur et le plus grand. Malheureusement, les hommes ne font plus d’offrandes aux Dieux. Ils ne parlent plus aux Dieux ; ils ont voulu être indépendants. En fait, les hommes ont voulu développer l’énergie nucléaire et toutes ces forces pour être indépendants de la nature.
Et pourquoi ont-ils voulu être indépendants de la nature ? Parce qu’ils veulent tout garder pour eux et ne plus rien payer aux Dieux. Alors, ils ont dit : « Nous allons lutter contre les Dieux et nous allons être indépendants. Nous allons maintenant vivre pour nous-mêmes et ne rendre de comptes à personne. » À partir de ce moment-là, les hommes se sont mis à voler et à piller la Terre, à devenir des exploiteurs.

Par le fait même, ils se sont associés avec des intelligences sombres qui leur ont dit : « Vous ne voulez plus donner aux Dieux ? Alors nous allons vous expliquer comment faire. » Et ces êtres, ces intelligences ont inspiré aux hommes une science. Malheureusement, c’est une science qui détruit tout, et l’homme sera grandement perdant.

L’humanité détruite par ses propres créations

Il est maintenant clair que l’humanité ne va pas être détruite par des créations naturelles, mais par ses propres créations. Nous allons nous-mêmes nous autodétruire, et nous sommes déjà en train de le faire. Ces radiations qui sont libérées dans l’atmosphère à cause de la catastrophe du Japon sont est en train de modifier toute la structure de la planète, jusque dans les plans invisibles.

Les hommes se disent : « Ça va trop loin. Ça me fait peur. Il faut faire quelque chose. » Puis, ils pensent : « Oui, mais j’ai besoin d’électricité. Oui, mais comment vivre sans ça ? On ne peut pas retourner en arrière. » Toutes nos traditions sont mortes, alors on ne sait plus quoi faire, on ne sait plus vers qui se tourner, on est complètement perdus.

On voit le futur apparaître, un futur menaçant, et on se demande comment on va enlever toute cette technologie et tous ces êtres qui sont cachés derrière et qui sont des destructeurs. Ces êtres qui dirigent la destinée de l’homme ont mis leurs intérêts ailleurs et ils refusent de revenir vers l’ancienne Alliance avec la Nature vivante, la Terre, Dieu la Mère.

Alors, que pouvons-nous faire ?

Nous, les Esséniens, nous cultivons toujours l’Alliance avec la Mère, c’est l’une des bases de notre culture, de notre Tradition. Lorsque cette catastrophe a eu lieu, je me suis tourné vers la Mère et j’ai ouvert un dialogue avec elle pour connaître son point de vue. Voici le message que la Mère a transmis aux Esséniens :

x

Message de la Mère sur la catastrophe au Japon

« Fermer les yeux sur certaines choses qui se font aujourd’hui dans l’humanité n’est pas vous rendre service.

La fuite de ses responsabilités n’a jamais permis à un être d’échapper à l’oeuvre pour laquelle il a donné sa vie, consciemment ou inconsciemment, activement ou passivement.

Il y a deux façons d’agir : en faisant et en laissant faire. Avoir les yeux ouverts et être responsable de ce que l’on sait être vrai et juste est le chemin du peuple essénien.
Si une vision est juste, vous devez non seulement la mettre en lumière, lui offrir votre force, mais vous devez également vivre avec elle, vous organiser pour qu’elle puisse avoir un corps afin d’agir sur la terre et de faire entendre sa voix dans le monde des hommes.

Que ce soit sur le nucléaire, l’élevage et l’abattage intensifs des animaux, les OGM, la dépossession des âmes humaines et de leur immortalité, vous devez prendre position et être clairs. En cela, je rejoins l’enseignement qui vous a été transmis par les Archanges : même si vous ne pouvez pas faire grand-chose dans l’humanité, parce que vous êtes faibles et désorganisés, il est vital que vous fassiez connaître votre point de vue, que vous le mettiez par écrit, que vous vous organisiez en cercles d’étude et en loges pour le faire connaître et le répandre dans les mondes visibles et subtils.

Le point de vue des Esséniens doit exister dans le monde et il doit être clair. Si vous n’êtes pas d’accord, vous devez le dire et expliquer pourquoi. Vous devez faire connaître votre point de vue et votre sagesse. Vous devez tout mettre en œuvre pour les incarner à travers des structures concrètes.

La parole du Père, celles des Dieux, des Archanges, des Anges, des Maîtres, des étudiants de la sagesse, des animaux, des végétaux, des minéraux et de la Mère doivent trouver à travers la Nation Essénienne un corps vivant et agissant pour s’exprimer, se faire entendre, toucher le monde. Ainsi, le Verbe se fera chair et il habitera parmi vous, parmi nous, sur la terre. Aujourd’hui, il y a un non-respect de l’Alliance et des lois de la Nature et de la vie, de l’intelligence, et vous devez le dire.

Il est essentiel que les Esséniens ne soient pas comptés parmi les peuples qui ont violé l’Alliance. Vous devez vous désengager, ne pas accepter, montrer que d’autres chemins sont possibles, et vous devez le faire savoir en prenant position. Bien sûr, vous n’avez pas toutes les solutions car vous vivez au milieu de l’humanité, mais vous devez, au niveau qui est le vôtre, faire savoir qu’une autre Intelligence existe et que vous prenez position pour elle.

Je soutiens l’enseignement du Père Gabriel qui vous a demandé de trouver une indépendance, non pas à l’image de celle que les hommes recherchent, mais plutôt une indépendance du monde des hommes. Vous ne devez pas vous couper de l’humanité, mais vous ne devez pas non plus être totalement avec elle. Vous devez trouver un équilibre. Vous devez avoir vos propres jardins, votre agriculture, votre propre économie, votre vie d’Esséniens afin d’œuvrer pour la victoire d’un monde supérieur sans devoir porter le poids de toutes les bêtises d’une humanité à la dérive et possédée par un monde qui n’aime pas la Lumière.

Je sais que vous êtes faibles et que vous ne pouvez pas faire grand-chose, mais si vous ne faites rien, si vous n’écrivez pas dans les mondes visibles et invisibles un message clair d’opposition éclairant ce qui se fait à l’heure actuelle, sachez que le monde qui n’aime pas la belle Lumière sera victorieux, glorieux. Plus rien ne pourra l’arrêter et l’humanité deviendra entièrement esclave de cette intelligence dont elle est inconsciente.

Cette intelligence dira devant tous les mondes qu’aucun humain ne s’est opposé à elle, ne l’a contredite, et que c’est avec la bénédiction de toute l’humanité que toutes ses œuvres ont été accomplies. C’est pourquoi, vous, les Esséniens, vous devez accomplir votre mission pour le Bien commun, et vous, peuples, traditions et individus qui aimez la Lumière, vous devez aider les Esséniens dans leur entreprise. Écrivez votre point de vue, répandez-le, faites-le connaître, étudiez-le et agissez par la magie des loges pour qu’il soit vivant dans les mondes subtils.

C’est l ‘œuvre que vous devez poser aujourd’hui et c’est ce que moi, la Mère, j’attends de vous.

Faites-le dans la pureté, dans la vérité, le dévouement, le service, la sagesse, l’amour et dans la victoire de toutes les vertus des Anges qui sont les fleurs de la Terre de Lumière. »

Un contrepouvoir aux oeuvres de destruction massive

La Mère nous dit que nous devons faire connaître le point de vue des Esséniens sur ce qui se passe dans le monde. Les écrits sont ce qui donne un corps à la Lumière. Tous les grands chefs d’État ont cherché systématiquement à détruire tous les écrits parlant de la lumière.

Par exemple, le projet d’Adolf Hitler était de raser toutes les civilisations et de ne laisser aucune trace du monde antique. Il voulait raser l’Égypte, raser la Grèce et tous les temples, il voulait rebâtir une civilisation nouvelle où nous n’aurions plus aucun moyen d’avoir la connaissance qu’un monde antique a existé. Les dirigeants de l’humanité ont ce projet car ils ne veulent pas que nous puissions remonter vers l’origine de l’homme et de l’humanité, qui est en réalité la belle Lumière et les mondes invisibles et spirituels. Ils ne veulent pas que l’on remonte vers cette source.

Avec ce qui se passe au Japon, de plus en plus de gens prennent conscience que la télévision est un organe de propagande qui sert à orienter les consciences, les sensibilités et les volontés. Bien souvent, cet organe est utilisé par des groupes d’intérêt qui cherchent à faire passer leurs idées, leurs conceptions au détriment d’autres opinions qui n’ont pas droit à la parole.

Nous devons impérativement prendre la parole. Le point de vue des Esséniens doit exister dans ce monde et il doit être clair. Si on n’est pas d’accord avec certaines choses qui se passent sur la terre, on doit le dire et expliquer pourquoi. Nous devons engendrer dans le monde des égrégores une force de clarté qui permettra à un nombre croissant d’individus de s’éveiller à un autre point de vue et de l’adopter, puis de le faire grandir dans le monde.

Le nucléaire : l’offense aux Dieux

La Mère-Terre nous a dit qu’elle souffrait intensément de l’homme, que sa souffrance était devenue intolérable et qu’elle ne voulait plus soutenir ceux qui pensent et vivent dans des traditions mortes. Pour elle, ces hommes sont devenus une maladie sur son corps, quelque chose qu’il faut évacuer, nettoyer.

La Mère veut faire comprendre à l’humanité que celle-ci doit maintenant s’éveiller et retourner vers ce qui est vivant, sacré et respectueux. Les traditions doivent redevenir vivantes et les hommes doivent honorer l’intelligence et la vie. Si les hommes continuent à honorer la mort et à vivre uniquement pour ce qui est mortel en asservissant tous les règnes qui sont en dessous et au-dessus d’eux, la Mère ira jusqu’à détruire ceux qui vivent sur elle et qui ont créé des territoires, des cultures et qui maintenant ne sont plus dans l’Alliance avec les Dieux ni avec elle.

Les hommes ont renié l’Alliance des sept jours de la Création, ils ont asservi les règnes minéral, végétal, animal, ont fait chuter les Anges, ont asservi les mondes spirituels et n’ont plus payé l’impôt aux Dieux. Ils ont voulu se séparer de l’ordre divin et n’avoir aucun compte à rendre, être autonomes, maîtriser certaines forces et énergies pour ne plus être dépendants ni de la terre ni du ciel.

En cela, ils sont devenus des voleurs, des usurpateurs. Ils se sont associés avec des intelligences sombres aussi bien dans le domaine de la spiritualité que dans celui de la matière. Ils ont fait entrer des démons dans les mondes spirituels comme dans les mondes matériels, à travers leur technologie et leur science. Le nucléaire n’est rien d’autre que la force de destruction que les hommes ont appelée à eux et avec laquelle ils ont décidé de vivre pour être indépendants et capables de se passer des Dieux. Maintenant, cette force montre son visage, elle révèle qu’elle est capable de modifier la vie sur la terre et de forcer l’homme à devenir l’esclave de sa technologie et de son monde.

La Terre est bonne et ses ressources sont bénéfiques. L’homme doit vivre en harmonie avec la Terre, mais s’il ne la respecte plus et l’exploite en dehors des normes, cela engendre un déséquilibre.

Les hommes ont étudié la sagesse des Dieux et ils ont compris qu’il y avait dans l’homme une force qui le renouvelait et le maintenait en vie. Ils ont vu que cette énergie était aussi présente dans la nature et dans le cosmos, et ils ont décidé de l’exploiter non pas pour l’Alliance des mondes mais pour la suprématie et l’indépendance de l’homme. En cela, les hommes ont volé la sagesse des Dieux et l’ont détournée de son but divin. Les hommes se sont éloignés de la Nature et des Dieux et ils ont créé un monde faux et mortel.

Alors, ce monde est voué à être détruit. Seul ce qui est en accord avec la Nature et le monde divin peut entrer dans la perfection et dans l’éternité.

Déjà les civilisations lémurienne et atlante ont été détruites parce que les hommes s’étaient détournés de l’Enseignement sage dans leur mode de vie. En appelant la force nucléaire, les hommes jouent avec des énergies qui viennent de l’univers et des profondeurs. Ce sont des forces cosmiques que l’homme ne peut pas maîtriser. Elles ne sont pas en accord avec la Nature, et donc, même la Nature ne pourra pas les contrôler.

L’enjeu de la catastrophe du Japon

L’homme peut construire un barrage. S’il se brise, tout finira par rentrer dans l’ordre car la Nature réparera ce qui a été fait par l’homme. Mais à partir du moment où l’homme appelle des forces et des intelligences démoniaques, comme le nucléaire ou les OGM, s’il perd le contrôle, la Nature elle-même ne pourra pas réparer ni même limiter les dégâts. Il faudra vivre avec et peut-être que cela voudra dire tomber entièrement esclave de la technologie parce qu’il n’y aura plus de vie naturelle possible. Voilà l’enjeu que nous révèle cette catastrophe du Japon. L’homme devra vivre avec les conséquences de ce qu’il aura lui-même créé, et s’il est détruit, il le sera par ses propres créations et non par la Mère.

Aujourd’hui, en divers endroits de la planète, il y a des catastrophes naturelles, mais si on regarde l’histoire, cela a toujours existé. Des civilisations ont été détruites, mais quelque part, l’humanité a toujours su rebondir car la Nature et les Dieux l’ont protégée à un moment donné. Mais voilà, là où l’homme ne pourra vraiment pas s’en sortir, c’est face à ses propres créations. Il vivra et mourra dans ce qu’il aura lui-même créé.

Il est juste que l’homme puisse utiliser le savoir des Dieux et de la Nature pour vivre heureux et se développer en harmonie avec les règnes universels visibles et invisibles, mais il doit se tenir dans l’Alliance de Lumière du Père et de la Mère. Il doit respecter le corps, l’âme et l’esprit de toutes les créatures qui peuplent son environnement et qui constituent sa vie.

C’est la clé, et nous, les Esséniens, nous devons en être conscients et porter cette Alliance dans la vérité, la pureté et l’efficacité pour le bien de tous les êtres. Nous devons porter ce message devant toutes les consciences. Cela est fondamental, car c’est le seul chemin pour avoir les conditions de redresser,d’une façon ou d’une autre, la situation.

On recevra ce que l’on a semé

En toute chose, il y a un monde visible, un monde invisible (l’âme) et un monde éternel en potentiel (l’esprit). Chaque créature doit être respectée et honorée dans ces trois mondes. Mais les hommes ont détourné les forces de ces trois mondes pour les donner à un autre qui ne glorifie que le corps mortel et qui asservit tous les règnes. Si l’homme fait n’importe quoi des dons qu’il a reçus d’une Intelligence supérieure, à un moment donné, il tombe malade et finit par tout perdre, à l’image de celui qui mange n’importe quoi.

Tout dans la nature se fait progressivement. Ainsi, l’homme a toujours les moyens de s’éveiller et de se redresser. Par contre, le jour où il n’écoute plus rien, où il s’est fait son propre monde, qu’il est devenu totalement indépendant, qu’il a son corps, ses organes, ses systèmes, plus rien ne peut le protéger. Il est seul face à ce que lui-même a créé, et c’est le dieu qu’il a honoré qui va se manifester à lui et le prendre dans son royaume. Dans la vie, il arrive toujours un moment où l’on reçoit ce que l’on a semé et où on est confronté à la conséquence de ses actes et de ses pensées.

Il n’est pas bon que l’homme soit seul, qu’il se tienne en dehors de l’Alliance de la Lumière du Père et de la Mère et des sept règnes de la Création. Si l’homme est seul, alors c’est seul qu’il devra affronter l’abîme avec lequel il s’est associé. Aujourd’hui, ceux qui se sont proclamés les guides suprêmes de l’humanité et qui prennent des décisions pour tous se sont totalement séparés du monde divin. Ils sont maintenant associés avec des mondes capables de tout détruire. Le monde divin n’a plus son mot à dire ni dans la religion ni dans la science.

Avant, un raz-de-marée ne détruisait qu’une partie de la terre, qui pouvait être reconstruite, mais maintenant, à cause de la technologie, c’est toute la planète qui est visée d’une façon irréversible par les radiations. L’homme amène la mort, la stérilité, le désert là où les Dieux ont apporté la vie et le chemin de la beauté et de l’immortalité.

Le chemin est tracé, et maintenant, nous devons le poser sur la terre et le rendre vivant de chacun de nous afin de toucher le monde de cette sagesse.

Olivier Manitara

.

 

___________________________________

X

.

x


FUKUSHIMA/libre réflexion2/ FUKUSHIMA, H1N1 : UNE MÊME LOGIQUE

1 juillet 2011

Envoi de Marc :
Voici la publication intégrale  d’un courriel de Jean-Jacques Crèvecoeur.

From: Jean-Jacques Crèvecoeur <jean-jacques-crevecoeur@ayin.lefacteur.ca>
Date: Mon, 20 Jun 2011 13:49:11 -0400

FUKUSHIMA, H1N1 : UNE MÊME LOGIQUE

Je n’ai vraiment plus l’intention de partir en guerre contre qui que ce soit. Et je n’ai pas l’intention d’y passer des heures. Il me suffit de poser quelques questions, de vous transmettre quelques références informatives (pour vérifier le contenu de mes questions) et de vous laisser tirer vos propres conclusions.

Voici les questions que je me (vous) pose :

Pourquoi les médias ont cessé de nous informer dix jours après la catastrophe nucléaire de Fukushima, alors que la situation là-bas ne cesse de s’aggraver ?

Pourquoi une des premières décisions prises par les autorités de santé publique a été de relever le niveau des doses acceptables qu’une population peut encaisser ? Comme si l’imminence de la catastrophe avait tout à coup rendu nos organismes plus résistants à la radioactivité…

Pourquoi les autorités de santé publique et les gouvernements ont-ils donné l’ordre de ne plus publier les mesures de radioactivité depuis fin mars ?

Pourquoi ces mêmes autorités ont-elles donné l’ordre d’arrêter de mesurer le taux de radioactivité dans l’hémisphère Nord, alors que nous payons avec nos impôts, les stations de mesure ?

Pourquoi nous a-t-on caché pendant deux mois et demi que les cœurs des réacteurs 1, 2 et 3 avaient fondu dans les heures et les jours

qui ont suivi le 11 mars dernier, alors que plusieurs experts indépendants l’annonçaient dans les jours qui ont suivi la catastrophe ?

Pourquoi aucun conseil de protection ne nous est donné de la part des autorités de santé publique, à nous qui sommes concernés par la contamination de l’air, du sol et de l’eau ?

Pourquoi ne nous dit-on pas que, chaque fois qu’il pleut, nous devrions éviter de sortir, ou alors, utiliser un large parapluie pour ne pas ramener chez nous, de l’eau et des particules contaminées ?

Pourquoi presque aucun média n’a révélé que, dès la fin du mois de mars, le lait de plusieurs états américains avait un taux de radioactivité anormalement élevé (depuis lors, les mêmes constats ont été faits en France) ? En nous expliquant que la pluie avait contaminé l’herbe des prés broutée par les vaches…

Pourquoi ne nous révèle-t-on pas que la mortalité des bébés a brusquement augmenté ces deux derniers mois, dans les états de l’Ouest américain ? À Philadelphie, par exemple,la mortalité a augmenté de 48 % en un mois, à cause du lait contaminé et de l’eau contaminée du robinet…

(référence [http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=2003&F=T

Pourquoi ne nous dit-on pas que les centaines de milliers de tonnes d’eau déversées sur les réacteurs sont sur le point de déborder des sous-sols des centrales, et donc de contaminer encore davantage la région, les nappes phréatiques et l’océan ? Et que les Japonais n’ont aucune solution pour régler ce problème…

Pourquoi nous fait-on croire que la situation est sous contrôle, alors que les déversements d’eau n’ont fait que retarder le moment où une explosion majeure surviendrait ?

Pourquoi ne nous dit-on pas que le bâtiment numéro quatre est sur le point de s’effondrer, avec les risques de relâcher dans l’environnement, d’énormes quantités de plutonium capables de rayer le Japon de la carte pour 100.000 ans

(référence [http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=2004&F=T])

Pourquoi toutes les vidéos d’un ressortissant français vivant au Japon ont-elles été supprimées de son compte Youtube depuis ce lundi 20 juin ?

Il faut préciser qu’Alex mettait une vidéo quasi-quotidienne sur Youtube pour informer de la situation vécue depuis le Japon. Jusqu’à présent,ses vidéos étaient vues par deux à quatre mille personnes. Sa vidéo de ce week-end, dans laquelle il exprimait sa colère et son désespoir avait déjà reçu 67.000 visiteurs en 48 heures, au moment où son compte a été fermé !

Liberté de l’information, vous dites ?

Heureusement, des internautes malins avaient eu la bonne idée de copier sa vidéo et de la remettre en ligne

[http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=2005&F=T

Petite dernière, juste pour la route !

Pourquoi l’administration Obama vient-elle de donner l’ordre d’interdire le survol de la centrale de Fort Calhoun (Nébraska) par les avions de tourisme et les hélicoptères, empêchant les journalistes d’informer la population par la situation très préoccupante qui s’y déroule suite aux inondations provoquées par le débordement du Missouri ?

Pourquoi cette même administration a-t-elle ordonné qu’aucune information sur la situation périlleuse de la centrale ne soit divulguée (voir photo ci-dessous) ?

Voici quelques références à partir desquelles vous pourrez faire vos propres lectures.

J’ai mis ces références sur mon site Internet, dans un dossier nucléaire

[http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=2006&F=T]. Chaque fois que je verrai passer un article de synthèse, je l’ajouterai sur mon propre site.

J’y ai passé une petite centaine d’heures, pour me faire une opinion personnelle, en vérifiant à chaque fois quel était l’intérêt de la personne qui parlait. C’est intéressant de remarquer que tous les experts indépendants, sans exception, sont critiques et inquiets de ce qui se passe et des conséquences pour l’environnement, la santé des populations et l’avenir de la planète.

Par contre, aucun expert travaillant pour l’industrie du nucléaire, aucun gouvernement impliqué fortement dans le nucléaire (comme la France et les USA) n’est inquiet de ce qui se passe.

Au contraire, ils réaffirment, haut et fort, que le nucléaire est irremplaçable, sûr et même bon pour lutter contre le réchauffement climatique…

Alors, de quoi nous plaignons-nous ?

À vous de réfléchir à ce qui se passe dans notre monde.

À vous, à présent, d’oser sortir de votre naïveté à propos de la manière dont le monde fonctionne et est dirigé.

Croyez-vous franchement que les médias ont pour mission de nous informer ? Le croyez-vous vraiment ?

Croyez-vous franchement que les industries se préoccupent de notre bien-être, de notre santé, de notre vie ? Le croyez-vous vraiment ?

Croyez-vous franchement que les gouvernements sont là pour défendre les faibles que nous sommes contre les puissants de ce monde ? Le croyez-vous vraiment ?

C’est plus fort que moi. Mais je ne peux pas m’empêcher de faire un parallèle très simple avec l’affaire de la grippe H1N1.

Pour la grippe, il n’y avait aucun danger de pandémie. Des experts, comme le professeur Debré l’ont dit et répété dès juillet 2009. On voyait bien que dans l’hémisphère Sud (en plein hiver entre juin et septembre 2009), il y avait moins de morts que les autres années, malgré le fait qu’ils ne disposaient pas du vaccin salvateur…

Malgré l’absence de danger, les médias ont entretenu un climat de peur quotidiennement depuis le 25 avril 2009 jusqu’au 15 décembre 2009 ! Quotidiennement. Avec quoi comme résultat ? 17.000 morts de la grippe en un an (contre 250.000 à 500.000 morts annuels dus à la grippe saisonnière), c’est-à-dire rien du tout !

Pour Fukushima et Fort Calhoun, il y a un vrai danger. Des milliers de kilomètres carrés sont déjà perdus pour des centaines d’années au Japon. Les bébés meurent aux USA, les produits laitiers sont contaminés,des centaines de millions de litres d’eau sont contaminées dans les sous-sols des centrales et dans l’océan. Des particules radioactives sont rejetées dans l’atmosphère en continu depuis trois mois.

Que font les médias ? Rien. Ils ne disent rien.

Mon commentaire :

Pour la grippe H1N1,il fallait que les médias amplifient la peur face à un danger inexistant pour servir les intérêts d’une industrie en perte de vitesse (les compagnies pharmaceutiques).

Pour Fukushima et Fort Calhoun, il faut que les médias se taisent face à un danger bien réel pour servir les intérêts d’une industrie en perte de crédibilité et de contrôle (le nucléaire).

Vous voulez un autre parallèle ?

Pour la grippe, l’OMS a abaissé ses critères de seuil de pandémie le 29 avril 2009 (quatre jours après la première alerte). Ce qui lui a permis de déclarer que la pandémie avait atteint le niveau 6 (le plus élevé)le 11 juin 2009, déclenchant automatiquement l’exécution des contrats qui avaient été signés quatre ans auparavant entre les gouvernements et les compagnies pharmaceutiques. Dans ces contrats, il était spécifié que si l’OMS déclarait une pandémie de niveau 6, les gouvernements s’engageaient automatiquement à commander les vaccins pour lutter contre cette pandémie.

Pour Fukushima, l’OMS et les autorités sanitaires ont relevé les seuils acceptables d’irradiation des populations et des travailleurs du nucléaire. Ce qui permet de ne pas être obligé d’ordonner des évacuations massives des populations, puisque ces nouveaux seuils ne sont pas atteints !

Mon commentaire :

Les notions de seuil biologique et les critères d’acceptabilité ne sont pas déterminés sur base médicale ou biologique, mais bien sur des bases politiques, économiques et financières.

Un dernier parallèle ?

Pour la grippe, les experts qui se sont prononcés en faveur de la vaccination et qui ont défendu la réalité de la pandémie étaient tous payés par les compagnies pharmaceutiques qui fabriquaient les vaccins.

Ceux qui se sont prononcés contre la vaccination et qui ont dénoncé la manipulation des chiffres, des faits et de l’information n’avaient rien à gagner, au contraire (je suis bien placé pour en témoigner). Mais ce sont ces derniers qui se sont faits traités de menteurs, de conspirationnistes, de théoriciens du complot, de gourous de sectes, et j’en passe.

Jusqu’à ce que quelques équipes de journalistes viennent confirmer ce qu’ils disaient, mais avec six à neuf mois de retard… Quand les caisses des compagnies pharmaceutiques étaient bien remplies et lorsque des milliers de personnes souffraient des effets secondaires du vaccin (décès, paralysies, neurodégénérescences, narcolepsies, malformations cardiaques chez les nouveaux-nés, etc.).

Pour Fukushima, les experts qui prennent la parole pour nous rassurer sur la sécurité du nucléaire, sur l’innocuité des rejets de Fukushima et sur la maîtrise de la situation sont, comme par hasard, tous payés par l’industrie du nucléaire.

Ceux qui dépensent leur énergie sans compter pour relayer les quelques informations disponibles dans le monde n’ont rien à gagner, de nouveau. Pourtant, il suffit de se balader quelques minutes sur les forums pour voir comment ils se font agresser par ceux qui refusent de voir. Pendant ce temps-là, les bébés commencent à mourir dans l’Ouest des États-Unis…

Mon commentaire :

Tout est dit, c’est bien l’argent qui mène le monde.

Si j’en avais le temps, je recommencerais une même analyse approfondie à propos d’autres événements que nous vivons ou que nous avons vécus. Je vous inviterais à réfléchir, par exemple, à ce qui se cache derrière la bactérie E-Coli qui, soi-disant, provoque une hécatombe en Allemagne.

Comme pour le virus de la grippe A H1N1, cette bactérie est jugée par les microbiologistes comme une impossibilité naturelle. Pour eux, il est impossible qu’une même bactérie soit résistante aux huit classes principales d’antibiotiques connus.

Mais qui pointe-t-on du doigt comme responsable présumé de cette hécatombe (vous m’excuserez, mais 39 morts,ça n’a rien d’une hécatombe) ? Une vilaine exploitation fermière de produits biologiques en Allemagne… OUH les vilains qui cultivent encore à l’ancienne !

Mais ne vous en faites pas, les scientifiques ont déjà la solution : il suffira d’irradier systématiquement tous les aliments (comme

beaucoup le sont déjà dans l’industrie agroalimentaire traditionnelle).

Ainsi donc : adieu le bio, adieu les aliments vivants. Bienvenue dans le monde du tout chimique, du tout irradié, du tout aseptisé.

Cette fois donc, les médias ont intérêt à amplifier la peur pour servir les intérêts des industries agroalimentaires industrielles, promotrices des OGM et de la phytopharmacie.

Conclusion provisoire :

Comme je vous le disais en commençant, ne comptez pas sur moi pour repartir dans un autre combat.

Car ce combat, comme tous les autres (gaz de schiste, hold-up des pays et des populations par les banques privées, chemtrails, terrorisme d’état, pseudo-réchauffement climatique, etc.), est inutile.

Pourquoi ?

Parce que toutes ces choses que nous vivons actuellement sont le symptôme de l’ancien monde qui s’effondre.

La logique du nucléaire est en train de s’effondrer et ne se relèvera pas.

La logique pharmaceutique est en train de s’effondrer et ne se relèvera pas.

La logique agroalimentaire est à bout de souffle et ne se relèvera pas non plus.

La logique de concentration financière vit ses dernières heures avant une faillite globale et systémique.

Toutes les logiques fondées sur la préservation des intérêts d’un petit nombre au détriment de l’immense majorité des êtres vivants sur cette planète ont fait du monde un monde pourri.

Le piège dans lequel je me suis pris moi-même fut de croire que ce monde était mon monde. Je croyais que je faisais partie de ce monde, alors qu’il n’en est rien. Je ne partage aucune des valeurs de ce monde-là ; un monde fondé sur l’individualisme, sur la cupidité, sur l’indifférence, sur le cynisme, sur la méchanceté, sur le mensonge, sur la violence, sur l’inconscience.

Je ne partage aucune de ces valeurs. Pourtant, je reconnais qu’il y a en moi des zones d’individualisme, de cupidité, de cynisme, de méchanceté, de mensonge, de violence et d’inconscience. Et c’est pour cela qu’un monde pareil peut encore tenir debout, malgré son extrême fragilité.

Depuis que je suis sorti du combat, en janvier 2010, je ne me pose qu’une seule question :

COMMENT CRÉER ENSEMBLE UNE MEILLEURE VIE ?

Autrement dit, et si nous laissions ce vieux monde s’effondrer tranquillement, en souhaitant même que les choses s’accélèrent ? Et si nous investissions réellement nos énergies à créer un autre monde.

NOTRE monde, celui qui correspond à ce à quoi nous aspirons de tout cœur…

Un monde où nous mettrions la conscience au cœur de nos vies, un monde où nous pourrions reconnaître les parts de lumière comme les parts d’ombre qui se trouvent en chacun de nous.

Un monde où le respect de la vie, de la nature, de la conscience serait la préoccupation centrale.

En écrivant cela, je suis bien conscient que je n’ai pas de solution concrète à vous partager. Mais sachez que je chemine dans cette voie.

J’ai juste l’intuition que ce meilleur monde, c’est ensemble que nous en tracerons les contours et que nous en inventerons les lois. C’est la raison pour laquelle je redouble mes efforts pour incarner dans mon quotidien la voie alchimique, loin de cette dualité BIEN – MAL.

J’espère que, vous aussi, vous trouverez la voie qui vous convient pour ne pas vous attacher à ce vieux navire en train de couler et pour sauter, tant qu’il est encore temps.

La seule chose dont je suis certain, c’est que plus nous lâcherons le matérialisme, moins nous subirons les chocs qui nous attendent ces prochains mois. C’est ce à quoi je travaille depuis dix ans maintenant. Je gagne cinq fois moins qu’il y a dix ans, je ne suis plus propriétaire de rien (ni maison, ni voiture), sauf de ma société et de mes ordinateurs, je n’ai plus aucun engagement financier auprès d’aucune institution (j’ai contracté jusqu’à 500.000 euros d’emprunt !). Je me sens prêt et plus léger pour accueillir la vague du changement.

Restons debout, conscient et sans peur !

Jean-Jacques Crèvecoeur

Montréal (Québec)

http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=137&F=T

[http://www.lefacteur.ca/login/link.php?M=577481&N=2630&L=137&F=T]

PS : Je vous autorise à reproduire, à diffuser, à traduire, à publier sur vos sites et vos blogs le présent courriel. Merci, simplement, de le publier intégralement et d’en citer la source.

________________________________________

Voir tous les articles de la série » Fukushima libre-réflexion » :

https://meyrolian.wordpress.com/2011/04/04/fukushimalibre-reflexion/

https://meyrolian.wordpress.com/2011/07/01/fukushimalibre-reflexion2-fukushima-h1n1-une-meme-logique/

https://meyrolian.wordpress.com/2011/07/01/fukushimalibre-reflexion3-catastrophe-du-japon_ce-que-personne-ne-vous-a-dit/

x

x


SURDIAGNOSTIC/dépistage ? le choix du patient…

27 août 2010

Source : Pratiques de Santé / Article du Docteur Bauplé

x

S’informer… pour mieux choisir.

Les dangers du surdiagnostic

Aujourd’hui de nombreuses campagnes nous incitent à pratiquer un dépistage systématique du cancer du sein, de la prostate, du colon, etc. Certes mieux vaut prévenir que guérir, mais cette démarche présente elle aussi des risques parfois plus importants que les bénéfices escomptés.

«Faites-vous dépister ! » c’est le nouveau refrain des autorités sanitaires. Un air qui n’est pas sans rappeler le « Faites-vous vacciner ! » et ses tristes conséquences. Sur ce terrain, le cancer est particulièrement bien « loti » et cette nécessité de faire monter en puissance le dépistage fait clairement partie des priorités du nouveau plan 2009-2013. À un rythme de plus en plus rapproché, les campagnes de dépistage des cancers du sein, du col de l’utérus, de la prostate, du côlon, de la peau, se succèdent.

Or cette démarche n’est jamais simple, contrairement à ce que voudraient nous faire croire les pouvoirs publics. Premièrement, parce qu’il y a toujours des marges d’erreur sur les résultats de ce type d’examen. Deuxièmement, parce que certains dépistages peuvent avoir des effets secondaires. Troisièmement parce que le postulat – plus on soigne un cancer tôt, plus on a de chance d’en guérir – n’est pas vérifié. Et si notre propos n’est pas de nous opposer par principe au dépistage, il nous semble nécessaire que chacun ait conscience des limites et parfois des risques qu’il peut engendrer.

x


Le cancer du côlon et du rectum

Responsable de 15 000 décès par an, ce cancer est le deuxième cancer le plus fréquent chez la femme et le troisième chez l’homme. Son dépistage prend une forme différente selon le terrain familial.

Le test Hemoccult II

Il s’adresse aux personnes de plus de 50 ans sans antécédent digestif personnel ou familial. Il consiste dans la recherche de sang frais dans des selles émises trois jours de suite. Si aucune trace n’est retrouvée, un nouveau dépistage est pratiqué deux ans plus tard ; si du sang est retrouvé, la coloscopie est alors pratiquée.

Cet examen a malheureusement des limites gênantes : le test Hemoccult II peut donner des faux positifs en cas d’ingestion importante de viande rouge, d’aspirine ou d’anti-inflammatoires, de saignement hémorroïdaire ou gynécologique, etc., de sorte que seulement un peu plus de 10 % des coloscopies pratiquées dans la foulée confirme l’existence d’un cancer colorectal. Plus grave, le test Hémoccult II revient négatif chez près de 50 % des personnes porteuses d’un tel cancer !

La coloscopie

Elle est proposée d’emblée à toute personne présentant des antécédents digestifs personnels ou familiaux, cancéreux ou apparentés (polypose, maladie de Crohn, etc.). Comme elle ne donne qu’une photographie à un instant précis, elle doit être répétée à un rythme d’autant plus rapproché que le risque de dégénérescence est considéré élevé.

Il faut savoir que la coloscopie, si elle se banalise, n’est pas pour autant un examen banal. Elle nécessite le plus souvent une anesthésie générale et la surveillance en unité de réveil pendant le reste de la journée en raison de complications, certes rares (0,2 % des cas), mais possiblement sévères. À noter que ces complications peuvent ne se révéler que dans le mois qui suit l’acte médical… Ce sont, par ordre de fréquence décroissant : une hémorragie digestive, une perforation intestinale, une poussée de colite diverticulaire.

Finalement, ce serait, au mieux, une personne sur 600 invitées au dépistage du cancer colorectal qui éviterait d’en mourir. Le dépistage de ce cancer est donc d’efficacité modeste, et en plus, dans le cas de faux négatifs du test Hémoccult II, il risque d’induire un sentiment de sécurité particulièrement trompeur.

x


Le cancer de la prostate

Le dépistage du cancer de la prostate est basé sur le dosage du PSA, un antigène spécifique de la prostate. Spécifique de la glande, mais pas de son cancer : en effet, son taux augmente également dès qu’il y a inflammation ou/et infection. C’est donc un examen d’interprétation difficile et en tout cas sans signification définitive s’il est pratiqué isolément ! Un toucher rectal, une échographie et une ponction biopsie sont nécessaires pour confirmer le cancer.

Les bienfaits du dépistage sont loin d’être démontrés. D’ailleurs, en 2004, la Haute Autorité de santé (HAS) estimait ne pas pouvoir le recommander de façon systématique. Les résultats d’une récente étude européenne l’ont amenée à revoir ses positions et à s’aligner sur l’Institut national contre le cancer. L’étude en question portant sur 160 000 hommes indique que la mortalité chuterait de 20 % chez les personnes dépistées et suivies pendant neuf ans. Ce résultat favorable au dépistage serait quelque peu gonflé. Ainsi le Dr Dupagne, qui a étudié tous les chiffres, estime que l’étude permet simplement de dire « qu’un homme âgé de 55 à 69 ans qui ne pratique pas de dépistage a un risque de 4 pour 1 000 de mourir d’un cancer de la prostate et celui qui pratique un dépistage par PSA ou toucher rectal voit cette probabilité tomber à 3 pour 1 000 ».

Une étude américaine va dans le même sens : pratiquer un tel dosage tous les quatre ans réduirait la probabilité de mourir d’un tel cancer dans… 1 cas sur 1 000. De plus, les hommes qui ont participé au dépistage étaient de 10 % plus nombreux à mourir de ce cancer que les hommes qui n’y avaient pas participé !

Ainsi on ne vit pas plus vieux en pratiquant ce dépistage ! Les raisons de ce paradoxe ne sont pas encore élucidées, mais deux hypothèses sont avancées et semblent se compléter : le bénéfice du dépistage en nombre de vies, pas très élevé, est probablement « compensé » par le nombre de décès supplémentaires qu’un excès de zèle thérapeutique oblige !

En effet, dans la foulée du dépistage, il y a un vrai risque de sur-traitement. Combien d’hommes aujourd’hui se plaignent qu’un dosage du PSA les a conduits à une intervention chirurgicale dont les effets indésirables se sont révélés majeurs. Les cas d’impuissance sont fréquents et l’incontinence urinaire peut parfois être définitive. La balance entre bénéfices et risques ne penche pas clairement du premier côté, d’autant plus que le stress induit par l’annonce d’un cancer de la prostate peut à lui seul être mortel : en effet, une augmentation significative du taux de suicide a été observée, de même qu’une augmentation du nombre de décès par accident cardiovasculaire, notamment dans les premiers mois qui suivent une telle annonce !

x

Le cancer du sein

En France, son dépistage organisé repose sur le principe d’une convocation pour mammographie gratuite adressée à toutes les femmes de 50 à 74 ans. Alors que ce mode de dépistage est en pleine expansion chez nous, il est fortement remis en cause dans d’autres pays qui l’utilisent depuis longtemps. Ainsi, selon une étude menée au Danemark, où ce genre d’examen a été proposé à des femmes âgées de 50 à 74 ans, aucune réduction significative de la mortalité n’a été observée par rapport aux femmes qui n’ont pas profité de cette campagne. Pire, sur les 17 ans que cette surveillance a duré, si la mortalité du cancer du sein a diminué de 2 % par an dans la population non dépistée, elle n’a diminué que d’1 % par an dans la cohorte étudiée !

Il en est de même chez les femmes de moins de 40 ans : sur les 1 266 femmes qui ont été invitées à faire des examens complémentaires lors d’une grande étude de dépistage, seules 16 présentaient un vrai cancer. Soit, potentiellement, 1 250 faux positifs ! Les mammographies ne sont pas toujours de lecture facile. D’ailleurs, pour la campagne officielle, il est prévu une double lecture de la radio. Enfin, parmi les risques du dépistage, des études américaines se sont également intéressées à la biopsie, qui est préconisée dès que l’on suspecte quelque chose à la radio. Des chercheurs se sont rendu compte que l’examen pouvait être à l’origine de la prolifération des cellules cancéreuses.

Au vu de ces éléments, nous estimons que les mammographies sont inutiles avant 40 ans et à considérer avec prudence aux âges les plus avancés. En tout état de cause, il convient de faire une comparaison avec les radios précédentes et de confirmer le cas échéant par une échographie.

x

x

Le cancer broncho-pulmonaire

Nos moyens diagnostiques, aussi sophistiqués soient-ils, sont encore trop peu fiables. L’utilisation du scanner à faible dose dans le dépistage du cancer du poumon en est un exemple caricatural : en effet, cet appareil produit un plus grand nombre de faux positifs que la simple radio thoracique. Autrement dit, cet examen moderne expose des patients à être traités à tort !

x

x

Les autres dangers du surdiagnostic

C’est en cancérologie que le dépistage pose aujourd’hui le plus de problèmes car les progrès techniques permettent désormais de faire un diagnostic de plus en plus précoce, mais ne permettent pas d’en prédire l’évolution… Y aura-t-il guérison spontanée (environ deux tiers des cas dans certaines localisations !), ou bien le cancer va-t-il devenir maladie ?

De façon générale, il est aujourd’hui établi qu’un certain nombre de cancers détectés par le dépistage systématique n’évoluent pas vers la maladie cancéreuse et ne mettent pas en jeu le pronostic vital. Ainsi, ce ne serait pas moins de 60 % des cancers de la prostate, 15 % des cancers du sein et 15 % des cancers de la thyroïde qui seraient concernés par les effets pervers de ce surdiagnostic. Dans de tels cas, la mise en œuvre d’une chimiothérapie, d’une radiothérapie est non seulement inutile, mais éventuellement fortement nuisible.

Malheureusement, on ne dispose pas aujourd’hui de moyen fiable pour faire la distinction entre les cancers qui vont spontanément disparaître et les cancers qui évolueront en maladie cancéreuse. Par conséquent de nombreux médecins préfèrent « ouvrir le parapluie », c’est-à-dire engager leurs patients sur la voie des traitements lourds et toujours hautement toxiques. Aujourd’hui pourtant, certains médecins remettent en question cette attitude frileuse car elle ne semble rien apporter en terme de réduction de la mortalité. Sans compter que la suite d’examens et l’annonce d’un cancer le cas échéant ont un impact psychologique capable de diminuer l’élan vital. Et d’abaisser les ressources immunitaires de notre organisme.

Aussi doit-on s’orienter, et c’est également de la responsabilité du patient de l’exiger, vers une décision concertée : après l’exposé des résultats du bilan et des connaissances établies à ce jour, il est du devoir du praticien de présenter les diverses attitudes thérapeutiques actuelles, les bénéfices et les effets indésirables qu’on peut en attendre, puis de laisser la décision au patient.

x

ajout :

voir cet article paru dans le monde le 15/09/2010 :

Cancer de la prostate, un dépistage controversé

x

Tous les mandalas illustrant cet article ont été choisis pour leur énergie de bien-être et de guérison.

x
Voir la galerie :

http://www.oliviermanitara.org/la-galerie-des-mandalas-d-energie

x

x

x